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Offres de reprise de Doux : pour Montebourg, le compte n'y est pas


le 06 juillet 2012 à 07h28 , mis à jour le 06 juillet 2012 à 11h18.
Temps de lecture
3min
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Image d'archives / Crédits : TF1-LCI

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EntreprisesSur les sept projets présentés, et notamment celui de "consortium" emmené par le groupe Sofiprotéol, aucun n'apparaît satisfaisant pour le ministère du Redressement productif. Les syndicats s'inquiètent : sur les 3400 emplois de Doux, combien seraient sauvés.

Ce sont en tout sept dossiers de reprise qui ont été montés pour sauver Doux ; mais derrière se profile un nom qui écrase les autres de sa masse : Sofiprotéol. Six sociétés françaises emmenées par ce groupe, bras financier de la filière oléagineuse, ont déposé jeudi une offre commune sur le volailler dont le placement en redressement judiciaire menace 3400 salariés et 800 éleveurs, et qui croule sous près de 430 millions d'euros de dettes - même si la cession la semaine dernière d'un actif non stratégique, l'usine Stanven dans le Morbihan, pour 22 millions d'euros, a donné au groupe une bouffée d'air frais. Les candidats à une reprise avaient jusqu'à ce jeudi soir pour se manifester avant une audience prévue le 16 juillet.

Sofiprotéol, qui est présidé par le numéro un du syndicat agricole FNSEA Xavier Beulin, a expliqué qu'il coordonnerait un groupe de six entités dont l'une de ses filiales appelée Glon Sanders, ainsi que les groupes volaillers Duc, LDC, Tilly-Sabco, Terrena et Triskalia, ces deux dernières étant des coopératives agricoles. Il s'agit donc d'un projet de "consortium", même si, au-delà de cette alliance pour la reprise de Doux, plusieurs des volaillers ont déposé leur propre projet de reprise. L'offre déposée dans ce cadre sera coordonnée par Sofiprotéol mais chacune des sociétés impliquées reprendra une partie des activités, a précisé Philippe Tillous-Borde, ancien directeur général de Sofiprotéol et président de Glon, lors d'une conférence téléphonique. "On coordonne, on guide, puis viendra le moment où chacun prendra ses responsabilités dans la gestion quotidienne", a-t-il dit. Il a précisé que l'offre, qui sera présentée aux salariés de Doux lors d'un comité central d'entreprise vendredi matin, concernait toutes les activités de Doux mais il n'a pas pu confirmer que tous les emplois seraient maintenus. En prime , l'offre n'inclut par le remboursement des dettes de Doux à l'égard de ses banques. Le groupe a précisé le mois dernier faire l'objet notamment d'une créance de 140 millions d'euros de la banque britannique Barclays.

Inquiétudes sociales

Le ministère du Redressement productif a d'ores et déjà fait savoir que ces offres étaient insuffisantes et que les repreneurs devaient améliorer leurs propositions. "Aujourd'hui, le compte n'y est pas dans les offres qu'on a, de manière générale", a déclaré une source dans l'entourage du ministre Arnaud Montebourg. "Toute solution qui séparerait les actifs des sites n'est pas envisageable. A ce stade, le projet qui se dit 'consortium' n'est pas le projet du ministère, loin de là". Pas question, avec le projet de Sofiprotéol, d'une "vente à la découpe" de Doux...

Pour sa part, Sofiprotéol avance ses arguments et insiste sur le fait que son offre est "une offre coordonnée et structurante des activités du groupe Doux, concernant la globalité des activités et des marchés de Doux et répondant ainsi aux souhaits des pouvoirs publics". Cette offre "vise à structurer la filière française de la volaille de l'amont à l'aval, avec l'ambition d'améliorer la compétitivité de l'offre française". Elle "assure des débouchés aux éleveurs de la région et s'efforce de préserver l'emploi, tout en veillant à ne pas fragiliser économiquement les entreprises impliquées dans la reprise", fait valoir Sofiprotéol.

Mais les salariés de Doux ne se font guère d'illusion. Christiane Le Gouesbe, déléguée centrale (CFDT), majoritaire dans l'entreprise, a souligné jeudi soir : "Le gouvernement dit que le compte n'y est pas. C'est probablement en terme social qu'il veut alerter. Nous, on savait que les repreneurs laisseraient des gens au bord de la route".

Commenter cet article

  • vazin : Moi aussi je veux le félicité

    Le 13/07/2012 à 18h00
  • kosotto1 : Lol !

    Le 06/07/2012 à 18h41
  • morob... : Quel est ce charmant député? que je le félicite au moins!

    Le 06/07/2012 à 16h32
  • look165 : Les poulets, c'est du ressort de Valls, pas de Montebourg.

    Le 06/07/2012 à 14h17
  • yannickatl : Depuis quand Montebourg a ete nomme juge de commerce? Ce n'est pas la responsabilite d'un ministre de determiner si un plan de reprise est acceptable ou non. Il y a des juges de commerce pour cela. Mais a gauche, on a un probleme avec la separation des pouvoirs...c'est historique.

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