Réunion du conseil d'administration du journal Libération, le 27 septembre 2006 © TF1/LCILibération a un sursis de trois semaines pour essayer, au sein d'un "comité de pilotage", d'élaborer des projets éditoriaux "qui devront s'inscrire dans un retour à l'équilibre pour décembre 2007", a indiqué jeudi la Société civile des personnels de Libération.
Un comité d'entreprise du quotidien s'est tenu jeudi au lendemain du conseil d'administration avec Edouard de Rothschild, principal actionnaire (38,8%), où a été trouvé un consensus "sur les pistes à explorer pour garantir la pérennité du journal". Le Conseil d'administration de mercredi soir a également décidé de poursuivre temporairement la cogérance du titre entre Edouard de Rothschild et les personnels du journal. Cette cogérance avait été instituée après le départ forcé en juin du PDG de l'époque Serge July, pour une durée de trois mois qui devait initialement s'achever dimanche 1er octobre.
"On reste mobilisé"
Selon Catherine Maussion, gérante de la SCPL (18,4%), "il y a eu accord sur une séquence qui doit parvenir à assurer la pérennité de Libération. D'ici trois semaines, en prévision du conseil d'administration du 18 octobre, il y aura un travail au sein d'un comité de pilotage autour de projets éditoriaux qui devront s'inscrire dans un retour à l'équilibre pour décembre 2007". Le Comité sera composé de membres de la SCPL, du PDG, des représentants des actionnaires, et de conseils.
"On reste mobilisé", a souligné Catherine Maussion. "On craignait cette échéance et on a obtenu d'inverser les facteurs, de partir d'un projet éditorial pour construire le projet d'entreprise, et non d'une équation comptable", a-t-elle fait valoir.
Les pertes d'exploitation du journal au premier semestre 2006 sont de 6 millions d'euros et se monteraient pour l'année 2006 à 13 millions d'euros.
D'après agence
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