Réunion du conseil d'administration du journal Libération, le 27 septembre 2006 © TF1/LCILe conseil d'administration qui se tenait mercredi soir au siège de Libération était présenté comme "crucial". L'actionnaire de référence Edouard de Rothschild (38,8%) devait y annoncer son "projet de la dernière chance" pour le quotidien en difficulté. Peu avant 22 heures, les membres du CA ont affirmé être parvenus à un "consensus sur les pistes à explorer pour garantir la pérennité du journal".
Le Conseil d'administration a également décidé de poursuivre pour un délai non précisé la cogérance du titre entre Edouard de Rothschild et les personnels du journal. Cette cogérance avait été instituée après le départ forcé en juin du PDG de l'époque Serge July, pour une durée de trois mois qui devait initialement s'achever dimanche 1er octobre.
Un plan social redouté, qui concernerait de 70 à 100 salariés
Pour le reste, aucun autre détail sur la teneur de ce CA n'a été dévoilé mercredi soir, pour réserver la primeur des informations à un comité d'entreprise du quotidien convoqué jeudi matin. Mais un journaliste du quotidien évoquait "un sursis positif", faisant référence au fait que les représentants d'Edouard de Rothschild au Conseil d'administration n'avaient apparemment pas mentionné un plan social redouté, qui pourrait concerner de 70 à 100 salariés sur un total de 285.
Avant la tenue de ce CA, dans l'entourage du financier, on avait souligné cependant que ce dernier misait toujours sur le journal mais souhaitait qu'il fasse sa révolution de façon à ce que le papier ne soit "qu'une partie de l'offre" et qu'il développe son support internet. "La question aujourd'hui pour Edouard de Rothschild est de savoir si on peut faire un quotidien de qualité avec 30 millions d'euros de recettes (ndlr: les recettes actuelles du journal) et la réponse est oui", avait-on souligné.
Les pertes d'exploitation du journal au premier semestre 2006 sont de 6 millions d'euros et se monteraient pour l'année 2006 à 13 millions d'euros. Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, dont le nom circulait pour reprendre les rênes du quotidien, a officiellement annoncé qu'il n'avait "pas l'intention de quitter" l'hebdomadaire.
D'après agence
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