Le trader soupçonné d'être l'auteur d’une fraude qui aurait fait perdre 2 milliards de dollars au géant bancaire suisse UBS arrêté par la police à Londres le 15 septembre 2011 © Capture écran du site de la BBCArrêté jeudi matin à son bureau par la police londonienne, le trader Kweku Adoboli a été inculpé vendredi. La banque suisse UBS, pour laquelle il travaille, avait alerté les autorités après avoir constaté une perte de 2 milliards de dollars (soit 1,5 milliard d'euros) suite à des transactions illégales. Kweku Adoboli (lire notre portrait : Qui est le Kerviel d'UBS) est poursuivi pour "abus de position et fraude comptable". A la suite de la première audience vendredi après-midi, le tribunal a décidé de la maintenir en détention jusqu'à sa prochaine comparution le 22 septembre. Le jeune homme d'origine travaillait sur des produits financiers complexes, au département ETF ("Exchange Traded Funds", montages financiers adossés à l'évolution d'un indice boursier) dans la branche actions européennes. La première fraude présumée remonterait à 2008. Le jeune homme a pleuré à l'écoute de la décision. Son profil ressemble étrangement à celui de Jérôme Kerviel, qui avait fait perdre près de 5 milliards d'euros à la Société Générale en 2008 avec des transactions non autorisées.
UBS France dans le colimateur de la justice
Une information judiciaire a été ouverte en France sur la filiale française de la banque suisse UBS pour "blanchiment" d'argent notamment de fraude fiscale, affirment Les Echos sur leur site internet.
Publié le 14/04/2012
Qui est le "Kerviel" d'UBS ?
Selon la presse britannique, l'homme accusé par UBS de lui avoir fait perdre 2 milliards de dollars s'appelle Kweku Adoboli et a 31 ans. Juste avant d'être arrêté en pleine nuit par la police, aux bureaux londoniens d'UBS, il avait inscrit sur son Facebook : "J'ai besoin d'un miracle".
Publié le 16/09/2011
Fraude à 2 milliards chez UBS : un "Kerviel" dans la banque suisse ?
La banque suisse a annoncé jeudi qu'un courtier avait généré des pertes de l'ordre de 2 milliards de dollars à travers des transactions non autorisées dans sa banque d'investissement. Une affaire qui rappelle beaucoup celle du trader français de la Société Générale.
Publié le 15/09/2011
En pleine crise, faut-il encore renflouer les banques ?
Une estimation du FMI, évaluant à 200 milliards d'euros les besoins en fonds propres des banques européennes, faite dans un projet de document qui a fuité dans la presse, a donné lieu à de fébriles discussions sur cette question : les gouvernements devront-ils de nouveau soutenir les banques ?
Publié le 07/09/2011
Crise des subprime : la SoGé et 16 autres banques poursuivies aux USA
Les autorités fédérales américaines ont engagé vendredi des poursuites judiciaires contre plusieurs banques, dont JPMorgan Chase ou Goldman Sachs, pour leur rôle dans la crise de 2008.
Publié le 03/09/2011
Crise des subprime : 12 banques poursuivies aux Etats-Unis ?
Selon le New York Times, les autorités fédérales américaines envisagent d'engager des poursuites judiciaires contre des banques, dont JPMorgan Chase ou Goldman Sachs, pour leur rôle dans la crise de 2008.
Publié le 02/09/2011
Malgré le manque de détails à ce stade, cette nouvelle fraude suscite des interrogations sur la régulation du système financier britannique, qui avait justement été renforcée en théorie dans la foulée de l'affaire Kerviel. Mais, après la révélation de cette nouvelle fraude géante, les experts pointent actuellement du doigt les défaillances du contrôle interne de la banque suisse plutôt que la régulation du secteur. "Je ne crois pas que ce soit un échec du système financier dans son ensemble", a affirmé un analyste chez ETX Capital à Londres. Selon lui, les personnes chargée du contrôle des risques au sein d'UBS "ne se sont pas rendues compte assez rapidement que ce trader avait pris des positions énormes sur une très courte période". Les grandes agences de notation envisagent de dégrader la note d'UBS, en s'interrogeant sur les faiblesses du contrôle du risque au sein de la banque.
Séparer les activités d'investissement des autres ?
L'affaire UBS remet aussi sur le devant de la scène le rôle de certains produits complexes. Le Serious Fraud Office (SFO), l'office de lutte contre la délinquance financière au Royaume-Uni, a souligné avoir "mis en garde contre les dangers inhérents aux ETF", en raison notamment de leur "manque de transparence". De quoi apporter des arguments supplémentaires aux partisans de la réforme du système bancaire britannique, qui doit permettre d'isoler d'ici à 2019 les activités d'investissement du reste des banques.
"Merci UBS", écrit ainsi dans le Financial Times Martin Wolf, l'un des membres de la commission indépendante qui a prôné cette séparation et dont les conclusions ont été endossées par le gouvernement. "Je n'aurais pas pu rêver de meilleure illustration des risques impossibles à réguler auxquels sont exposées les banques d'investissement", ironise-t-il. A moyen terme, ces activités assimilées à des "casinos" par leurs nombreux détracteurs, doivent être isolées afin de protéger la banque de détail dédiée aux particuliers ou aux prêts aux entreprises. Autre réforme déjà engagée, le gouvernement a lancé une refonte des autorités chargées de surveiller l'ensemble du système et de veiller à la bonne application des règles, en renforçant les prérogatives de la Banque d'Angleterre. En revanche, le gouvernement a renoncé à encadrer strictement ou à limiter les bonus individuels dans le secteur financier, pourtant accusés d'encourager la prise de risque.
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