En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Sapin : distinguer les entrepreneurs audacieux et les héritiers


le 05 octobre 2012 à 10h11 , mis à jour le 05 octobre 2012 à 11h18.
Temps de lecture
4min
Michel Sapin

Michel Sapin / Crédits : AFP

A lire aussi
EntreprisesSi le ministre du Travail a évoqué vendredi "une incompréhension" entre le gouvernement et les entrepreneurs, Laurence Parisot dénonce une "stigmatisation".

Après trois jours de fronde de jeunes entrepreneurs, le rétropédalage du gouvernement sur la fiscalité des créateurs d'entreprise est officiel depuis jeudi (Lire notre article : Fiscalité des entreprises : Matignon ouvert à la discussion). Et le ministre du Travail, Michel Sapin, l'a encore confirmé vendredi. Il a appelé à faire la différence entre "les entrepreneurs qui ont pris énormément de risques" et "ceux qui ont hérité de papa-maman".

Michel Sapin a évoqué "une incompréhension". "C'est cela le travail d'un gouvernement et d'un Parlement, faire bouger les textes", a-t-il dit sur Europe 1. "Les entreprises sont un élément décisif, fondamental de la croissance et de la création d'emplois", a déclaré Michel Sapin. Il a estimé nécessaire de "faire attention à ceux qui ont pris énormément de risques et, en très peu de temps, ont créé une véritable richesse". 

Les héritiers de "papa-maman"

"Ceux-là, au moment où ils revendent leur entreprise, alors qu'ils n'ont pas gagné beaucoup d'argent avant, est-ce qu'on doit les imposer comme ceux qui ont hérité de papa-maman ?", s'est interrogé le ministre, en évoquant "des entreprises qui vendent des avions", dans une allusion au groupe Dassault.

En réponse à la fronde des créateurs d'entreprise, le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a estimé vendredi que  "le gouvernement recule bien facilement. Une pétition sur internet et il recule". "On va voir si socialement c'est la même chose, quand il y aura des problèmes", a-t-il déclaré sur France Info. "L'inquiétude est en train de monter très fortement chez les salariés aujourd'hui, donc le gouvernement devrait être attentif", a-t-il ajouté plus tard.

"Le gouvernement se plante sur le plan économique"

"Le gouvernement se plante sur le plan économique", a-t-il ajouté. Sur les cessions d'entreprise, "c'est normal à un moment donné qu'il y ait une taxation plus forte qu'elle ne l'est aujourd'hui", a-t-il affirmé. Notamment quand une entreprise est créée dans "le but de la revendre le plus tôt possible pour faire la culbute".

De son côté, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a réitéré son opposition à la décision du gouvernement d'aligner les impôts sur les revenus du capital sur ceux du travail. "Il y a sans cesse une stigmatisation, une dénonciation", a expliqué Mme Parisot sur BFM/RMC. Dans ce climat qui provoque, selon elle, une "lassitude indescriptible" chez les entrepreneurs, la présidente du Medef a lancé une mise en garde "à tout le monde, mais peut-être en priorité aux pouvoirs publics". "Attention: sans les entrepreneurs, il n'y a pas d'employeurs. Sans employeurs, il n'y a pas d'emploi", a-t-elle fait valoir.

Parisot assume ses propos sur le "racisme anti-entreprise"

Par ailleurs, il a indiqué qu'elle assumait ses propos sur le "racisme anti-entreprise" qui règne, selon elle, en ce moment en France. Le "racisme anti-entreprise" est "quelque chose que ressentent tous les entrepreneurs français aujourd'hui, quels qu'ils soient, quelle que soit la taille de leur entreprise et le secteur d'activités dans lequel ils exercent", a-t-elle affirmé. 

La présidente du Medef a utilisé cette expression pour la première fois dans un entretien publié, cette semaine, dans l'hebdomadaire L'Express, en pleine fronde des de jeunes entrepreneurs. Ces derniers, qui se sont baptisés les "Pigeons", dénonçaient la fiscalité que le gouvernement envisageait sur les créateurs d'entreprise (Lire notre article :Budget 2013 : les entrepreneurs ne veulent pas être pris pour des "pigeons").

Commenter cet article

  • cyb01 : De toute façon, en France il sera toujours honteux d'avoir de l'argent, même si il est gagné avec son travail....

    Le 06/10/2012 à 11h19
  • vansterarful : Il pinaille pour garder la face !

    Le 05/10/2012 à 20h09
  • yannickatl : Parce que les heritiers ne travaillent pas aussi dure que les "audacieux". Tout entrepreneurs devraient etre respecter pour ce qu'ils font et non comment l'ont ils fait. Desole mais les fils Mulliez ont autant de merite qu'un Zukenberg qui a eu un bol monstre.

    Le 05/10/2012 à 18h01
  • phil38100 : Je veux avoir la liberté de donner ce qui m'appartient à mes enfants. Cette liberté est à défendre du plus humble, au chef d'entreprise.

    Le 05/10/2012 à 17h49
  • nanard7777 : Et les c.. idéologues il sait les distinguer ce ministre sectaire ?

    Le 05/10/2012 à 16h58
      Nous suivre :
      Froide salutation entre Hollande et Filippetti à Florange

      Froide salutation entre Hollande et Filippetti à Florange

      logAudience