PSA : les syndicats appellent Sarkozy et Hollande à l'aide

le 15 décembre 2011 à 07h38 , mis à jour le 15 décembre 2011 à 11h15

Alors qu'un comité central d'entreprise est prévu jeudi matin au siège de PSA, les syndicats liront une lettre adressée au président de la République pour demander des garanties sur l'avenir du site d'Aulnay, l'un des trois plus touchés par les suppressions d'emplois.

On connaissait le plan dans ses grandes lignes, en voici le détail. Les sites PSA Peugeot Citroën de Sochaux,  Aulnay et Rennes sont les plus touchés par les 1.900 suppressions de postes prévues en 2012 dans le groupe en France, dans la production et la recherche/développement, indique un document de la direction dont l'AFP a obtenu une copie. Sur les sites de production, 1.019 postes vont être supprimés dont 223 à Sochaux, 147 à Rennes, 140 à Aulnay (Seine-Saint-Denis), 110 à Mulhouse, 80 à  Poissy, selon ce document. Concernant la recherche et le développement, sur un total de 495  suppressions de postes, 139 concernent Vélizy/Meudon (région parisienne), 124 Sochaux, 79 Rennes et 56 Aulnay. Par ailleurs, le groupe prévoit des coupes à hauteur de 400 postes dans  d'autres directions (marketing, DRH, etc.), principalement à Paris et 170 à  Poissy (Yvelines). 

  • Pas d'avancée sur le site PSA d'Aulnay après une réunion tripartite à Bercy

    La direction de PSA Peugeot Citroën n'a pris aucun engagement écrit concernant le sort du site d'Aulnay-sous-Bois, menacé de fermeture selon les syndicats, à l'issue d'une réunion tripartite direction-syndicats-Etat à Bercy.

    Publié le 18/04/2012 Pas d'avancée sur le site PSA d'Aulnay après une réunion tripartite à Bercy
  • Le patron de PSA reçu à l'Elysée

    "Il n'y aura pas de plan social" chez PSA, a martelé le chef de l'Etat, qui a reçu à l'Elysée le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin. Ce dernier a réitéré dans la matinée son "engagement" à ne procéder ni à un plan social ni à des licenciements.

    Publié le 17/11/2011 Le patron de PSA reçu à l'Elysée
  • PSA : plus de 4000 salariés français menacés, colère devant le siège

    Plusieurs centaines de salariés de PSA Peugeot Citroën se sont rassemblés mardi devant le siège à Paris où s'est déroulé un CCE consacré à l'impact du plan de 6.000 suppressions de postes en Europe. 4.000 à 5.000 concerneraient la France, selon les syndicats.

    Publié le 15/11/2011 PSA : plus de 4000 salariés français menacés, colère devant le siège
  • PSA supprimera 6.000 emplois en Europe en 2012

    Face à des résultats en baisse, le constructeur va engager 800 millions d'euros de réductions de coûts supplémentaires en 2012. Résultat concret : 3.500 suppressions de postes en Europe, auxquels s'ajouteront la fin de 2.500 emplois parmi les prestataires externes.

    Publié le 26/10/2011 PSA supprimera 6.000 emplois en Europe en 2012
  • PSA pourrait supprimer 5000 emplois en Europe

    Face à des résultats en baisse, le constructeur va engager 800 millions d'euros de réductions de coûts supplémentaires en 2012. Selon son directeur financier, tous les effectifs pourraient être concernés - et pas seulement les intérimaires.

    Publié le 26/10/2011 PSA pourrait supprimer 5000 emplois en Europe
  • PSA serre la vis sur l'emploi

    Anticipant une baisse des ventes automobiles dans toute l'Europe, le groupe commence par mettre fin à des contrats d'intérimaires de l'usine d'Aulnay. Mais au-delà, des syndicats redoutent qu'il n'en vienne à supprimer jusqu'à 10% de ses effectifs en France.

    Publié le 23/09/2011 PSA serre la vis sur l'emploi
  • PSA n'apporte pas d'engagement sur l'avenir du site d'Aulnay

    La direction de PSA Peugeot Citroën n'a pas apporté jeudi d'engagement sur l'avenir de l'usine d'Aulnay-sous-Bois aux syndicats, contrairement à ce que réclamaient les représentants du site, à l'issue d'un comité central d'entreprise extraordinaire.

