Dans un contexte boursier déjà peu favorable aux valeurs bancaires, la révélation des "petits soucis" d'UBS (des soucis de l'ordre de 2 milliards de dollars, tout de même) s'est immédiatement traduite, jeudi, par une chute du titre de la banque suisse. UBS a indiqué dans un communiqué avoir "découvert une perte due à une opération de trading non-autorisée effectuée par un trader" dans le secteur de sa banque d'investissement.
UBS France dans le colimateur de la justice
Une information judiciaire a été ouverte en France sur la filiale française de la banque suisse UBS pour "blanchiment" d'argent notamment de fraude fiscale, affirment Les Echos sur leur site internet.
Publié le 14/04/2012
UBS : le trader se dit "désolé"
Kweku Adoboli, le trader d'UBS soupçonné d'une fraude ayant coûté 2,3 milliards de dollars à la banque, a été maintenu en détention à l'issue de sa comparution jeudi devant un tribunal londonien.
Publié le 22/09/2011
Trader fraudeur : UBS revoit ses pertes à la hausse
UBS a revu à la hausse dimanche - à 2,3 milliards de dollars - une perte due à des transactions non autorisées et expliqué comment le trader indélicat aurait dissimulé son exposition au risque en créant des positions fictives.
Publié le 18/09/2011
Le fraudeur d'UBS inculpé
Kweku Adoboli, le trader de 31 ans soupçonné de transactions frauduleuses à hauteur de 2 milliards de dollars au sein de la banque suisse a été inculpé vendredi à Londres. Une affaire qui relance les interrogations sur l'efficacité de la surveillance du secteur financier.
Publié le 16/09/2011
Qui est le "Kerviel" d'UBS ?
Selon la presse britannique, l'homme accusé par UBS de lui avoir fait perdre 2 milliards de dollars s'appelle Kweku Adoboli et a 31 ans. Juste avant d'être arrêté en pleine nuit par la police, aux bureaux londoniens d'UBS, il avait inscrit sur son Facebook : "J'ai besoin d'un miracle".
Publié le 16/09/2011
En pleine crise, faut-il encore renflouer les banques ?
Une estimation du FMI, évaluant à 200 milliards d'euros les besoins en fonds propres des banques européennes, faite dans un projet de document qui a fuité dans la presse, a donné lieu à de fébriles discussions sur cette question : les gouvernements devront-ils de nouveau soutenir les banques ?
Publié le 07/09/2011
Crise des subprime : la SoGé et 16 autres banques poursuivies aux USA
Les autorités fédérales américaines ont engagé vendredi des poursuites judiciaires contre plusieurs banques, dont JPMorgan Chase ou Goldman Sachs, pour leur rôle dans la crise de 2008.
Publié le 03/09/2011
Crise des subprime : 12 banques poursuivies aux Etats-Unis ?
Selon le New York Times, les autorités fédérales américaines envisagent d'engager des poursuites judiciaires contre des banques, dont JPMorgan Chase ou Goldman Sachs, pour leur rôle dans la crise de 2008.
Publié le 02/09/2011
Un suspect de 31 ans a d'ores et déjà été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi à Londres. "Nous pouvons confirmer l'arrestation d'un homme de 31 ans sur la base de soupçons concernant une fraude par abus de position", a indiqué un porte-parole de la police. Le suspect a été immédiatement placé en détention, a-t-il ajouté sans autres précisions. Selon divers médias britanniques, le suspect s'appelle Kweku Adoboli, et travaille au département ETF ("Exchange Traded Funds", parts de fonds indiciels cotées en Bourse) d'UBS à Londres. La police londonienne n'a pas révélé son nom.
Perte potentielle de 2 milliards de dollars
En tout cas, cette affaire rappelle beaucoup le cas Jérôme Kerviel : en 2008, les opérations non-autorisées effectuées par ce trader, aujourd'hui licencié, avaient fait perdre 4,9 milliards d'euros à la Société Générale.Kerviel a par la suite été condamné à 5 ans de prison, dont 2 avec sursis, et à rembourser les 4,9 milliards d'euros à son ancien employeur.
Selon le communiqué d'UBS, cette fraude pourrait entraîner une perte potentielle de 2 milliards de dollars pour la banque, et faire plonger dans le rouge ses comptes du 3ème trimestre 2011. UBS a néanmoins souligné que ses clients ne seraient pas affectés. Sanction immédiate à la Bourse suisse : l'action UBS chutait de plus de 5% en milieu de matinée, après avoir plongé de plus de 8% à l'ouverture. L'indice européen des valeurs bancaires gagnait 0,25%.
"Incroyable"
"C'est incroyable que cela soit encore possible", s'est étonné Claude Zehnder, analyste en trading à la Banque Cantonale de Zurich. "Même si le montant n'est pas si énorme, il y a de nouveau une perte de confiance qui jette une lumière défavorable sur UBS. Avec ça, la banque perd une partie du crédit qu'elle avait regagné à travers leurs efforts", a-t-il ajouté.
UBS a en effet connu ces dernières années plusieurs affaires qui ont entaché son image. La banque avait essuyé de très grosses pertes, dans l'affaire des subprimes américains, et l'Etat suisse avait dû voler à son secours, au grand dam des contribuables suisses. Suite à cette affaire, la banque avait perdu de nombreux clients suisses, soucieux de placer leur argent dans un autre établissement. L'affaire n'est pas encore soldée puisque récemment, dans ce dossier des subprimes, l'autorité de tutelle des organismes américains de refinancement hypothécaire semi-publics Fannie Mae et Freddie Mac a accusé la banque suisse d'avoir vendu pour 4,5 milliards de dollars de titres adossés à des crédits immobiliers de mauvaise qualité. Et lui a réclamé 900 millions de dollars à titre de dédommagement.
Mais ce n'est pas tout, car à peine remise de cette affaire, UBS a ensuite dû faire face à un grave problème d'évasion fiscale aux Etats-Unis, où la banque a aidé des contribuables américains à placer leur argent à l'étranger, en toute illégalité. Un de ses anciens employés, Bradley Birkenfeld, a notamment dénoncé 19.000 fraudeurs au fisc américain. A la suite d'un long bras de fer entre Washington et Berne, qui défendait bec et ongles son secret bancaire, UBS a accepté en 2009 de transmettre aux services fiscaux des Etats-Unis environ 4500 noms de clients américains, et de payer une amende de 780 millions de dollars. Une affaire qui a retenti sur le système bancaire suisse dans son ensemble : deux ans après, les autorités américaines disposeraient désormais de données statistiques en provenance de dix banques helvétiques, dont Credit Suisse, soupçonnées par la justice d'avoir aidé leurs clients basés aux Etats-Unis à frauder le fisc. Et les banques suisses doivent faire face à un ultimatum : elles ont jusqu'au 23 septembre pour fournir des informations plus spécifiques sur leurs clients.
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