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PSA : Hollande promet de limiter la casse, les salariés à vif


le 11 septembre 2012 à 05h45 , mis à jour le 11 septembre 2012 à 19h53.
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5min
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EntreprisesFrançois Hollande a promis mardi à une délégation de syndicalistes de PSA qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour limiter les suppressions de postes dans le groupe. Les salariés l'ont appelé à "mouiller la chemise" pour les sauver.

Le chef de l'Etat a assuré que les salariés seraient soutenus "dans toutes les négociations qui pourront avoir lieu, faire en sorte qu'il y ait moins d'emplois qui soient supprimés. Dans le même temps, des salariés d'Aulnay laissaient éclater leur colère sur le parking du site et demandaient à être reçu par le Président. Récit de la journée.

19h44 : Laurent Wauquiez a jugé mardi que le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg devait "présenter des excuses" aux salariés et au groupe PSA.  "Ils ont un ministre qui les a bassinés avant l'été en leur disant "PSA est un malade imaginaire", "ce plan social n'a pas de justification", "nous, on va empêcher tout ça parce que que ce n'est pas fondé." "Et maintenant, a-t-il poursuivi, on a le même ministre qui revient la queue basse en expliquant, "oui désolé, il faut bien des restructurations", a déclaré l'ancien ministre.

17h45 : PSA Peugeot Citroën est prêt à participer aux réunions tripartites avec le gouvernement et les syndicats dont Arnaud Montebourg a annoncé l'organisation.  "Nous sommes tout à fait ouverts et même demandeurs quand il
s'agit de la revitalisation des sites d'Aulnay et de Rennes, comme nous l'avons déjà fait pour Sevelnord où ce fut très efficace", a déclaré un porte-parole du constructeur automobile.

16h08 : Arnaud Montebourg a appelé mardi direction et syndicats de PSA Peugeot Citroën à "un dialogue social exemplaire" pour arriver à "renégocier, reformater et réduire (le) plan social" du groupe. "Le plan de redressement devra être strictement proportionné à la situation réelle du groupe pour limiter les conséquences négatives sur l'emploi", a souligné le ministre.

15h32 : François Hollande a déclaré mardi à Rennes que les pouvoirs publics feraient "tout pour que nous puissions réduire l'ampleur des suppressions de postes" chez PSA. Le chef de l'Etat a fait cette déclaration devant les représentants syndicaux de l'usine du groupe automobile de La Janais, près de Rennes, qu'il a rencontrés à l'aéroport rennais Saint-Jacques avant de se rendre au Salon international de l'élevage. Il a aussi affirmé que les pouvoirs publics interviendraient également pour "faire en sorte qu'il y ait un nouveau véhicule sur Rennes en 2016, avec un volume suffisant pour assurer non seulement la pérennité du site mais son avenir."

15h14 : Des ouvriers réunis mardi devant l'usine d'Aulnay-sous-Bois ont demandé à être reçus par François Hollande. Entre 300 et 400 salariés du groupe en difficulté se sont réunis sur le parking du site au moment du changement d'équipe, laissant éclater leur colère. François Hollande "s'était engagé à nous recevoir s'il était élu mais on ne l'a  toujours pas vu. Il faut qu'il prenne ses responsabilités", a dit Tanja Sussest, délégué du syndicat maison SIA, majoritaire. "On lui demande de nous recevoir entre le 17 et le 21 septembre c'est-à-dire la semaine prochaine", a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. "Il va falloir qu'il nous reçoive, il faut qu'il mouille la chemise, il faut qu'il prenne en main le dossier". Le 2 mai, François Hollande s'était brièvement entretenu avec des salariés de PSA Aulnay qui manifestaient devant le studio où devaient débattre les deux  candidats à la présidentielle. Selon les syndicats, il avait alors promis de les recevoir s'il était élu. "On ira voir Hollande, il a promis de nous recevoir, il va nous recevoir, qu'il le veuille ou non", a expliqué Mohamed Khenniche, délégué SUD.