    Publié le 23/06/2011 PSA n'apporte pas d'engagement sur l'avenir du site d'Aulnay
  • Menaces sur l'emploi chez PSA : la mise au point de Fillon

    Après les accusations de la CGT, qui, s'appuyant sur un document interne, affirme que plus de 6000 emplois sont menacés au sein du groupe, François Fillon souligne que les entreprises automobiles "sont redevables à la nation, qui les a aidées". Tout en se disant "rassuré" par le patron de PSA.

    Publié le 10/06/2011 Menaces sur l'emploi chez PSA : la mise au point de Fillon
  • PSA : la CGT vent debout contre un "plan scandaleux"

    Deux sites de PSA employant 6200 personnes, dont celui d'Aulnay-sous-Bois, sont-ils menacés de fermeture d'ici 2014 ? La CGT l'affirme, citant un document interne. Pour la direction, ce projet n'est "pas d'actualité". Une rencontre entre Eric Besson et le président du directoire de PSA est annoncée.

    Publié le 09/06/2011 PSA : la CGT vent debout contre un "plan scandaleux"
  • Employé contaminé par l'amiante : PSA reconnu responsable

    La justice a reconnu mardi la "faute inexcusable" de l'usine PSA Peugeot-Citroën de Charleville vis-à-vis d'un ancien salarié contaminé par l'amiante.

    Publié le 24/11/2010 Employé contaminé par l'amiante : PSA reconnu responsable
Plus d'infos

Le détail des suppressions de postes site par site était attendu à la suite  des annonces fin octobre, puis mi-novembre, d'un plan d'économies pour 2012  visant à supprimer 6.000 postes en Europe, dont 4.300 en France. Sur ces 4.300 postes, 1.900 sont dans l'effectif permanent et 2.400 sont  chez des prestataires extérieurs (recherche ou informatique). Quelque 800 intérimaires doivent aussi être remerciés d'ici fin 2011 en France.
 
Demande de réunion tripartite Etat-PSA-syndicats
 
Un comité central d'entreprise est prévu jeudi matin au siège de PSA et un  comité central d'entreprise extraordinaire a été programmé pour le 20 décembre. La CFDT a annoncé une conférence de presse jeudi matin devant le siège de  PSA Peugeot Citroën à Paris. La CGT appelle à un rassemblement devant le site d'Aulnay au cours duquel  une lettre qui sera adressée à Nicolas Sarkozy sera lue en public. Tous les syndicats d'Aulnay ont cosigné cette lettre dans laquelle ils demandent des garanties sur l'avenir du site au-delà de 2014. "Monsieur le Président, nous demandons d'intervenir pour que puisse se  tenir une réunion tripartite Etat-PSA-syndicats dans le but d'aboutir à un  accord, garanti par l'Etat, assurant le maintien de tous les emplois sur le  site d'Aulnay, au moins jusqu'en 2016", date prévue de la fin de la fabrication  de la C3, dit le courrier signé par les syndicats SIA, CGT, FO, CFTC, SUD, CFDT  et CFE-CGC. Une copie de la lettre doit également être envoyée au candidat socialiste à la présidentielle François Hollande.

Les syndicats d'Aulnay réclament aussi "l'engagement de la direction de PSA  à discuter et attribuer à Aulnay un nouveau véhicule de remplacement de la C3, afin que l'activité se poursuive au-delà" de 2016. "Etant donné la gravité de la situation, les travailleurs d'Aulnay ne  peuvent pas se contenter de promesses orales", estiment-ils. Le groupe a indiqué à plusieurs reprises que la fermeture d'Aulnay (3.440 salariés) n'était "pas d'actualité" et que la C3 y serait produite jusqu'en  2014. Mais la chute de la production, divisée de moitié depuis 2004, préoccupe  les organisations syndicales, tout comme les déclarations de Philippe Varin, président du directoire, qui évoque régulièrement un problème de compétitivité sur les petits modèles.

