Petroplus Petit-Couronne: enquête préliminaire ouverte pour faillite frauduleuse

le 26 janvier 2012 à 10h02 , mis à jour le 26 janvier 2012 à 17h37

La justice française se penche sur un élément troublant : le compte bancaire de Petroplus France aurait été amputé d'une centaine de millions d'euros, alors que la raffinerie a été placée en redressement judiciaire pour six mois. Le groupe dément tout comportement frauduleux.

La faillite annoncée de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, est-elle justifiée ?  Une enquête préliminaire pour faillite frauduleuse a été ouverte, assure jeudi une source judiciaire. L'enquête a été ouverte par le parquet de Nanterre sous le soupçon que le compte bancaire de Petroplus France aurait été amputé d'une centaine de millions d'euros, selon la même source.  Le tribunal de commerce de Rouen a placé mercredi en redressement judiciaire pour six mois la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne dont la direction avait déposé le bilan mardi. Jeudi après-midi, Petroplus a démenti les allégations de faillite frauduleuse.

  • Un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne ?

    L'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch, fondateur du groupe du même nom, a confirmé vendredi son intérêt pour la reprise sous conditions de la raffinerie du groupe Petroplus.

    Publié le 27/01/2012 Un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne ?
  • Petroplus lâche Petit-Couronne

    Le groupe suisse, en grande difficulté financière, annonce la mise en vente de sa raffinerie normande. "Je demande au PDG de Petroplus (...) qu'il nous aide à favoriser la reprise", a réagi Eric Besson.

    Publié le 20/01/2012 Petroplus lâche Petit-Couronne
  • Besson "choqué" par le "silence" de Petroplus sur Petit-Couronne

    Si le raffineur suisse, dont les crédits ont été coupés, a annoncé un accord provisoire avec des créanciers, il n'a rien dit sur l'avenir de trois de ses raffineries à l'arrêt dont celle de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Eric Besson reçoit le patron du groupe cet après-midi.

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  • Petroplus: l'arrêt temporaire de la raffinerie de Petit-Couronne a débuté

    Le groupe suisse a engagé le processus d'arrêt temporaire de sa raffinerie lundi matin, selon les syndicats. Le redémarrage de ces sites dépendra de "la disponibilité du crédit et des conditions économiques".

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  • Petroplus : arrêt provisoire de 3 raffineries, dont celle de Normandie

    Le groupe pétrolier suisse, en proie à de graves difficultés financières, a annoncé vendredi la suspension provisoire de l'activité de 3 raffineries, dont celle de Petite-Couronne, en Normandie, à partir de janvier. Eric Besson rencontrera le PDG de Petroplus en début de semaine prochaine.

    Publié le 30/12/2011 Petroplus : arrêt provisoire de 3 raffineries, dont celle de Normandie
Plus d'infos

Un administrateur et un mandataire judiciaires ont été désignés par le  tribunal pour rechercher toutes les solutions permettant une relance de  l'activité avec un éventuel repreneur. Cette raffinerie qui emploie 550  personnes est à l'arrêt depuis début janvier peu après le gel par les banques  des lignes de crédit de Petroplus. Le groupe compte quatre autres raffineries,  elles aussi concernées par la menace de faillite, à Anvers (Belgique), Cressier  (Suisse), Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne).

Le groupe suisse Petroplus a demandé à être mis en faillite, et ses  filiales en France et en Allemagne ont été placées sous administration  judiciaire, selon un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi. L'action Petroplus est toujours cotée à la Bourse suisse. Mercredi, elle ne  valait plus que 21 centimes de franc suisse, et a perdu -12,5%. Comme Standard & Poor's mercredi, Moody's a dégradé la note de Petroplus à "D", en défaut.

Manifestation contre le comportement des banques

Des salariés de la raffinerie et d'autres entreprises voisines ont manifesté symboliquement jeudi à Rouen contre le comportement des banques dans l'économie. Venus de la raffinerie en voitures, les manifestants, au nombre d'environ 200, ont bloqué les ponts avant de remonter la rue du centre-ville où sont installées les principales banques. A chaque halte devant un établissement bancaire, ils distribuaient de faux billets sur lesquels étaient écrits : "ça suffit", "pour une autre répartition des richesses", "taxation des produits financiers" ou encore "prospérité pour les financiers, austérité pour les salariés". Dans un tract, l'Union départementale CGT de la Seine-Maritime qui organisait cette action, appelait les banques à utiliser l'argent non pour "la spéculation" mais "pour préserver l'emploi et le développement" en particulier pour "sauver la raffinerie de Petit-Couronne".

le 26 janvier 2012 à 10:02
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3 Commentaires

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  • aciery, le 26/01/2012 à 17h10

    Hum c'est sans doute la faute du comité d'entreprise qui à détourné l'argent !

  • pascalcaen, le 26/01/2012 à 13h53

    J'attends les commentaires des frontistes exigeant l'origine de ces fraudeurs, mais je ne vois rien venir...Vont-ils réclamer l'expulsion des suisses?

  • 566456, le 26/01/2012 à 12h48

    Le capitalisme est un bon systême, mais il faut que les actionnaires soient des personne réelles et résidant dans le pays ou l'entreprise est enregistrée. Sinon c'est n'importe quoi et les gents sont en colère contre ça.

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