Google News et la presse, des rapports ambivalentsMauvaise nouvelle pour Google News : la Fédération nationale de la presse française espère étendre à l'Hexagone l'interdiction pour le moteur de recherche de reprendre articles, photos et graphiques publiés par sur les sites internet des médias français. Lundi, la justice belge a donné raison en ce sens aux éditeurs belges.
Vers une révolution (payante) sur Google News
En guerre avec certains médias, le géant américain de l'internet a annoncé mardi un nouveau dispositif, applicable à partir de cinq articles consultés par jour par un internaute.
Publié le 01/12/2009
La Fédération souhaite même une interdiction à l'échelle européenne. Elle annonce qu'elle va coordonner l'action devant "les tribunaux de chacun des pays membres de l'Union, afin de faire respecter les droits des éditeurs, et agences de presse menacés par le pillage illégal de leur travail".
Mobilisation médiale
La Fédération nationale regroupe la Presse d'information spécialisée, la Presse périodique régionale ainsi que quatre syndicats : ceux de la Presse parisienne, de la Presse magazine et d'opinion, de la Presse quotidienne départementale et de la Presse quotidienne régionale.
L'Association mondiale des Journaux a mis sur pied un groupe de réflexion sur un système d'autorisations qui permettrait aux éditeurs de n'ouvrir qu'une partie déterminée de leurs contenus aux moteurs de recherche, contre rémunération. L'AMJ déplore que les robots des moteurs soient incapables à ce jour de trier les informations : un "tout ou rien" inacceptable pour les éditeurs. Les éditeurs se disent "avant tout préoccupés par les services d'agrégation des informations, qui utilisent les textes et les photos des journaux, sans permission".
Nouvelle audience
En Belgique, une nouvelle audience devait s'ouvrir mercredi matin. "Google a fait opposition au jugement" rendu le 5 septembre et a demandé une nouvelle audience, puisqu'il était absent lors de la première audience de référé qui s'est tenue fin août, a expliqué à l'AFP Margaret Boribon, secrétaire générale de l'association Copiepresse, qui regroupe les éditeurs de la presse francophone. Copiepresse s'apprêtait mercredi matin à demander le report de l'audience, afin d'avoir plus de temps pour se préparer. "Cela va nous permettre de fédérer autour de nous d'autres éditeurs, qui pourraient intervenir lors de l'audience", a réagi Mme Boribon.
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