Image d'archives © ReutersY a -t-il eu volonté de manipuler les cours boursiers ? C'est ce que veut savoir l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête sur les rumeurs dont a été victime ces derniers jours la Société Générale, qui a vu son titre s'effondrer mercredi.
La BNP a-t-elle sous-estimé son risque grec?
Selon le Financial Times, des banques et assureurs européens, en particulier BNP Paribas et CNP Assurances, ont sous-estimé le poids dans leurs comptes de la dette grecque.
Publié le 30/08/2011
Le CAC 40 conclut sa semaine folle sur une bonne note
Le moral revenu, du moins temporairement, la Bourse de Paris a grimpé de 4% vendredi, regagnant ainsi une partie des pertes enregistrées lors de cette semaine chaotique. Même rebond sur les autres places européennes.
Publié le 12/08/2011
Crise de la dette : quatre pays européens interdisent les ventes à découvert
Bruxelles, Madrid, Paris et Rome ont décidé, jeudi soir, de suspendre les ventes à découvert sur les valeurs financières. Objectif : mettre fin aux rumeurs qui ont précipité la chute des titres de banque mercredi.
Publié le 12/08/2011
C'est le président du gendarme boursier, Jean-Pierre Jouyet, qui a fait l'annonce sur RTL. La banque avait elle-même demandé mercredi à l'AMF d'enquêter sur "l'origine de ces rumeurs" qui portent "gravement atteinte à l'intérêt de ses actionnaires", selon les termes employés par Société Générale. Mercredi, le titre avait clôturé sur une chute de 14,74% après s'être écroulé de 22,5% en séance, en raison de rumeurs alarmistes sur sa santé financière, très vite démenties "catégoriquement" par la banque.
Poursuites juridiques ?
Outre le cas de la Société Générale, c'est l'ensemble du secteur bancaire qui a subi des attaques en Bourse cette semaine, conduisant l'AMF à interdire jeudi soir les ventes à découvert sur les titres des banques et assurances cotés en France, pour 15 jours. "J'ai un pourvoir d'ugence que j'ai utilisé hier (jeudi, ndlr)", a rappelé M. Jouyet, qui a précisé qu'une décision sur les suites à donner à cette mesure, dont une possible prolongation, serait prise "au début du mois de septembre" par le collège de l'AMF.
Le lancement de cette enquête pourrait précéder plusieurs actions en justice de la part des établissements qui sont la cible d'informations erronées. La Fédération bancaire française (FBF), a indiqué vendredi que les banques du pays pourraient ainsi engager des poursuites juridiques à la suite des rumeurs qui ont fait chuter leur cours cette semaine.
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