Le trader soupçonné d'être l'auteur d’une fraude qui aurait fait perdre 2 milliards de dollars au géant bancaire suisse UBS arrêté par la police à Londres le 15 septembre 2011 © Capture écran du site de la BBCLa même photographie a été diffusée sur tous les grands sites d'information britanniques : celle d'un jeune homme à-demi allongé, le regard perdu dans le vague, l'air mélancolique. Elle provient de la page Facebook d'un dénommé Kweku Adoboli. Sur son profil, le jeune homme avait inscrit : "J'ai besoin d'un miracle". C'était jeudi, aux petites heures de la nuit, juste avant son arrestation par la police britannique. Désormais, le nom de Kweku Adoboli est en passe de devenir l'un des plus célèbres au Royaume-Uni. Car ce trader aux faux airs d'étudiant est accusé par la banque UBS d'avoir provoqué dans ses caisses un "trou" de 2 milliards de dollars (soit 1,5 milliard d'euros).
UBS France dans le colimateur de la justice
Une information judiciaire a été ouverte en France sur la filiale française de la banque suisse UBS pour "blanchiment" d'argent notamment de fraude fiscale, affirment Les Echos sur leur site internet.
Publié le 14/04/2012
UBS : le trader se dit "désolé"
Kweku Adoboli, le trader d'UBS soupçonné d'une fraude ayant coûté 2,3 milliards de dollars à la banque, a été maintenu en détention à l'issue de sa comparution jeudi devant un tribunal londonien.
Publié le 22/09/2011
Trader fraudeur : UBS revoit ses pertes à la hausse
UBS a revu à la hausse dimanche - à 2,3 milliards de dollars - une perte due à des transactions non autorisées et expliqué comment le trader indélicat aurait dissimulé son exposition au risque en créant des positions fictives.
Publié le 18/09/2011
Le fraudeur d'UBS inculpé
Kweku Adoboli, le trader de 31 ans soupçonné de transactions frauduleuses à hauteur de 2 milliards de dollars au sein de la banque suisse a été inculpé vendredi à Londres. Une affaire qui relance les interrogations sur l'efficacité de la surveillance du secteur financier.
Publié le 16/09/2011
En pleine crise, faut-il encore renflouer les banques ?
Une estimation du FMI, évaluant à 200 milliards d'euros les besoins en fonds propres des banques européennes, faite dans un projet de document qui a fuité dans la presse, a donné lieu à de fébriles discussions sur cette question : les gouvernements devront-ils de nouveau soutenir les banques ?
Publié le 07/09/2011
Crise des subprime : la SoGé et 16 autres banques poursuivies aux USA
Les autorités fédérales américaines ont engagé vendredi des poursuites judiciaires contre plusieurs banques, dont JPMorgan Chase ou Goldman Sachs, pour leur rôle dans la crise de 2008.
Publié le 03/09/2011
Crise des subprime : 12 banques poursuivies aux Etats-Unis ?
Selon le New York Times, les autorités fédérales américaines envisagent d'engager des poursuites judiciaires contre des banques, dont JPMorgan Chase ou Goldman Sachs, pour leur rôle dans la crise de 2008.
Publié le 02/09/2011
Fraude à 2 milliards chez UBS : un "Kerviel" dans la banque suisse ?
La banque suisse a annoncé jeudi qu'un courtier avait généré des pertes de l'ordre de 2 milliards de dollars à travers des transactions non autorisées dans sa banque d'investissement. Une affaire qui rappelle beaucoup celle du trader français de la Société Générale.
Publié le 15/09/2011
L'arrestation a eu lieu jeudi à 3h30 du matin aux bureaux londoniens d'UBS situés sur l'avenue Finsbury. Un peu plus de deux heures plus tôt, c'est UBS elle-même qui avait contacté la police pour lui signaler qu'elle venait de découvrir une fraude. L'homme au centre de toute cette agitation est inculpé et la nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le monde financier : le titre UBS a clôturé jeudi soir en chute de 10,80% à 9,75 francs suisses, dans un marché en hausse de 0,29%.
Une "bêtise"
A 31 ans, Kweku Adoboli travaillait au département ETF ("Exchange Traded Funds", parts de fonds indiciels cotées en Bourse) d'UBS à Londres. Il est soupçonné de "fraude par abus de position". Un cas qui fait beaucoup penser à celui de Jérôme Kerviel. La Société Générale avait liquidé elle-même les positions prises par son trader - et qui représentaient plus de 50 milliards d'euros - pour éviter d'être mise en faillite. Cette affaire avait coûté à la banque française près de 5 milliards d'euros, et le PDG Daniel Bouton avait dû démissionner fin avril 2009. L'affaire Kweku Adoboli menace d'avoir des répercussions tout aussi lourdes pour UBS, dont le nom était déjà apparu en première ligne dans la crise des subprimes et qui a aussi eu des démêlés retentissants avec la justice américaine dans une affaire d'évasion fiscale massive concernant des milliers de ses clients aux Etats-Unis. La révélation de ce nouveau cas a déjà suscité des remous en Suisse : "Dès lors qu'un seul trader est en mesure de détourner près de 2 milliards de dollars, cela signifie que le contrôle ne fonctionne manifestement pas", a lancé le PS helvétique.
Quant à la famille de Kweku Adoboli, aussitôt contactée par plusieurs titres britanniques, elle se désole. Son père, ancien employé des Nations-Unies, contacté au Ghana par le Guardian, déplore ce qu'il veut voir comme une "bêtise" ou comme une "erreur de jugement" de la part de son fils : "Toute la famille en a le coeur brisé".
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