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Montebourg accuse le PDG de Doux d'avoir "privilégié son sort personnel"


le 07 juin 2012 à 10h58 , mis à jour le 07 juin 2012 à 15h48.
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4min
Arnaud Montebourg, le 28 mai 2012, à Saint-Léger-sous-Beuvray.

Arnaud Montebourg, le 28 mai 2012, à Saint-Léger-sous-Beuvray. / Crédits : AFP/T. ZOCCOLAN

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EntreprisesLe ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, accuse le PDG et fondateur du volailler Doux, en redressement judiciaire, d'avoir privilégié son intérêt personnel à celui du groupe, dans un entretien publié jeudi.

"Charles Doux a refusé de faire la moindre concession sur son sort personnel, qu'il a privilégié par rapport au projet de restructuration de Bercy", a dit Arnaud Montebourg à L'Usine Nouvelle, qui publie l'entretien sur son site internet, jeudi.

"La banque Barclays acceptait - en contrepartie d'une certaine mise sur la touche de M. Doux - de remettre du cash, de faire fonctionner l'entreprise et de séparer l'activité avec d'un côté un plan de cession sur le frais et de l'autre une continuation sur l'activité d'exportation", ajoute M. Montebourg. "Le principal créancier de son entreprise (Barclays, ndlr) apportait 35 millions d'euros d'argent frais, excusez du peu, pour financer la restructuration de son entreprise et la remettre sur les rails", indique encore le ministre.

Le groupe Doux, premier volailler européen, a été placé vendredi en redressement judiciaire à la demande de ses dirigeants, qui ont rompu des négociations en cours avec l'Etat et les créanciers. Le gouvernement et Barclays avaient déjà critiqué ce jour-là, à mots plus couverts, la "décision personnelle" et "unilatérale" de M. Doux.

"Il y avait un accord possible"

Arnaud Montebourg juge pourtant qu'il "y avait un accord possible", portant "sur l'ensemble de la poursuite de l'activité de l'entreprise, et sur le maintien de son volume d'activité et d'emploi". Pour le ministre, Charles Doux "ne voulait pas que la banque Barclays s'empare de son entreprise. Mais qui a mal géré cette entreprise? Ce n'est pas la banque, c'est bien lui."

"Quelle garantie a-t-il sur l'emploi quand il dépose le bilan contre notre volonté et qu'il place les créanciers en situation de perte et les salariés en situation d'inquiétude? Quelles sont les garanties? Aucune", ajoute-t-il.

Doux compte 3.400 salariés. De possibles licenciements ont été évoqués lors d'un comité central d'entreprise mardi, selon les syndicats. Les difficultés du groupe, qui travaille avec de 700 à 800 éleveurs, mettent également la filière avicole en danger.

Un élu propose à Charles Doux de payer les éleveurs avec "sa fortune personnelle"

Le groupe Doux, détenu à 80% par la famille, doit régler les sommes dues aux éleveurs en impliquant la fortune personnelle du fondateur, Charles Doux, a demandé un élu EELV de la Région Bretagne, également candidat aux législatives. "Nous demandons à l'Etat et invitons les éleveurs à saisir le tribunal et demander l'extension du règlement judiciaire de l'entreprise Doux à sa fortune personnelle", a suggéré dans un communiqué René Louail, conseiller régional et candidat dans la 3e circonscription des Côtes d'Armor. "Doux doit et peut payer intégralement les éleveurs", écrit le candidat, lui-même agriculteur.
Rappelant que, selon le magazine Challenge, la famille Doux est classée 146e fortune de France et que celle-ci dépasserait les 300 millions d'euros, le candidat EELV estime qu'"en refusant le plan de cession amiable proposé par ses partenaires, avec soutiens financiers à hauteur de 35 millions d'euros proposés par l'Etat, Charles Doux a choisi la manière forte par dépôt de bilan". "Une partie des éleveurs se retrouvent ainsi sur la 'paille'", souligne M. Louail.

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  • kosotto1 : CAT21700 : et qui contribue au financement de l'Europe ? La France est le second contributeur au budget européen, avec, en 2011, une contribution de 20,3 milliards d'euros, soit 16,8% de l'ensemble des contributions des États.

    Le 08/06/2012 à 09h51
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    Le 08/06/2012 à 09h06
  • cat21700 : Kosotto1, ce ne sont pas des subventions de l'Etat, mais de l'Union Européenne, donc il n'y a pas que nos impôts.

    Le 08/06/2012 à 08h21
  • kosotto1 : Quand leur train de vie personnel est aussi payé par les subventions de l'Etat (59 millions 125 000 euros pour Doux en 2011) , c'est à dire NOS impôts, OUI on a le droit de juger !

    Le 08/06/2012 à 00h12
  • eliotnice : Tout simplement bravo pour la justesse de votre analyse. Nous avons en France la gauche la plus démagogique du monde...

    Le 07/06/2012 à 18h30
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