Au moment même où PSA présentera en Comité central d'entreprise son plan massif de suppressions de postes portant sur plus de 8.000 emplois, le plan de soutien à l'automobile doit être détaillé mercredi en conseil des ministres par Arnaud Montebourg. L'une des mesures phares sera le renforcement du bonus écologique, qui va passer à 7.000 euros contre 5.000 euros aujourd'hui pour les véhicules électriques, et à 4.000 euros contre 2.000 euros pour les hybrides.
Le plan ne mentionne pas un renforcement du malus de 200 à 3.600 euros imposé jusqu'ici aux acquéreurs des véhicules les plus polluants. Le bonus malus écologique avait été instauré dans la foulée du Grenelle de l'Environnement de la fin 2007. Il vise à favoriser les ventes des véhicules les moins polluants. Le gouvernement entend ainsi aider les constructeurs français, Renault ayant beaucoup misé sur la voiture électrique, tandis que PSA vend des diesels hybrides.
L'Etat va donner l'exemple
Le projet prévoit également des facilités de financement pour les équipementiers et constructeurs en difficulté face à la baisse des ventes automobiles en Europe, et de réorienter des investissements déjà prévus vers la recherche et développement (R&D). Concernant les bonus, ceux pour les "véhicules thermiques faiblement polluants seront augmentés de 100 ou 150 euros selon les cas". Jusqu'à présent, les véhicules émettant entre 91 et 105 grammes de CO2 par kilomètre étaient subventionnés à hauteur de 100 euros, et ceux émettant entre 61 et 90 g/CO2/km à hauteur de 400 euros. Ces mesures seront valables jusqu'à la fin de l'année puis "précisées" dans la loi de finances pour 2013.
Par ailleurs, le gouvernement annonce que "l'Etat sera exemplaire: 25% des nouveaux véhicules seront électriques ou hybrides". "L'implantation de bornes de recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables, essentielle à leur déploiement, sera accélérée", poursuit le gouvernement, qui veut aussi promouvoir "l'industrie de la déconstruction et du recyclage (qui) ouvre des perspectives de création d'emploi importantes". De plus, la France va demander à l'Union européenne de mettre "sous surveillance" l'accord de libre échange qui lie la zone à la Corée du Sud pour "défendre les intérêts de l'industrie automobile française". L'Union européenne et la Corée du Sud ont signé en octobre 2010 un accord de libre-échange avec la Corée du Sud, dont la Commission européenne assure qu'il a favorisé les exportations dans le secteur automobile.