15h08 : Pour Gérard Ségura, maire PS d'Aulnay-sous-Bois, où PSA représente l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis, la perspective de négociations tripartites laisse "la fenêtre entrouverte pour affiner les propositions du groupe" sur la restructuration, des propositions qui "ne sont pas la fin de l'histoire", selon lui. Concernant les projets de revitalisation évoqués par Peugeot pour Aulnay après 2014, M. Ségura a estimé que "les propositions ne sont pas précises". "Quelle sera la nature des emplois proposés? Dans quel délai? Nous n'avons pour l'instant pas d'informations", dit-il. Aucune date n'a encore été prévue pour la première réunion tripartite proposée mardi.

14h54 : pour Anne Valleron (CFE-CGC), "certains syndicats demandent que le plan de restructuration soit bloqué et qu'on engage un bras de fer avec la direction: nous ne sommes pas d'accord. Nous sommes pour la réindustrialisation, et ce, sans attendre. Nous travaillons sur des solutions alternatives. Pour nous la question est de savoir pourquoi c'est le site d'Aulnay et non de Madrid qui est visé par la fermeture".

14h53 : pour Christian Lafaye (FO), "il y a deux responsables: la crise et la direction qui a commis des erreurs stratégiques, mais maintenant il faut penser au groupe. Il y a une forte volonté de beaucoup de partenaires de voir réindustrialiser le site. Un comité de concertation a lieu demain, et nous avons forcé PSA à nous communiquer tout ce qu'ils ont dans les tiroirs (concernant la réindustrialisation d'Aulnay).

14h51 : la CFTC "Nous attendons les résultats du rapport Secafi, un véritable expert pour donner notre position et prendre nos responsabilités. On a bien compris que la  situation de PSA était difficile, mais les mesures proposées dans le plan ne sont-elles pas démesurées par rapport à la situation réelle du groupe? Faut-il 8.000 suppressions de postes? Le délai de 2014? Il faut voir aussi s'il n'y a pas une anticipation de l'alliance avec General Motors. Montebourg a fait un virage à 180 degrés parce qu'après avoir eu des propos relativement dures avec la famille Peugeot et dit qu'il n'accepterait pas cet  état de fait, il est revenu à des propos du type: PSA va mal, il faut les aider. Il y a une chose intéressante, c'est le fait qu'on puisse rediscuter du plan. C'est la meilleure position possible pour se sortir de la situation dans laquelle on est".

14h50 :  Ricardo Madeira (CFDT) estime que "les salariés sont aujourd'hui très méfiants vis-à-vis de la direction. Nous demandons plus de transparence et qu'on arrête de nous cacher les choses. Depuis avril nous demandons des éléments sur l'alliance avec GM, mais la direction traîne des pieds, c'est que relève Sartorius dans son rapport. Il faut plus de transparence".

14h39 : Pour Tanja Sussest (SIA, majoritaire à Aulnay), "le rapport est un écran de  fumée derrière lequel se cachent aussi bien la direction que le gouvernement. On est scandalisés de voir que la direction n'avait pas été invitée à la réunion. On peut se poser des questions sur l'indépendance du cabinet Sartorius. Montebourg est un grand joueur de flûte: avant les congés il dit: je vais empêcher la fermeture d'Aulnay, un mois après il a changé du tout au tout avec un discours du genre +PSA est en difficultés, il faut les aider. On est déçu par Montebourg mais aussi par François Hollande qui s'était engagé à nous recevoir après le 6 mai s'il était élu. S'il ne vient pas, on ira le chercher ce rendez-vous".

