Le Rafale © Sirpa MediaLes Emirats Arabes Unis ont mis en compétition le chasseur Eurofighter contre l'avion français
Rafale, qui faisait figure de favori pour équiper leur force aérienne. Abou Dhabi a en effet demandé au Royaume-Uni, qui utilise l'Eurofighter, de l'informer des capacités de ce chasseur et cette réunion d'information s'est tenue le 17 octobre, a déclaré le consortium européen. Les Emirats ont ensuite demandé une offre au constructeur européen et "
nous travaillons dur pour présenter une réponse", a ajouté un porte-parole de Eurofighter.
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, qui avait estimé le 17 octobre que la probabilité que les Emirats achètent le
Rafale était "
très, très forte", ne s'est pas laissé démonter par la nouvelle qu'il a accueillie comme de bonne guerre, "
un froncement de sourcil" de négociateurs. Ceci apparaît "
comme une mesure d'animation de la procédure", a-t-il déclaré à quelques journalistes au salon de Dubaï, se disant optimiste sur la possibilité que le contrat, qui porte sur 60
Rafale, soit conclu avant la fin de l'année. Il a ajouté que l'armée de l'air des Emirats n'insistait plus pour que le chasseur soit équipé de réacteurs plus puissants, assurant que les Emiratis avaient vu à l'usage que ceux dont il est équipé ne l'empêchaient pas de remplir ses missions de reconnaissance, de combat aérien ou d'appui au sol. Gérard Longuet n'a pas exclu que la France et les Emirats passent un accord stratégique aux termes duquel Paris s'engagerait à faire de son mieux pour trouver un repreneur pour une partie des Mirage 2000-9 qui équipent l'armée de l'air des Emirats.
Officiellement, l'avion de Dassault avait été écarté au profit du Gripen pour équiper l'armée suisse. Mais un rapport polémique sur les performances de l'appareil suédois, révélé ces derniers jours, oblige les autorités du pays à se montrer plus ouvertes à l'offre française. Rien n'est joué.
Publié le 15/02/2012

Les avions de combat Gripen, du groupe suédois Saab, préférés aux Rafale de Dassault pour équiper l'armée suisse, avaient pourtant échoué aux tests des Forces aériennes de ce pays. C'est ce que révèle un rapport d'évaluation confidentiel daté de 2009 et révélé ce week-end.
Publié le 12/02/2012

Le gouvernement espère que les discussions avec l'Inde, entrée mardi en "négociations exclusives" pour acheter l'avion de combat de Dassault, seront conclues dans le courant du second semestre.
Publié le 01/02/2012

Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche a confirmé mardi que le français Dassault a remporté le colossal appel d'offres pour fournir à l'Inde 126 avions de chasse. C'est la première vente du Rafale à l'exportation.
Publié le 31/01/2012

Gérard Longuet a affirmé mercredi que "si Dassault ne vend pas de Rafale à l'étranger", la chaîne de production de l'avion de combat s'arrêterait. Ce qui n'arriverait pas avant 2030, a complété peu après le ministre de la Défense.
Publié le 07/12/2011

Les Emirats Arabes Unis ont estimé mercredi que la proposition de Dassault pour son avion de combat Rafale était "non compétitive et irréalisable", marquant apparemment un blocage dans la négociation.
Publié le 16/11/2011

Les exportations d'armements de la France ont été quasiment divisées par deux en 2010, passant de 8 milliards d'euros en 2009 à 4,3 milliards. La faute au Rafale...
Publié le 23/03/2011

Plus d'infos Compétition dans plusieurs pays
Abou Dhabi négocie depuis des années de gré à gré, c'est-à-dire sans appel d'offres, avec le groupe français Dassault, qui a déjà équipé une partie de sa force aérienne en Mirage 2000, l'achat de 60
Rafale. Mais en cours de discussion, Abou Dhabi a laissé entendre qu'il pourrait acheter des avions américains, en particulier des F-16/60, dont il possède déjà 60 exemplaires. Le
Rafale, un avion polyvalent qui équipe l'armée de l'air et la marine française, n'a jamais décroché un contrat à l'exportation et les Emirats Arabes Unis apparaissent comme son marché le plus prometteur.
Le Rafale comme l'Eurofighter peuvent faire valoir leur expérience au combat en Afghanistan mais surtout en Libye. Ce sont des Rafale qui ont ouvert les hostilités contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi le 19 mars. Au total, ils ont mené 2.000 sorties pendant le conflit, selon l'état-major français. Les Eurofighter, construits par un consortium international (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne) et conçus à l'origine comme des chasseurs, ont mené en Libye leurs premières missions d'attaque au sol, en tandem avec les Tornado de l'armée britannique. Les deux avions doivent faire des démonstrations au salon aéronautique de Dubaï, qui se tient jusqu'à jeudi. Et l'armée de l'air britannique doit exposer lundi au public du salon les performances de l'Eurofighter en Libye.
Les deux appareils sont aussi en compétition en Inde, où leurs offres commerciales pour 126 avions de combat sont actuellement à l'examen. Ils cherchent également à remporter un contrat de 22 appareils en Suisse, où le Gripen du groupe suédois Saab est également dans la course. Le
Rafale cherche aussi à s'imposer au
Brésil, contre le Gripen et le F/A-18 SuperHornet de Boeing. L'Eurofighter est un consortium formé par les Britanniques de BAE Systems, les Italiens de Finmeccanica, les Allemands et les Espagnols au sein du groupe d'aéronautique et de défense EADS. Il a également été vendu à l'Arabie saoudite et à l'Autriche.