A l'issue jeudi d'un comité central d'entreprise, les syndicats semblaient pencher en faveur du consortium Sofiprotéol -l'établissement financier de la filière huiles et protéïnes végétales- pour reprendre le groupe, placé en redressement judiciaire le 1er juin, qui emploie 3.400 salariés et est en contrat avec quelque 800 éleveurs. Le directeur général de Doux, Michel Léonard, un spécialiste de l'agroalimentaire arrivé il y a un mois, a, quant à lui fermement soutenu le plan de continuation de l'activité, jugeant cette option favorable aux emplois et "sans risque".
Le projet de Doux est d'obtenir du tribunal de commerce de Quimper la poursuite de la période d'observation, dans la mesure où "nous pouvons en assurer le financement" avec l'appui de la banque britannique Barclays", a déclaré le directeur général. De leur côté, les éleveurs penchent aussi pour le plan de continuation, le moyen le plus sûr, pour nombre d'entre eux, de récupérer leurs créances (14 millions d'euros).
Le consortium Sofiprotéol regroupe différents acteurs français du secteur volailler, privés et coopératives: Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia, dont certains ont également fait des offres individuelles.