14h38 :  Jean-Pierre Mercier (CGT) "accueille ce rapport sans surprise, j'ai le sentiment que c'est un rapport commandité par la direction, tout est soi-disant inéluctable. La situation financière de PSA serait fragile, est-ce que la santé des salariés n'est pas plus fragile? Les 3 milliards de rachats d'action ont été entérinés, mais est-ce aux salariés de payer la note? Nous n'avons pas l'intention de nous laisser faire. Le point positif c'est que le ministre a décidé d'engager des réunions tripartites entre la direction centrale de Peugeot, les syndicats d'Aulnay et les pouvoirs publics pour obtenir de Peugeot le maximum de garanties sur le maintien de tous les emplois. Maintenant pour démarrer ce processus de négociations, il faut que les pouvoirs publics bloquent le plan de licenciements. On ne va pas jouer nos emplois sur les conclusions d'un rapport qui a  repris tous les arguments de la direction de Peugeot. Les salariés ne se faisaient pas d'illusions, ils étaient mobilisés en AG dès ce matin".

13h34 : Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a déclaré que PSA Peugeot Citroën était "réellement en difficulté" et avait besoin d'une "restructuration", a rapporté Franck Don, de la CFTC. "Le ministre propose une négociation tripartite (Etat, syndicats, direction) pour rediscuter du plan social", qui prévoit 8.000 suppressions de postes.

13h : Le constructeur automobile se défend. "Le groupe a réalisé 40 milliards d'euros d'investissements, dont les deux tiers en France", a déclaré à l'AFP un porte-parole. Quant à son principal actionnaire, la famille Peugeot, elle a participé à la récente augmentation de capital de près d'un milliard d'euros réalisée en mars et qui a permis au groupe américain General Motors de rentrer au capital de PSA, a-t-il ajouté. "Nous produisons en France deux fois plus de véhicules que nous en vendons", avait rappelé lundi soir le président du conseil de surveillance du groupe, Thierry Peugeot, lors de l'inauguration d'une exposition pour le centenaire de l'usine Peugeot à Sochaux (Doubs).

12h56 : A Marseille, Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a souligné que la "part de dialogue et de négociation (serait) essentielle" pour sauver PSA Peugeot Citroën, en pleine restructuration et dont la stratégie est critiquée dans un rapport commandé par le gouvernement. "Des responsabilités, il y en a mais aujourd'hui, il s'agit de sauver ce fleuron industriel, le maximum d'emplois, le maximum de sites", a-t-il déclaré en marge d'une visite d'école à Marseille.

12h15 : En Bourse, le titre PSA perdait 1,28%, à 6,38 euros. 

10h20 : La restructuration de PSA Peugeot Citroën est inévitable et le constructeur automobile français doit "d'urgence redresser (sa) situation", selon le rapport de l'expert gouvernemental Emmanuel Sartorius, qui reproche au groupe d'avoir raté le virage de la mondialisation. "La nécessité, dans son principe, d'un plan de réorganisation des activités industrielles et de réduction des effectifs n'est malheureusement pas contestable", juge le document.

Ce rapport estime également que la groupe n'a pas eu de "reflexion d'ensemble sur ses sites". Il critique les choix qui ont amené le constructeur automobile en crise à décider la fermeture de son usine d'Aulnay ainsi que son manque de dialogue avant cette décision. "L'affectation d'un nouveau modèle à Rennes et les investissements qui y sont liés doivent être garantis, comme annoncé par la direction", ajoute Emmanuel Sartorius.

> Lire notre article PSA : que dit le rapport Sartorius ?

9h50 : le rapport commandé par le gouvernement pour évaluer la situation de PSA Peugeot Citroën est présenté aux syndicats de PSA et à des élus par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. A la clé : le sort de l'Aulnay. A en croire, une source proche du dossier, contredisant des informations du JDD, il laisse "en suspens" la question de la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. "Le constat de la surcapacité est posé" mais la fermeture d'Aulnay "n'est pas validée et la question reste en suspens", a déclaré cette source qui a pu consulter les conclusions du rapport. Plus tôt, Le Journal du Dimanche avait affirmé que le rapport épinglait "la gestion de la famille Peugeot" et devait "valider" la fermeture d'Aulnay.

