Face au ralentissement attendu du marché automobile européen, PSA Peugeot Citroën veut limiter ses stocks, de 76 jours aujourd'hui à 60 jours, et le recours à l'intérim. Avant des mesures peut-être plus drastiques. Des syndicats, cités dans Les Echos et La Tribune, estiment que PSA pourrait supprimer à plus long terme près de 10.000 postes d'intérimaires, soit près de 10% de ses effectifs en France. Même si un porte-parole de PSA temporise : "C'est beaucoup trop tôt pour le dire".
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A petits pas vers un mariage PSA-General Motors ?
Le numéro un français de l'automobile, qui a vu ses ventes reculer en 2011, est en quête d'un partenaire. Il avait échoué il y a deux ans avec Mitsubishi. Réussirait-il avec le géant GM ? PSA pourrait y trouver un second souffle pour se développer à l'international. Mais rien n'est fait.
Publié le 22/02/2012
PSA : les syndicats appellent Sarkozy et Hollande à l'aide
Alors qu'un comité central d'entreprise est prévu jeudi matin au siège de PSA, les syndicats liront une lettre adressée au président de la République pour demander des garanties sur l'avenir du site d'Aulnay, l'un des trois plus touchés par les suppressions d'emplois.
Publié le 15/12/2011
Menaces sur l'emploi chez PSA : la mise au point de Fillon
Après les accusations de la CGT, qui, s'appuyant sur un document interne, affirme que plus de 6000 emplois sont menacés au sein du groupe, François Fillon souligne que les entreprises automobiles "sont redevables à la nation, qui les a aidées". Tout en se disant "rassuré" par le patron de PSA.
Publié le 10/06/2011
PSA : la CGT vent debout contre un "plan scandaleux"
Deux sites de PSA employant 6200 personnes, dont celui d'Aulnay-sous-Bois, sont-ils menacés de fermeture d'ici 2014 ? La CGT l'affirme, citant un document interne. Pour la direction, ce projet n'est "pas d'actualité". Une rencontre entre Eric Besson et le président du directoire de PSA est annoncée.
Publié le 09/06/2011
PSA refuse de s'engager sur un calendrier pour Aulnay, déplore la CGT
A l'issue du comité d'entreprise extraordinaire, Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT, a indiqué que la direction d'Aulnay "refuse de s'engager par écrit pour confirmer un nouveau véhicule sur le site, la seule façon de le faire vivre". Il a rappelé les engagements du groupe devant l'Etat à ne pas fermer le site au moment de la réception des aides.
Publié le 23/06/2011
A l'issue du comité central d'entreprise qui s'est tenu jeudi, l'accord sur la gestion des emplois et des compétences signé en avril 2010 avec les organisations syndicales, qui s'achevait au 30 septembre 2011, a été prolongé au 31 décembre 2012. Un dispositif mobilité avait été mis en place afin de trouver 980 postes volontaires à un reclassement interne ou externe. Pour l'heure, 664 volontaires l'ont intégré, dont 422 ont quitté l'entreprise. Ce dispositif concerne notamment l'usine d'Aulnay-Sous-Bois où l'équipe de nuit a été supprimée à l'automne 2010, entraînant la suppression de 280 emplois.
Intérimaires : "aucun chiffre, ni site précis"
"Il y a aujourd'hui un sureffectif à Aulnay", a convenu Denis Martin, directeur industriel du groupe, à l'issue du CCE. Selon Jean-Pierre Mercier de la CGT, "il y a à Aulnay encore 115 CDI qui doivent partir". La CGT a aussi relevé la situation de 180 salariés du site de Melun-Sénart (pièces détachées) qui doit fermer prochainement. "Ces salariés ne veulent pas déménager à Poissy ou Saint-Ouen, vont-ils être licenciés ?", a-t-il demandé.
Selon la CGT, la direction veut aussi mettre fin dans les trois mois à venir aux contrats de 300 intérimaires de l'usine Aulnay, qui fabrique la C3, le modèle le plus vendu de Citroën. "Pour le reste des intérimaires, il n'y a eu aucun chiffre, ni site précis", a affirmé Jean-Pierre Mercier. Mais le syndicaliste a fait part de sa vive inquiétude pour le site d'Aulnay. Selon lui, "en enlevant 300 intérimaires et 115 CDI à Aulnay, on ne peut plus tourner à deux équipes de production comme aujourd'hui".
Quel avenir pour Aulnay après 2014 ?
A ce jour, l'avenir du site d'Aulnay est assuré jusqu'en 2014, selon le président du directoire Philippe Varin, qui dit étudier pour la suite différents scénarios et souligne régulièrement un problème de compétitivité sur les petits modèles, comme la C3. Des propos qui ne rassurent en rien les salariés, alors les effectifs du premier constructeur français ne cessent de baisser dans l'Hexagone. Et le dernier CCE n'a pas davantage tranquillisé les syndicats, inquiétés par les récentes déclarations de Philippe Varin. Dans un contexte européen politique et financier complexe, le dirigeant a appelé à se préparer à "des temps plus difficiles", estimant que "le recours à la sous-traitance et à l'intérim" offrait de la "flexibilité".
Franck Don, délégué CFTC, se demande si "la prolongation du dispositif mobilité, est une simple mesure avant l'annonce d'autres mesures plus importantes." Ricardo Madeira (CFDT) redoute "des annonces plus drastiques" après les élections en 2012. PSA est aussi engagé dans un vaste programme de réduction de coûts qui doit en trois ans (2008-2011) aboutir à 3,3 milliards d'euros d'économies. Une cinquantaine de groupe de travail ont été mis sur pied en juillet pour étudier de nouvelles sources d'économies. Leurs conclusions seront rendues courant octobre.
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