Viadeo et ses filiales © montage Vincent PierronTF1 News : Depuis quand êtes vous implanté en Chine ?
Faites-vous embaucher sur les réseaux sociaux !
Pour multiplier ses chances de trouver un job, les réseaux sociaux peuvent être un bon filon. Mais pour se démarquer un bon CV ne suffit pas...
Publié le 22/04/2011
Vous passez 4h par mois sur Facebook et autres réseaux sociaux
Facebook, Skyrock, Linkedin, Twitter, Copains d'avant... Les Français passent en moyenne 4,1 heures par mois sur les réseaux sociaux, selon une étude menée en décembre et publiée jeudi. Facebook est loin, loin devant.
Publié le 20/01/2011
Buzz Vins : Les réseaux sociaux du vin
Adegga, Vinix, Vinogusto... Les sites de partage et d'échange investissent l'univers du vin, aux côtés des "géants" comme Facebook ou Twitter. Comment fonctionne ce phénomène, à qui s'adresse t-il et à quoi sert-il ? Avec Christophe Macra, Master of Wine, fondateur de www.tasteo.com et consultant.
Publié le 11/10/2010
Olivier Fécherolle, directeur général stratégie et développement chez Viadéo : Nous avons eu un partenariat stratégique fin 2007 avec un réseau social chinois, Tianji, et l'acquisition a eu lieu début 2008. A l'époque, la Chine était un marché en devenir. Les réseaux sociaux sont devenus à la mode et les leaders du marché vont devenir de très grosses sociétés. Aujourd'hui notre patience paye, nous avons 8 millions de membres en Chine. C'est encore petit à l'échelle de ce pays mais on espère progresser d'un million de membres supplémentaires par mois dans le courant de 2012.
TF1 News : A quoi ressemble le site ?
Olivier Fécherolle : Le look est vraiment différent. Il est rouge, parce que c'est une couleur noble là-bas et tout est en mandarin. C'est loin d'être juste une copie, adaptée à la couleur locale.
L'objectif est d'être le "local player". C'est crucial d'avoir un service local, présent sur place plutôt que de diriger tout depuis l'Europe.
TF1 News : Quelle utilisation les chinois ont-ils de ce réseau social ?
Olivier Fécherolle : On est dans la même catégorie qu'en Europe, il s'agit d'un réseau social professionnel. Mais il existe des différences notables. Par exemple, la fonctionnalité demande d'ajout. En Chine, il faut trouver un prétexte pour ajouter quelqu'un dans ses contacts. Une demande brute, ils trouvent ça trop agressif.
Ensuite, le site est adapté aux façons de faire du networking en Chine. Par exemple, le fait qu'en Chine, on donne sa carte de visite avec ses deux mains, en s'inclinant légèrement. Cette dimension culturelle a un impact sur le business, sur la façon dont les professionnels se parlent.
Les Chinois adaptent les usages à leur pratique. Comme le business poke (fonctionnalité qui permet de rentrer en contact avec un membre, ndlr). Vu d'Europe, c'est un peu bizarre. Sur le marché chinois, on a gardé cette fonctionnalité parce que c'est idéal pour commencer une conversation en Chine. Dans les forums de discussion, entre membres, cela sera très utilisé pour casser la glace, pour se faire un réseau.
TF1 News : On parle beaucoup des interdictions et des difficultés pour les Chinois d'avoir accès à des réseaux sociaux... Comment contournez-vous ces interdictions ?
Olivier Fécherolle : La première différence, c'est que nous sommes en Chine, donc il n'y a pas de problème de firewall, on est hébergé de l'intérieur.
La deuxième différence, c'est que nous sommes un réseau professionnel, avec de vrais noms, pas des pseudonymes. Les sujets abordés sont des sujets professionnels, il n'y a donc pas le problème politique.
Au total, nous n'avons que deux personnes pour faire de la modération. Pour 8 millions de membres, c'est limité. Mais nous n'avons pas besoin de plus. Nous ne sommes pas dans les mêmes volumes que ce qui peut arriver sur des sites grand public, ce n'est pas le même enjeu.
TF1 News : Dans quelles autres régions vous êtes-vous développé ? Et quelles utilisations ont-ils du réseau social ?
Olivier Fécherolle : On a très tôt eu envie de s'installer dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). En Inde, le site est en anglais, parce que l'Internet indien est en anglais. Et on a l'horoscope. Quand on est arrivé en Inde on s'est dit qu'il fallait enlever ça. Mais en Inde, dès qu'il y a des contrats avec des enjeux, les personnes concernées vérifient leur horoscope. Ça fait partie de la culture. Il faut être proche des usages locaux pour être proche du networking local.
Ensuite, nous sommes implantés au Brésil par le rachat de Unyk, un réseau social basé à Montréal très présent en Amérique du Sud. Là-bas, il y a moins de différences avec l'Europe, c'est un marché qu'on aurait pu faire en croissance organique. C'est un réseau social plus classique.
Nous sommes également présents en Afrique. Le fait d'être leader en France fait que nous sommes dans une très bonne position dans les pays francophones. Nous avons une sphère d'influence forte en Afrique de l'Ouest et au Magreb. Dans ces pays, les réseaux sociaux sont très importants et les liens avec l'Europe sont forts.
Il nous manque la Russie. Donc pour l'instant, on se prépare à croître dans ces pays là. Ils bâtissent leur économie en la basant sur Internet. On ne veut pas se disperser sur d'autres zones.
TF1 News : Si on est sur Viadeo en France, peut-on être en contact avec des Chinois ou des Brésiliens ?
Olivier Fécherolle : C'est possible partout sauf en Chine. Les marques sont différentes, mais nous avons une même plateforme. Sauf en Chine, où nous sommes en train d'interconnecter les plateformes. Mais le vrai sujet est linguistique plus que technique.
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