En juillet, PSA Peugeot Citroën avait annoncé un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 8.000 postes et la fermeture en 2014 de son usine d'Aulnay-sous-Bois. Cette annonce a causé un choc politique et social dans l'Hexagone où le dernière fermeture d'une usine automobile remonte à 1992 avec celle de Renault à Boulogne-Billancourt. Elle avait provoqué à l'encontre de la direction et de la famille actionnaire la colère du gouvernement, ce dernier mettant en doute les difficultés réelles du constructeur. Il avait alors commandé à Emmanuel Sartorius, ingénieur général des Mines, un rapport pour "dégager un diagnostic précis, rigoureux et partagé sur la situation réelle du groupe". Selon la direction, le groupe perd 200 millions d'euros de liquidités par mois. Le processus de restructuration est par ailleurs suspendu aux conclusions d'un autre rapport d'expertise sur la santé financière du groupe, demandé par les élus du comité central d'établissement (CCE). Le cabinet Secafi, chargé de cette mission, prévoit de rendre de premières conclusions fin octobre, avant un rapport final dans la dernière semaine de novembre, selon sa lettre de mission obtenue par l'AFP vendredi.

8h30 : Dans Le Parisien, Denis Martin, le directeur de PSA chargé de la réindustrialisation du site d'Aulnay, assure que des centaines de propositions de reclassement sont déjà sur la table. "En interne, 1500 mobilités seront organisées, notamment à Poissy, mais des opportunités peuvent aussi se présenter sur d'autres sites. En externe, nous nous sommes engagés à proposer 1500 postes sur le bassin d'emploi d'Aulnay-sous-Bois. Nous avons déjà 750 emplois certains qui seront proposés. Nous sommes à mi-chemin et nous devons aller plus loin", dit-il.

6h47 : Les ouvriers affluaient mardi matin à l'usine, doutant que le rapport "changera quoi que ce soit" à la fermeture prévue de leur usine. "Il faut qu'on essaie de trouver du travail autre part, c'est tout!", dit l'un d'eux, espérant que "ça aille vite, qu'il y aura un plan de départs intéressant". "C'est que du cinéma ce rapport, ça ne changera rien!", s'énerve aussi Moustapha, moniteur depuis onze ans, avant de passer le portique donnant accès au site. "On va continuer à se battre, on ne va pas lâcher !". "La fermeture, on n'y pense pas pour l'instant. Les syndicats sont un peu agités mais pour les gens qui travaillent, c'est juste comme ça", confie, fataliste, Talla Thiam, mécano depuis 1989. A Aulnay-sous-Bois, une assemblée générale pour les équipes du matin puis de l'après-midi est prévue au sein de l'usine, ainsi qu'un rassemblement sur le parking du site de production de la Citroën C3, à 14h30, au moment du changement d'équipe, pour faire le point sur la mobilisation envisagée par les salariés. François Hollande est attendu sur la site PSa de Rennes, mardi après-midi.

Commenter cet article

  • rose-marie54 : @elimen: C'est ce qui c'est passé en Lorraine,la gauche a coulé cette région,et elle coulera Mittal à Florange.

    Le 12/09/2012 à 20h19
  • xstreet : Je vous trouve gonflé de dire laissez le tranquille,aprés tous ce qu'il a promis avec son gouvernement dont montebourg qui tourne sa veste c'etait a prévoir avant l'été d'enfumer tous les employés(ées) qui vont se retrouver a la rue ,a mon avis vous ne faite pas parti de toutes ses entreprises qui ferment(tous confondus) pour avoir une réaction comme celle la,c'est petit...

    Le 12/09/2012 à 12h57
  • matger : Rique57,reconnaissez qu'il n'y a pas de quoi féliciter !

    Le 12/09/2012 à 12h54
  • poson32 : Je vis avec 630 euros par mois 51 ans esce normal je travail en contrat cui qand vous enlever les factures et le reste vous avez compris le gouvernement vivraient t'ils avec se salaire set sa la question qu 'ils devraient se poser ?

    Le 12/09/2012 à 12h19
  • 6henri : Mensonges ou pas, le Président a été élu au suffrage universel, aidé probablement par vos suffrages. Il est donc titulaire du Pouvoir légitime, alors, laissez-le tranquille !!!

    Le 12/09/2012 à 10h08
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