"J'irai lundi matin à Petit-Couronne. J'irai voir les salariés, que je rencontre régulièrement, pour faire le point avec eux, les rassurer sur la détermination du gouvernement à trouver une solution et des repreneurs". Depuis des semaines, Eric Besson multiplie les propos rassurants sur la raffinerie de Seine-Maritime. Interrogé une nouvelle fois sur ce thème vendredi, sur France Inter, alors que la raffinerie est désormais placée en redressement judiciaire après le dépôt de bilan de sa maison mère Petroplus, le ministre de l'Industrie a assuré que les salaires de janvier seraient bien versés.
Petroplus lâche Petit-Couronne
Le groupe suisse, en grande difficulté financière, annonce la mise en vente de sa raffinerie normande. "Je demande au PDG de Petroplus (...) qu'il nous aide à favoriser la reprise", a réagi Eric Besson.
Publié le 20/01/2012
Besson "choqué" par le "silence" de Petroplus sur Petit-Couronne
Si le raffineur suisse, dont les crédits ont été coupés, a annoncé un accord provisoire avec des créanciers, il n'a rien dit sur l'avenir de trois de ses raffineries à l'arrêt dont celle de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Eric Besson reçoit le patron du groupe cet après-midi.
Publié le 12/01/2012
Petroplus: l'arrêt temporaire de la raffinerie de Petit-Couronne a débuté
Le groupe suisse a engagé le processus d'arrêt temporaire de sa raffinerie lundi matin, selon les syndicats. Le redémarrage de ces sites dépendra de "la disponibilité du crédit et des conditions économiques".
Publié le 02/01/2012
Petroplus : arrêt provisoire de 3 raffineries, dont celle de Normandie
Le groupe pétrolier suisse, en proie à de graves difficultés financières, a annoncé vendredi la suspension provisoire de l'activité de 3 raffineries, dont celle de Petite-Couronne, en Normandie, à partir de janvier. Eric Besson rencontrera le PDG de Petroplus en début de semaine prochaine.
Publié le 30/12/2011
Le dossier est explosif : le gouvernement français dit chercher un repreneur pour la raffinerie normande, et les salariés menacent de mener des actions violentes si rien n'est fait pour sauver leur emploi. L'opération s'annonce compliquée dans un contexte de diminution du nombre de raffineries en fonction, Petit-Couronne étant en outre considérée comme une des moins profitables de France par les experts du secteur. Néanmoins, selon l'intersyndicale de Petit-Couronne, le groupe suisse Klesch, spécialisé dans la reprise d'entreprises, aurait manifesté des signes d'intérêt pour la raffinerie. Une équipe de techniciens, émanant d'un cabinet mandaté par Klesch, a expertisé le site durant trois jours début janvier, a indiqué Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC confirmant ainsi une information de la radio Europe 1. Selon ce syndicaliste, Klesch a repris récemment une usine d'aluminum aux Pays-Bas et une raffinerie en Allemagne et a son siège à Zoug, en Suisse, comme Petroplus. "Cette société achète des entreprises, en tire ce qu'elle peut, si possible après avoir reçu des aides de l'Etat", a-t-il assuré. L'intersyndicale dit ne pas rejeter cette hypothèse tout en continuant à travailler sur d'autres pistes.
"Il faut que la justice fasse la lumière"
Dernier rebondissement dans ce dossier : le parquet de Nanterre a ouvert cette semaine une enquête préliminaire pour faillite frauduleuse, soupçonnant que le compte bancaire de Petroplus-France a été siphonné d'une centaine de millions d'euros. "Je m'en réjouis parce que, oui, nous avons des suspicions sur les conditions de cette faillite et sur les flux financiers qui l'ont précédée la veille et l'avant-veille", a commenté vendredi Eric Besson sur France Inter. "Il faut que la justice fasse la lumière sur ce qui s'est exactement passé", a-t-il souligné.
Incapable de faire face à des engagements de 1,75 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) faute d'accord avec ses banques, Petroplus a annoncé le déclenchement d'une procédure d'insolvabilité qui menace plus de 2000 emplois en Europe. Il a lancé le processus de vente du site de Petit-Couronne, qui emploie 550 personnes, et a fait savoir qu'il examinait des "alternatives stratégiques" pour ses raffineries d'Anvers, en Belgique, et de Cressier, en Suisse. Dans ce dossier, "notre principale préoccupation, c'est le maintien de l'activité, le maintien des emplois" à Petit-Couronne, a souligné Eric Besson sur France Inter. Mais au-delà de cette préoccupation, le parquet, qui a eu accès à des pièces comptables lors de la procédure de redressement judiciaire de la filiale française, s'intéresse de près à un transfert financier de 100 millions d'euros "laissant penser qu'on aurait volontairement appauvri la filiale". Caractériser le délit pénal de "banqueroute par détournement d'actifs" n'est toutefois pas acquis, puisque la société est en difficulté non seulement au plan français mais à l'échelle mondiale.
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