Remerciée en juin de la direction d'Areva, Anne Lauvergeon est passée à l'offensive lundi. L'ex-patronne, dont les relations avec Nicolas Sarkozy étaient notoirement mauvaises, affirme que ses dernières années à la tête du groupe nucléaire ont été émaillées de nombreuses tentatives de déstabilisation. Anne Lauvergeon a indiqué qu'elle avait porter plainte sur des faits d'espionnage dont elle et son mari, Olivier Fric, auraient été les victimes en 2011, expliquant que ces "méthodes glauques" devaient être dénoncées pour qu'elles s'arrêtent. Le parquet de Paris a ouvert le 21 décembre une enquête préliminaire pour tenter de vérifier si le couple a effectivement été la cible d'une enquête privée qui portait notamment sur les conditions de l'acquisition en 2007 par Areva de la société minière canadienne UraMin.
Ecoutes illégales d'Anne Lauvergeon : une enquête ouverte
Le parquet a déicidé d'ouvrir une enquête après la plainte déposée par l'ex-patronne d'Areva et son mari sur de présumées écoutes illégales par des enquêteurs privés, en arrière-plan d'un rachat en 2007 par le groupe nucléaire d'une société d'extraction d'uranium en Namibie.
Publié le 21/12/2011
Anne Lauvergeon et son mari portent plainte pour écoutes illégales
Le couple soupçonne d'avoir été illégalement écouté par des enquêteurs privés, en arrière-plan d'un rachat en 2007 par le groupe nucléaire d'une société d'extraction d'uranium en Namibie, UraMin.
Publié le 21/12/2011
Filière nucléaire: Proglio a "fumé la moquette", juge Lauvergeon
Anne Lauvergeon, l'ancienne présidente d'Areva, a raconté avoir pensé, en découvrant le chiffre avancé par le patron d'EDF d'un million d'emplois menacés par une sortie du nucléaire, qu'Henri Proglio avait "fumé la moquette", a rapporté samedi Libération.
Publié le 26/11/2011
Après le nucléaire, Lauvergeon débarque à Libération
Anne Lauvergeon, ancienne dirigeante d'Areva remplacée fin juin à la tête du groupe nucléaire, va prochainement présider le conseil de surveillance du quotidien Libération. Cette nomination n'aura "aucune influence" sur la rédaction, assure Nicolas Demorand mercredi.
Publié le 12/07/2011
Lauvergeon recevra bien ses indemnités
La présidente du directoire d'Areva, dont le mandat expire fin juin, "se verra accorder le bénéfice de l'indemnité prévue" à la fin de son mandat a indiqué mardi le groupe, démentant des informations contraires. Anne Lauvergeon pourrait recevoir environ 1,5 million d'euros d'indemnités.
Publié le 22/06/2011
Areva: Lauvergeon aurait refusé une prime proposée par Sarkozy
Anne Lauvergeon, dont le mandat à la tête du groupe Areva expire fin juin, aurait refusé une indemnité de départ lors de son entretien lundi avec le chef de l'Etat, écrit mardi le site internet de Challenges. Un point sur lequel le groupe nucléaire public n'a pas souhaité communiquer.
Publié le 21/06/2011
Anne Lauvergeon au Japon : partie pour rester ?
La présidente du groupe nucléaire Areva est arrivée mercredi au Japon pour porter assistance à Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima. Longtemps sur la sellette, sa reconduction à la tête d'Areva serait désormais quasi acquise.
Publié le 30/03/2011
Anne Lauvergeon au Japon : partie pour rester ?
La présidente du groupe nucléaire Areva doit se rendre au Japon pour porter assistance à Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima. Longtemps sur la sellette, sa reconduction à la tête d'Areva serait désormais quasi acquise.
Publié le 29/03/2011
Areva: Anne Lauvergeon a "envie de continuer"
La présidente d'Areva, dont le mandat expire en juin et qui est sous la pression de l'Elysée, affirme avoir "envie de continuer" à diriger le groupe nucléaire public dans une interview au quotidien régional Le Progrès à paraître mardi.
Publié le 17/01/2011
Anne Lauvergeon, Française la plus puissante du monde !
La patronne d'Areva obtient la 9e place dans le classement Forbes des femmes les plus puissantes du monde en 2009.
Publié le 20/08/2009
Védrine et Lauvergeon pas encore décidés
La présidente du groupe nucléaire français Areva "ne dit pas non à tout", selon Claude Guéant, ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy.
Publié le 12/05/2007
"Depuis quatre ans, j'ai subi de multiples tentatives de déstabilisation venues du plus haut niveau de l'Etat", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. "Grosso modo, une fois tous les six mois au minimum, on annonçait que j'allais partir, que j'étais profondément déstabilisée, fragilisée", a ajouté celle qui était surnommée "Atomic Anne" et est restée dix ans à la tête d'Areva.
J'ai "refusé le nucléaire 'low cost', 'low safety'"
Elle a expliqué ces "tentatives de déstabilisation" par sa politique, notant qu'elle avait défendu le modèle intégré d'Areva et refusé le développement du nucléaire "low cost". "C'est ce modèle intégré qui nous a permis de gagner des parts de marché partout dans le monde, (...) qui était l'objet de tous les appétits. J'ai refusé le démantèlement d'Areva au profit des uns et des autres et c'est clair, j'ai gêné un certain nombre d'intérêts privés", a-t-elle poursuivi. Son "deuxième crime", affirme Anne Lauvergeon, est d'avoir "refusé le nucléaire +low cost, low safety+" ("bas coût, basse sécurité"), en référence à une tendance antérieure à la catastrophe de Fukushima qui visait à vendre des "centrales nucléaires qu'on n'aurait jamais accepté dans notre pays". "Il n'était pas question de faire ça. Pourtant, certains intermédiaires et leurs mandants étaient très assoiFfés de ce sujet", a-t-elle dit.
L'ex-patronne d'Areva met directement en cause un de ses anciens subordonnés qui aurait eu recours à un enquêteur privé, aux "barbouzes", à "l'espionnage", laissant entendre qu'il bénéficiait d'appuis extérieurs à Areva. "Je crois qu'il faut de sacrées garanties, y compris en dehors de l'entreprise, pour avoir ainsi basculé dans la délinquance", a-t-elle dit, indiquant que "quelqu'un" lui avait fait parvenir une copie de cette enquête qui a déclenché sa plainte. "Ils n'ont rien trouvé", a-t-elle cependant observé.
OPA sur UraMin : conclusions du comité interne fin février
Elle a longuement justifié le bienfondé de l'OPA réalisée en 2007 sur UraMin, société qui était selon elle "le meilleur des choix", indiquant notamment que son prix n'était pas anormal, au vu de l'envolée des cours de l'uranium, et que cette acquisition avait suivi les règles de gouvernance du groupe Areva. Présent lors de cette conférence de presse, M. Fric a réaffirmé qu'il n'avait jamais travaillé pour Areva. Un comité interne a récemment été mis en place par Areva pour vérifier dans quelles conditions UraMin a été acquise et exploitée. Ses conclusions sont attendues fin février. L'Etat, actionnaire d'Areva à 87%, a également diligenté une enquête.
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