Les salariés de la raffinerie de Petit-Couronne ne veulent pas sombrer en silence. Directement menacé par la crise du groupe suisse Petroplus, qui s'est vu refuser un milliard de dollars de crédit en décembre, le site est en arrêt "temporaire", tout comme les autres raffineries du groupe à Anvers (Belgique) et Cressier (Suisse), tandis que celles de Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne) sont en "débit minimum". Du coup, les salariés s'efforcent au maximum de médiatiser leur cas et en font une "bonne illustration" de la question de la "désindustrialisation", au coeur de la campagne présidentielle.
Petroplus lâche Petit-Couronne
Le groupe suisse, en grande difficulté financière, annonce la mise en vente de sa raffinerie normande. "Je demande au PDG de Petroplus (...) qu'il nous aide à favoriser la reprise", a réagi Eric Besson.
Publié le 20/01/2012
Besson "choqué" par le "silence" de Petroplus sur Petit-Couronne
Si le raffineur suisse, dont les crédits ont été coupés, a annoncé un accord provisoire avec des créanciers, il n'a rien dit sur l'avenir de trois de ses raffineries à l'arrêt dont celle de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Eric Besson reçoit le patron du groupe cet après-midi.
Publié le 12/01/2012
Fillon et Hollande aux petits soins pour Petroplus
Alors que le PDG du groupe Petroplus, en grande difficulté et à sec de crédit, a rendez-vous à Matignon, François Hollande se rend à la raffinerie de Petit-Couronne, menacée, et qui emploie 550 salariés.
Publié le 05/01/2012
Petroplus: l'arrêt temporaire de la raffinerie de Petit-Couronne a débuté
Le groupe suisse a engagé le processus d'arrêt temporaire de sa raffinerie lundi matin, selon les syndicats. Le redémarrage de ces sites dépendra de "la disponibilité du crédit et des conditions économiques".
Publié le 02/01/2012
Petroplus : arrêt provisoire de 3 raffineries, dont celle de Normandie
Le groupe pétrolier suisse, en proie à de graves difficultés financières, a annoncé vendredi la suspension provisoire de l'activité de 3 raffineries, dont celle de Petite-Couronne, en Normandie, à partir de janvier. Eric Besson rencontrera le PDG de Petroplus en début de semaine prochaine.
Publié le 30/12/2011
Petroplus dans la tourmente : inquiétudes sur le site normand
Le groupe suisse de raffinage de pétrole Petroplus connait de graves difficultés financières. Le raffineur pourrait se séparer d'une ou de plusieurs de ses 5 raffineries, dont celle de Petite-Couronne, près de Rouen. Les 550 employés du site ne savent pas s'ils toucheront leur salaire de décembre.
Publié le 29/12/2011
D'où un affrontement très indirect et à distance entre le gouvernement et la gauche sur ce thème de plus en plus emblématique de la crise économique. Reçu jeudi matin à Matignon, le PDG de Petroplus, Jean-Paul Vettier, a assuré que son groupe ferait tout pour éviter un dépôt de bilan. "Des discussions sont en cours et elles auront lieu encore dans les prochains jours", a-t-il ajouté. "J'espère que nous parviendrons dans un horizon de temps très court à un accord qui permette à l'entreprise de vivre".
Le défilé des candidats
Face à ces déclarations qui se veulent rassurantes, mais manquent de précision, François Hollande, qui était au même moment à la raffinerie de Petit-Couronne, s'est montré pour sa part très virulent. "Où est l'Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République ?", a-t-il lancé lors d'une visite sur le site à l'invitation de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC. "C'est un enjeu local mais c'est aussi une responsabilité nationale", a ajouté le candidat socialiste à la présidence de la République, qui était accompagné de Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime.
Il a demandé en particulier que l'Etat se mette en situation de "rechercher" un repreneur si Petroplus devait être défaillant. Le candidat en a appelé aussi à l'Europe "pour qu'elle nous mette dans les mêmes conditions de concurrence que les produits qui sont importés" et pose des "règles" notamment sur le plan des normes environnementales, moins contraignantes dans les pays émergents. Le député de Corrèze a par ailleurs fustigé le comportement du groupe Petroplus "qui n'investit pas" et celui des banques "renflouées à bien des occasions et qui se désengagent ou se mettent aux abonnés absents". François Hollande a, enfin, salué la juste cause du personnel de la raffinerie qui emploie 550 salariés. "Vous défendez bien plus que votre emploi aujourd'hui, vous défendez une industrie nationale", a-t-il souligné.
Dans sa tentative désespérée de trouver des appuis et de donner un écho à sa crise, l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie a invité tous les candidats à l'élection présidentielle, à l'exception de Marine Le Pen, à venir s'exprimer devant les salariés. Après François Hollande, Hervé Morin (Nouveau Centre) et Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) prendront la parole vendredi. La candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud est attendue le 16 janvier. "Pour Hervé Morin et Jean-Luc Mélenchon, il n'a pas été possible de trouver des dates séparées, il faudra donc gérer, mais cela ne posera pas de problème", a affirmé Yvon Scornet, délégué CGT du site. Le premier candidat à avoir fait le voyage de Petit-Couronne a été, le 2 décembre, le candidat du NPA, Philippe Poutou, qui a défendu devant les salariés la création d'un "grand service public de l'énergie". Quelques jours plus tard, l'intersyndicale a reçu Nicolas Dupont-Aignan, candidat soutenu par Debout la République, qui a plaidé en faveur d'un "protectionnisme intelligent".
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