Une solution trouvée pour "sauver" la banque Dexia

le 09 octobre 2011 à 15h13 , mis à jour le 09 octobre 2011 à 21h57

Les gouvernements français, belge et luxembourgeois ont annoncé dimanche à la mi-journée qu'ils avaient trouvé une solution concernant la banque Dexia, en passe d'être démantelée. En clair, ils sont tombés d'accord sur un partage équitable de la note à payer par chaque Etat.

DexiaLa banque franco-belge Dexia/Image d'archives © ABACA

Il faudra de toutes façons payer l'addition. Reste à savoir comment la partager... Les gouvernements français, belge et luxembourgeois ont annoncé dimanche à la mi-journée, après une réunion à Bruxelles, qu'ils avaient trouvé une solution concernant la banque Dexia, en passe d'être démantelée. "La solution proposée, qui est aussi le fruit de concertations intenses avec l'ensemble des partenaires concernés, sera présentée au Conseil d'administration de Dexia à qui il incombe d'approuver les propositions", précisent-ils dans un communiqué, sans donner plus de détails sur les modalités qu'ils ont retenues.

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Plus d'infos

Ce conseil d'administration décisif de la banque s'est ouvert dimanche à 15 heures à Bruxelles, selon un porte-parole de l'établissement. C'est à son issue qu doivent être annoncées les mesures prises. Peu avant 22 heures, aucune annonce n'avait été faite. Certains éléments du montage du démantèlement de Dexia ont toutefois commencé à filtrer dans les médias. Le schéma privilégié est celui d'une nationalisation de Dexia Banque Belgique (DBB), l'entité belge de l'établissement, et la création en France d'une nouvelle banque dédiée aux collectivités locales. Celle-ci reprendrait le portefeuille de prêts aux collectivités de Dexia dont une petite partie se présente sous la forme de prêts toxiques, au coeur de la tourmente depuis plusieurs mois.

"Bad Bank"

Selon des informations de presse, la Belgique s'apprête à débourser quatre milliards d'euros pour prendre le contrôle de Dexia Banque Belgique. Le royaume, qui a déjà sauvé Dexia une première fois en 2008 en lui injectant trois milliards d'euros, a cherché à limiter sa facture en rachetant cette filiale, dont la valeur est estimée entre 3 et 7,5 milliards d'euros.

Autre point sur lequel les discussions ont avancé, selon la presse: la répartition des garanties à apporter à la future "bad bank" qui subsistera à l'issue du démantèlement. Il s'agit d'une structure de défaisance pour isoler les actifs les plus risqués qui plombent aujourd'hui le bilan de l'établissement. Conformément au souhait de Paris, la Belgique assurerait la majeure partie des garanties de la "band bank" (60%), contre 36,5% pour la France et 3,5% pour le Luxembourg, croit savoir le site internet de L'Echo. Cette répartition présenterait l'avantage pour la France de ne pas trop mettre en péril sa note triple A, attribuée par les agences de notation et qui est un gage de confiance sur les marchés financiers.

Seul hic: la Belgique est à son tour sous la pression des agences de notation, Moody's ayant prévenu vendredi qu'elle pourrait abaisser la note du pays en raison de son soutien financier à Dexia. Dernier point: l'Etat français devrait racheter l'activité de financement des collectivités locales françaises pour un montant de 650 à 700 millions, mais se heurte aux réticences de la Caisse des dépôts, selon des médias.
 

En Allemagne aussi, la débâcle de Dexia laisse des traces

 La débâcle de la banque franco-belge Dexia a des conséquences importantes en Allemagne, où une filiale de l'établissement est en très mauvaise posture après avoir accordé d'importants crédits aux pays d'Europe du Sud, selon le magazine Der Spiegel à paraître lundi.
Cette filiale, Dexia Kommunalbank Deutschland AG, a octroyé des crédits de 5,4 milliards d'euros à la Grèce, à l'Italie, au Portugal et à l'Espagne, indique l'hebdomadaire, qui qualifie ces créances de "risques énormes eu égard au faible capital" de la filiale. Der Spiegel rappelle par ailleurs que l'autorité bancaire allemande (BaFin) avait demandé par deux fois, en 2010 et 2011, à la maison mère de renflouer sa filiale, et d'émettre de plus des garanties de 1,2 milliard d'euros pour couvrir les pertes liées aux créances en Grèce de Dexia Kommunalbank Deutschland AG.

le 09 octobre 2011 à 15:13
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3 Commentaires

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  • juniorgros1475, le 09/10/2011 à 18h44

    Si Dexia a versé des subprimes aux traiders depuis 2008 et la première aide, je suis désolé, mais avant de leurs accorder une seconde aide, qu'on reprenne l'argent qu'ils se sont mis dans leurs poches. C'est trop facile de faire la manche quand on fait des conneries

  • henri_bambelle, le 09/10/2011 à 17h44

    La meilleure solution a été trouvée : le contribuable !

  • 1raleur, le 09/10/2011 à 17h07

    L'écureuil , planque tes noisettes , ils vont te les piquer et tu ne les reverras plus !

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