© TF1-LCILa Bretagne se rapproche de Paris à grands pas. Le projet de ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de Loire a franchi une étape majeure jeudi avec la signature du contrat de partenariat entre Réseau ferré de France (RFF), gestionnaire du réseau, et le groupe de BTP français Eiffage. Le projet, d'un montant de 3,3 milliards d'euros, prévoit la construction de 214 km de ligne nouvelle, dont 182 km de ligne à grande vitesse entre Connéré, à l'est du Mans, et Rennes, qui doit compléter la ligne TGV Paris-Le Mans de 180 km, mise en place en 1989. 32 kilomètres de raccordements au réseau existant seront également construits.
Résultat : Rennes ne sera plus qu'à 1h30 de Paris. Les villes bretonnes gagnent toutes 37 minutes jusqu'à la préfecture de l'Ile-et-Vilaine. Au prix d'une modernisation des voies et du matériel, Quimper devrait être à terme à 3h de Paris. Le Nantes-Paris sera raccourci de 8 minutes. Un Lyon-Rennes passera aussi de 4h10 à 3h30 et un Strasbourg-Rennes de 5h20 à 4h10. Les travaux devraient débuter en juillet 2012 pour s'achever à l'automne 2016. La mise en service est prévue au printemps 2017.
10.000 emplois créés
Dans ce contrat d'une durée de 25 ans, Eiffage Rail Express est chargé du financement, de la conception, de la construction et de la maintenance du projet. En contrepartie, le groupe de BTP va recevoir des contributions de la part de RFF et des collectivités publiques pendant la phase de construction puis, pendant la phase d'exploitation, des loyers représentant la contribution de l'Etat au projet ainsi que la rémunération par RFF au titre de la maintenance et du renouvellement. RFF va apporter près de 43% du coût total (environ 1,4 milliard) tandis que l'Etat et les collectivités vont abonder à parts égales (environ 28,5%) soit 1,9 milliard au total.
Le chantier devrait entraîner d'"importantes retombées" économiques et sociales directes et indirectes, estiment dans un communiqué commun RFF et Eiffage. Quelque 10.000 emplois devraient être créés pendant la durée du chantier, et 8% des heures consacrées aux travaux d'infrastructures "seront réservées à l'insertion". Ce-dernier s'est engagé à sous-traiter le tiers des travaux à des entreprises qui ne lui appartiennent pas, de préférence de la région. Le projet s'inscrit dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, qui prévoit la construction de 2.000 km de nouvelles LGV en France d'ici 2020.
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