Le Rafale de Dassault, dont l'armée de l'air française est jusqu'à présent le seul client, a accumulé les échecs à l'étranger. Dernier en date : la Suisse lui a préféré le Gripen du suédois Saab, et les Emirats arabes unis ont jugé l'offre de Dassault "non compétitive et irréalisable". Mercredi, Gérard Longuet a fait tomber le couperet. Lors de "Questions d'Info" LCP/France Info/Le Monde/AFP, le ministre de la Défense a déclaré que "si Dassault ne vend pas son appareil à l'étranger, la chaîne sera arrêtée et les appareils seront naturellement entretenus". Il a précisé que cela se produirait une fois que l'armée française aurait eu livraison de tous les appareils commandés, ajoutant que "l'étalement était jusqu'en 2018 au moins".
La Suisse obligée de reconsidérer l'achat de Rafale
Officiellement, l'avion de Dassault avait été écarté au profit du Gripen pour équiper l'armée suisse. Mais un rapport polémique sur les performances de l'appareil suédois, révélé ces derniers jours, oblige les autorités du pays à se montrer plus ouvertes à l'offre française. Rien n'est joué.
Publié le 15/02/2012
Le Rafale remis en piste pour un contrat en Suisse ?
Les avions de combat Gripen, du groupe suédois Saab, préférés aux Rafale de Dassault pour équiper l'armée suisse, avaient pourtant échoué aux tests des Forces aériennes de ce pays. C'est ce que révèle un rapport d'évaluation confidentiel daté de 2009 et révélé ce week-end.
Publié le 12/02/2012
Rafale : le contrat avec l'Inde conclu d'ici 6 à 9 mois ?
Le gouvernement espère que les discussions avec l'Inde, entrée mardi en "négociations exclusives" pour acheter l'avion de combat de Dassault, seront conclues dans le courant du second semestre.
Publié le 01/02/2012
Le Rafale vendu à l'étranger... mais il reste encore à "négocier"
Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche a confirmé mardi que le français Dassault a remporté le colossal appel d'offres pour fournir à l'Inde 126 avions de chasse. C'est la première vente du Rafale à l'exportation.
Publié le 31/01/2012
Le Rafale a du plomb dans l'aile aux Emirats
Les Emirats Arabes Unis ont estimé mercredi que la proposition de Dassault pour son avion de combat Rafale était "non compétitive et irréalisable", marquant apparemment un blocage dans la négociation.
Publié le 16/11/2011
Les Emirats Arabes Unis veulent-ils toujours du Rafale ?
Abou Dhabi a demandé au Royaume-Uni, qui utilise l'Eurofighter, de l'informer des capacités de ce chasseur. Une mauvaise nouvelle et surtout un nouveau concurrent pour l'avion français.
Publié le 13/11/2011
Brésil : le Rafale décidément mal parti...
Déjà vendu au Brésil, le Rafale ? Que nenni ! Si Lula avait fait part de sa préférence pour l'appareil français, la nouvelle présidente brésilienne, Dilma Rousseff, qui a remis à plat le dossier de l'équipement de l'armée de l'air de son pays, semble pencher de plus en plus pour l'avion de Boeing.
Publié le 09/02/2011
Ensuite, "ce sera fini pour le constructeur, pas pour l'utilisateur", a-t-il dit. Pour "un appareil quel qu'il soit, l'achat représente un tiers et la vie représente les deux tiers. Donc pour l'industrie aéronautique et pour les responsabilités de l'armée de l'air, il faut savoir que pour un Rafale, sur sa durée de vie d'une quarantaine d'années, on paiera deux fois le prix. Donc, l'industrie sera servie", a-t-il fait valoir.
Questionné sur les raisons pour lesquelles Dassault ne parvenait pas à vendre le Rafale à l'étranger, le ministre a souligné que cet appareil était "plus cher que l'avion américain (le F16 NDLR) amorti sur des séries beaucoup plus longues". "Lorsque nous, nous commandons 200 Rafale en dix ou quinze ans pour un programme, les Américains font 3.000 appareils", a dit le ministre. "En revanche, a-t-il poursuivi, pour les missions de haute gamme à forte valeur militaire, le Rafale est incontestablement bien placé".
"Les Emirats négocient durement"
Interrogé sur les possibilités actuelles pour Dassault de vendre le Rafale à l'étranger, Gérard Longuet a rappelé que l'appareil était "finaliste avec l'Eurofighter" en Inde, en soulignant que Dassault "équipait l'armée indienne depuis 1950", ce qui est "une certaine longévité". "Nous avons les Emirats qui négocient durement", a-t-il ajouté. L'avion reste en lice face à l'Eurofighter (BAE Systems, Finmeccanica, EADS) pour un appel d'offres de 126 appareils et 8 milliards de dollars lancé par l'Inde, qui devrait se décider vers la mi-décembre.
Le ministre de la Défense a complété mercredi ses propos en précisant que "si Dassault ne vend pas de Rafale à l'étranger (...), la production, destinée à l'Armée française, ne s'arrêtera pas avant l'horizon de 2030". "Les livraisons aux armées se poursuivront, très substantiellement, au delà de 2020. Parallèlement, l'avion fera l'objet d'évolutions entre 2020 et 2030", a ajouté le ministre, auprès de l'AFP.
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