PSA pourrait vendre ses murs

PSA Peugeot Citroën  étudie l'idée de vendre les murs de plusieurs de ses bâtiments de bureaux dont il resterait simplement locataire, a déclaré jeudi un représentant du syndicat CFDT chez le constructeur automobile. Selon Xavier Lelasseux, un projet en ce sens doit être présenté ce jour à un comité central d'entreprise du groupe. "PSA vend les bijoux de famille pour faire du cash", a-t-il dit à des journalistes en marge de la réunion. "Le projet peut concerner tous les bâtiments tertiaires et les succursales, y compris le siège social avenue de la Grande Armée à Paris, mais pas les usines." Un porte-parole de PSA a démenti un tel projet, mais confirmé la tenue d'une consultation sur la création d'une Société en nom collectif (SNC) dans laquelle serait transférée un immeuble "pour une meilleure valorisation du patrimoine du groupe." Selon la CFDT, le bâtiment en question est le siège social Citroën des Epinettes, à la lisière nord de Paris.

le 15 décembre 2011 à 07:38
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

45 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • croix70, le 16/12/2011 à 23h56

    Pourquoi appeler le Président de la République, alors que PSA est 1 entreprise privée, donc les syndicats dignes de ce nom doivent négocier avec la direction de PSA. En France les syndicats font grève et ensuite essaient de discuter.......................

  • 732..poitier, le 16/12/2011 à 02h10

    Et encore moins hollande

  • bigmisterl, le 16/12/2011 à 01h23

    Et moi, depuis qu'elles ont quitté mon garage pour être remplacées par 2 japonaises, je suis beaucoup plus serein et mon porte-monnaie s'en porte que mieux.

  • jaidesdoutes, le 15/12/2011 à 14h46

    Meme si on peut un jour tomber par chance sur une francaise qui n'a pas trop de problemes, il suffit de regarder un peu dans le détail pour constater qu'on n'en a pas vraiment pour son argent. c'est ce qui me rebute, pour avoir eu plusieurs francaises, il y a toujours une multitudes de petits details qui font pitié dans ces voitures et on se dit qu'on a vraiment tiré sur la qualité malgre que le prix soit plus elevé que la concurrence.

  • moicontribuable, le 15/12/2011 à 14h16

    Ma 106 avait la porte qui baissait parceque la soudure etait a 1 cm de la charniere et seul un petit point la tenait; Peugeot m'a dit que ce n'etait pas sous garantie comme si la soudure avait bougee de place en 1 an. J'ai du resouder moi meme. Ma 206, ensuite, a eu les plaqueetes decollees des machoires dans les tambours arrieres et une roue bloquee sur l'autoroute a 400km de chez moi. La voiture avait 4 mois et peugeot ma dit que c'etait une piece d'usure donc non garantie...nimporte quoi. Maintenant j'ai une Jeep et une Volvo, et croyez moi, aucun regret. Pour ce qui est des syndicats, c'est facile de couler les entreprises a force de greve et de contraintes et ensuite crier a l'aide.

  • bob420, le 15/12/2011 à 14h06

    S' ils n' ont besoin de rien, ils peuvent en effet appeler sarkozy!

  • titizom, le 15/12/2011 à 13h52

    Surtout que les syndicats étaient au courant bien avant que cela sorte dans les médias.....connaissant une personne très bien placé chez PSA, on en avait déjà discuter..de ce qu'il se passe actuellement...

  • jean6412, le 15/12/2011 à 13h47

    Et pour les siècles et des siècles

  • negadis, le 15/12/2011 à 13h38

    à dom 145 cette fameuse prime à la casse ( contenue dans le paquet fiscal..)était en quelque sorte une somme que l'état donnait aux concessionnaires en remboursement des primes dont les particuliers profitaient au moment de l'achat. Votre mauvaise foi rend vos commentaires peu crédibles

  • bebert59650, le 15/12/2011 à 13h37

    En France, l'État s'est engagé dans une très coûteuse prime à la casse d'automobiles âgées. Son bilan carbone est médiocre et elle a surtout subventionnée l'importation de petites voitures fabriquées en Slovénie ou en Turquie. Ce qui veut dire en clair que les impots Français font vivre des travailleurs étrangers au détriment des Français, après plaignez vous pas que des gens restent au chaud et au chomage.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience