Les concessions de Google pour sa bibliothèque numérique

Par TF1 News, le 16 novembre 2009 à 12h47 , mis à jour le 16 novembre 2009 à 17h24

Les nouveaux termes de l'accord entre Google et les éditeurs et auteurs américains excluent désormais les oeuvres étrangères, notamment celle publiée en France.

Livres sur un présentoir de librairieLivres sur un présentoir de librairie © TF1/LCI

On prend les mêmes et on recommence. Après avoir eu un délai supplémentaire, Google et un regroupement d'auteurs et d'éditeurs américains (American Association of Publishers et Authors Guild) ont rendu vendredi à la justice américaine, la deuxième version de l'accord conclu initialement en octobre 2008.

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Plus d'infos

 
Aujourd'hui, l'accord remis au juge fédéral de New York, Denny Chin, tient compte des principales critiques relevées par les éditeurs américains et européens. Dans sa nouvelle version, Google apportent trois modifications majeures :
 
Le texte permet toujours de numériser des millions de livres, cependant, comme le souhaitaient les gouvernements et éditeurs, français et allemands, Google Books ne comprendra désormais que les livres inscrits au Bureau américain de la protection de la loi intellectuelle ou publiés au Royaume-Uni, en Australie, et au Canada. Ainsi, 95% des œuvres étrangères ne seront plus disponibles.
 
Sur cette concession le moteur de recherche Google ne cache pas son désappoitement "Nous sommes déçus de ne pas pouvoir donner accès à plus de livres provenant de plus de pays" a commenté le directeur de Google Books, Dan Clancy, dans Le Figaro de lundi 16 novembre.

63% des bénéfices à la concurrence.  

En réponse aux accusations de monopoles sur la distribution de livre au format numérique, Google a également accepté le partage des bénéfices favorable aux éditeurs et auteurs. Ils percevront donc 63% des revenus provenant de l'exploitation de leurs ouvrages, le solde de 37% revenant à Google.
 
Enfin, le dernier changement concerne la création d'un fonds indépendant de gestion des droits et des intérêts des œuvres "orphelines", œuvres épuisées dont les auteurs ne peuvent pas être identifiés. L'argent collecté sera reversé au bout de dix ans à des associations caritatives, au lieu d'être partagé au bout de cinq ans comme cela avait été d'abord convenu entre Google et les éditeurs.

L'Open Book Alliance, qui regroupe les rivaux de Google, dont Microsoft, Yahoo! et Amazon, campe sur ses positions et n'a pas attendu pour critiquer la nouvelle version "Aucune des modifications proposées ne semblent répondre aux défauts fondamentaux mis en avant par le ministère de la Justice et d'autres critiques qui ont un impact pour le public", a déclaré le président de l'alliance, Peter Brantley.

Le ministère de la Justice a désormais jusqu'au 4 février pour donner son avis sur cette nouvelle version, le jugement étant fixé au 18 février selon Google.

Par TF1 News le 16 novembre 2009 à 12:47
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1 Commentaires

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  • arpa463x, le 16/11/2009 à 19h47

    La France a gagné ! Personne ne pourra lire les livres français sur Internet ! C'est bien pour l'accès à la culture: si vous n'avez pas d'argent, vous n'aurez pas le droit d'accès à la culture. Et si une oeuvre n'est pas assez rentable, elle ne sera pas éditée. L'auteur n'aura rien mais ce n'est pas une raison pour donner l'oeuvre aux gens pour qu'elle puisse au moins servir à quelque chose ! C'est le principe: ni pour moi, ni pour les autres. D'ailleurs, la Bibliothèque Nationale a voulu scanner les oeuvres - combien de millions d'euros ils ont voulu réclamer au contribuable pour le faire ? Google offre ce service. Bien sûr il faut le combattre et faire la même chose inefficacement avec de l'argent public !

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