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Sciences Po dans le collimateur de la Cour des comptes ?


le 09 juillet 2012 à 12h59 , mis à jour le 09 juillet 2012 à 15h55.
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3min
L'entrée de Sciences Po à Paris

L'entrée de Sciences Po à Paris / Crédits : Mousse/ABACA

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EntreprisesSelon un rapport d'observations publié dimanche dans Le Monde, Sciences Po Paris, financé aux deux-tiers par l'Etat, aurait multiplié les abus financiers et géré son fonctionnement de manière opaque. Une information à mettre au conditionnel car le rapport définitif n'est pas attendu avant septembre.

Un rapport de la Cour des comptes mettrait en avant la mauvaise gestion de Sciences Po Paris et ses dérives financières, a révélé Le Monde dans son édition de dimanche. Une information à prendre avec des pincettes car la Cour a précisé qu'il n'y avait à l'heure actuelle "pas de rapport". Le rapport définitif n'est pas attendu avant le mois de septembre. L'enquête menée depuis fin 2011 par cette institution financière aurait constaté que les dérives de gestion étaient nombreuses. Ses membres se posent notamment une question : comment sont attribués les prix des membres du comité exécutif de cette école ? Au total, ils seraient dix à avoir empoché des primes d'un total de 295.000 euros. "Selon diverses sources concordantes, il n'y avait pas d'évaluation claire et écrite des salariés concernés et aucune information du conseil d'administration", rapporte Le Monde

Mais les dérives ne s'arrêteraient pas là. Cet établissement aurait aussi commis des dérapages au niveau des frais de mission et de déplacement. Le Monde cite notamment l'exemple de dîners organisés à l'hôtel Lutetia situé à Paris, "alors qu'un agent de l'Etat qui se déplace ne doit pas dépenser plus de 45 euros par nuitée en province, 60 euros à Paris et 15 euros par repas". La Cour des comptes pointe aussi du doigt la gestion des enseignants, dont certains seraient laxistes. Beaucoup d'entre eux n'honoreraient pas leurs contrats, à savoir effectuer 128 heures de cours pour un temps plein.  Sur ce point, Sciences Po a relativisé : "Un seul cas en cinq cas". 

"Nous allons améliorer notre gestion"

Pour les sages de la Cour des comptes, le "double statut" de Sciences Po (droit public pour l'IEP, droit privé pour la Fondation) serait la source d'une "confusion des genres permanente", selon une source qui a gardé l'anonymat. Mais Sciences Po précise que "l'organisation spécifique de la maison est aussi ce qui fait que les réformes que nous menons peuvent être rapidement mises en œuvre".  Déjà dans les colonnes du Monde daté du 14 juin, le président de la FNSP, Jean-Claude Casanova, disaient que les actuels responsables de Sciences Po étaient prêts à corriger ces dérives : "Comme nous y invite la Cour des comptes, nous allons améliorer notre gestion". De gré ou de force, ils n'auront pas le choix puisque la Cour devrait demander des poursuites judiciaires à l'issue du rapport final.

Une dernière question se pose : est-ce que ce rapport arrive au bon moment ? Il fait couler de l'encre alors que la nomination d'une nouvelle équipe dirigeante approche. L'ancien directeur de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, Richard Descoings, victime d'une crise cardiaque, est mort le 3 avril dernier à New York. 
 

Commenter cet article

  • pilepoil21 : D'un autre côté, 15 euros pour un repas et 60 euros pour une nuit d'hôtel à Paris, ça se trouve où? A l'Armée du Salut?

    Le 10/07/2012 à 09h26
  • concileo : Exactement, jusque ce que la faim au ventre, le peuple de France réclame des comptes lui-même.

    Le 09/07/2012 à 23h40
  • issuors07 : Et ça étonne qui,tout ça ? Cette gabégie,ce laisser-aller financier,ces dépenses non financées ,ces primes injustifiées ,ces dépenses somptuaires , ça doit se trouver dans chaque administration,chaque association subventionnée ,chaque grande école etc. Comme d'habitude on va pointer du doigt le problème,on va déplorer et on va ranger le dossier en bas de la pile.

    Le 09/07/2012 à 17h11
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