La date limite pour le dépôt des offres de reprise de la raffinerie PetroplusPetit-Couronne, près de Rouen, fixée au 30 avril, a été reportée au 25 mai, pour que les repreneurs potentiels puissent boucler leurs dossiers, a annoncé vendredi la direction de l'entreprise. Cette date-butoir, fixée initialement à la mi-mars, avait déjà été repoussée à deux reprises pour les mêmes motifs. Sur France Info mercredi le chef de l'Etat avait laissé entendre que la question de Petroplus Petit-Couronne était réglée.
"A ce jour, trois sociétés ont maintenu leur intérêt mais ne seront pas en mesure d'établir d'offre recevable et conforme aux exigences légales au 30 avril", a indiqué dans un communiqué la direction de la raffinerie, en redressement judiciaire depuis le 25 janvier. Il a donc été décidé, à la demande de certains candidats à la reprise, de proroger le délai pour la remise des offres et de le fixer au 25 mai. Une date repoussée pour donné un délai supplémentaire visant à "donner aux investisseurs potentiels une meilleure visibilité sur l'environnement institutionnel à venir".
Inquiétudes pour les salariés
Pour les salariés ce nouveau délai laisse planer l'incertitude sur l'avenir du site. L'intersyndicale de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne a assuré vendredi que le dossier de cette entreprise menacée de fermeture n'était pas "réglé" contrairement à ce que le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi sur France info. "Même si le dossier a favorablement avancé depuis janvier 2012, les 550 salariés de la raffinerie de Petit-Couronne sont toujours très inquiets du devenir de leur outil de travail", a déclaré Nicolas Vincent, délégué CGT dans un communiqué. Le 24 février, Nicolas Sarkozy avait déjà laissé entendre aux salariés que l'activité allait reprendre, grace à un accord avec le géant pérolier Shell (voir notre article : Petroplu : "c'est signé avec Shell" selon Sarkozy). A l'époque il avait déclaré : "Je suis quelqu'un de parole, c'est signé".
Cette raffinerie, la plus vieille de France, emploie 550 salariés à Petit-Couronne en Seine-Maritime. Elle est à l'arrêt depuis janvier suite au gel par les banques des lignes de crédit de sa maison-mère helvétique Petroplus, en proie à de graves difficultés financières. Le tribunal de commerce de Rouen a placé fin janvier la raffinerie en redressement judiciaire pour une période de six mois.







