La banque franco-belge Dexia/Image d'archives © ABACALe volet hexagonal du plan de démantèlement de la banque élaboré en octobre semblait irréalisable. Résultat : l'Etat français envisage "depuis plusieurs semaines" de nationaliser les restes de la banque franco-belge Dexia, affirme le quotidien Les Echos dans son édition à paraître vendredi.
Dexia, la faillite bancaire la plus coûteuse de l'histoire de France
La banque franco-belge aura perdu 12 milliards d'euros en 2011 selon le quotidien économique Les Echos.
Publié le 20/02/2012
Emprunts toxiques de Dexia : les hôpitaux contaminés
Des dizaines d'hôpitaux français se retrouvent en difficulté financière après avoir contracté des emprunts toxiques, à des taux pouvant aller jusqu'à 15%, notamment auprès de la banque franco-belge Dexia, dont le démantèlement est en cours.
Publié le 18/10/2011
L'Assemblée approuve les 10 milliards de garantie pour Dexia
L'Assemblée nationale française a approuvé lundi les garanties apportées par l'Etat français au processus de démantèlement de la banque franco-belge Dexia. Une structure créée pour l'occasion devrait hériter de 10 milliards de prêts douteux.
Publié le 17/10/2011
Dexia, gouffre financier... ou plutôt bonne affaire pour l'Etat ?
L'Assemblée nationale vote lundi sur les conditions du démantèlement de Dexia. Mais contrairement au plan de sauvetage mis en place pour la banque franco-belge en 2008, qui a engendré des pertes, le soutien de l'Etat français pourrait se solder par un gain net pour les finances publiques.
Publié le 15/10/2011
Fin de partie pour la banque Dexia
La banque franco-belge Dexia a annoncé lundi que son conseil d'administration avait donné son feu vert au plan de démantèlement de l'ancien numéro un mondial du financement des collectivités locales, au terme de négociations marathon entre les administrateurs.
Publié le 10/10/2011
Rappel des faits : en octobre, la Belgique, la France et le Luxembourg se sont portés au secours de Dexia, au bord de l'asphyxie, en la démantelant pour lui éviter la faillite. Ils ont apporté une garantie de 90 milliards d'euros aux financements du groupe pour faciliter l'opération. En France, la Caisse des dépôts (CDC) et la Banque Postale ont repris ses activités de financement des collectivités avec respectivement 35% et 65% du capital. Mais la société hébergeant le portefeuille de crédits anciens est revenue majoritairement à la CDC (65%).
Selon Les Echos, qui font référence à plusieurs sources non identifiées, "plusieurs raisons expliquent que (l'Etat français) revienne ainsi sur le plan de sauvetage présenté en octobre". "La dégradation de la situation financière des Etats affaiblit la qualité des garanties accordées en octobre par la France et la Belgique sur une partie des actifs", fait valoir le quotidien économique. "Dans ce contexte, le transfert à la Caisse des Dépôts du véhicule de refinancement de Dexia, qui porte les encours de crédit aux collectivités locales, dont 10 milliards d'euros de prêts à risque, s'avère plus lourd que prévu pour les comptes de l'établissement public et pour l'Etat français", poursuit-il.
Bruxelles réticent
Outre le poids de cette dette, qui semble insupportable pour la France, l'Union européenne semble voir d'un mauvais œil le projet de sauvetage originel : "Bruxelles est particulièrement réticent sur le schéma initial qui lui a été imposé, et ne donnerait son feu vert à la garantie qu'en contrepartie de l'arrêt des activités de Dexia, qui emploie encore 1350 salariés", ajoutent Les Echos, qualifiant cette hypothèse d'"explosive alors que les collectivités locales se plaignent de ne plus pouvoir emprunter auprès des banques".
Contacté par l'AFP, le ministère de l'Economie a réagi jeudi soir en affirmant n'avoir "aucune connaissance de ce type de projet". Egalement interrogé, un porte-parole de Dexia n'a pas souhaité commenter ces informations.
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