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Quel avenir pour le groupe Doux ? Décision aujourd'hui


le 01 août 2012 à 07h18 , mis à jour le 01 août 2012 à 07h19.
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3min
Doux, groupe numéro 1 de la volaille
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EntreprisesLe tribunal de commerce de Quimper tranche ce mercredi sur le devenir du volailler. Deux options sont possibles : la reprise du groupe ou le plan de continuation du PDG Charles Doux. A moins que le tribunal n'accorde plus de temps à ce dernier pour peaufiner son plan...

Les salariés de Doux et les éleveurs liés au volailler vont enfin savoir ce mercredi à quoi ressemblera leur avenir. Et si le groupe Doux, propriétaire du célèbre Père Dodu, mais qui ploie sous une dette estimée à 430 millions d'euros et a été placé en redressement judiciaire début juin, pourra survivre, et sous quelle forme. Le tribunal de commerce de Quimper rend sa décision sur le devenir du groupe : il devra principalement trancher entre une offre de reprise et le plan de continuation du PDG Charles Doux, deux scénarios impliquant de nombreuses suppressions d'emplois. Le tribunal pourrait aussi décider de prolonger la période d'observation du groupe, le temps de permettre à Charles Doux de finaliser son plan de continuation. Des milliers d'emplois sont en jeu : 3400 salariés chez Doux, quelque 800 éleveurs, 2000 personnes employées par des sociétés de transport travaillant pour le groupe, et les nombreux sous-traitants.
 
Sur la quinzaine d'offres de reprise déposées, deux options principales se détachent. La première émane du consortium Sofiprotéol - l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales - qui regroupe des acteurs français du secteur volailler, privés et coopératives : Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia, dont certains ont fait des offres individuelles.
 
Ce que propose Sofiprotéol
 
L'offre de Sofiprotéol prévoit de reprendre 2707 salariés et d'en reclasser 371 dans ses filiales, soit une solution pour 3078 salariés sur un total de 4195 salariés en CDI et CDD. Une réorientation de la stratégie du groupe est également mise en avant : "pour répondre davantage à la demande du marché français, la production de produits frais devrait être augmentée de 1 million de poulets par semaine. La production de poulets congelés exportés serait diminuée d'autant", a indiqué Sofiprotéol, présidé par Xavier Beulin, également patron du principal syndicat agricole FNSEA.
 
La seconde option est présentée par le PDG, Charles Doux, qui propose un plan de continuation avant la présentation d'un plan global de relance du groupe. Dans ce plan, qui préserve 3185 emplois selon le directeur général Michel Léonard, la banque britannique Barclays deviendrait majoritaire dans le capital du groupe, contrôlé à 80% par la famille Doux et à 20% par la BNP. Charles Doux avait ces dernières semaines refusé de devenir minoritaire, rejetant la prise de contrôle de Barclays qui cherche par ce biais à récupérer sa créance de 140 millions d'euros. Le groupe conserverait les divisions grand export et produits transformés mais cèderait les activités liées aux produits frais.

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