"Le plan laisse à plus tard le traitement de la compétitivité et de la flexibilité du marché du travail", a constaté Arnaud de David-Beauregard, vice-président de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev), interrogé par l'AFP.
"Il y a un absent, c'est la question de la compétitivité. On nous renvoie au futur alors que c'est le problème majeur de l'industrie automobile française", a aussi déploré Michel Rollier, ancien numéro un de Michelin, aujourd'hui à la tête de la Plateforme de la filière automobile (PFA). Les acteurs de la filière "ont des conditions de compétitivité et de flexibilité qui les désavantagent considérablement face à leurs concurrents étrangers", a-t-il souligné.
Les mesures gouvernementales prévoient notamment de porter à 7.000 euros le bonus écologique pour les véhicules électriques, contre 5.000 euros actuellement. Le bonus des voitures hybrides est pour sa part fixé à 4.000 euros, contre 2.000 euros aujourd'hui. Il prévoit des facilités de financement pour les équipementiers et constructeurs en difficulté face à la baisse des ventes automobiles en Europe, et de réorienter des investissements déjà prévus vers la recherche et développement (R&D).
Pour les syndicats, le plan de soutien à l'automobile est "insuffisant".









