- Une nouvelle taxe au goût amer pour les commerçants - 02 min 18 s
Il y a des cadeaux à Noël que certains commerçants auraient préféré éviter : depuis la mi-décembre, certains entrepreneurs ont reçu la facture, plutôt salée, de la nouvelle taxe sur la publicité extérieure pour l'année 2009, la "TLPE".
Cette taxation locale de la publicité a été mise en place par la loi de modernisation de l'économie, le 4 août 2008 pour réduire la pollution visuelle et inciter peut-être les grands magasins à se faire plus discrets. Facultative, son application est votée chaque année par la commune. Elle s'applique à tout dispositif publicitaire, mais aussi à toute forme ou inscription apposée sur un immeuble ou à proximité d'un immeuble.
Pour éviter de la payer, les commerçants et les patrons de supermarchés s'efforcent désormais à réduire le nombre de ces panneaux publicitaires soumis à la TLPE. Certains sont déjà prêts à tout pour payer moins cher. Mesurer, repeindre en blanc les panneaux, et parfois même démonter les affiches, tous les moyens sont bons pour éviter à certains l'envolée de leurs impôts...
Un cadeau surprise
A Perpignan, Bernard Sanyas, gérant d'une quincaillerie explique au site de la Dépêche du midi que beaucoup de commerçants n'ont pas été "prévenus à l'avance", ce qui explique pour certains des factures surprenantes "si je reste en l'état de la décoration extérieure de notre entreprise, je dois m'acquitter de 13 400 €. Alors, nous avons commencé à enlever les panneaux. Et notre voisin, placé en règlement judiciaire doit aussi s'acquitter de 5 000 € ". Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol reconnait auprès du site que la grogne des entrepreneurs venait sans doute d'"un manque de concertation dans ce dossier".
La taxe locale sur la publicité extérieure est très lucrative pour les communes, et représente un nouvel apport bienvenu en temps de crise. À Perpignan, pour sa première année d'application, elle devrait rapporter près de deux millions d'euros. Le montant maximal de la taxe atteint 78,40 euros le mètre carré au-dessus de 50 m2, ce qui explique en partie les lourdes additions pour les établissements les mieux signalisés: avec des inscriptions ou des pancartes affichés sur les vitrines par exemple.
Aujourd'hui, plusieurs villes françaises ont déjà mis en place la TLPE comme Montpellier, Carcassonne ou Strasbourg. Dans les Pyrénées-Orientales, seul Perpignan applique la nouvelle loi.
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