© AFP/T.CoexLes actionnaires de Libération ont décidé jeudi de se donner jusqu'au 7 novembre pour définir un projet de relance du quotidien en difficultés financières et trouver de nouvelles sources de financement, selon une déclaration lue à l'issue du Conseil d'administration par le PDG, Vittorio de Filippis.
Ce délai supplémentaire doit "permettre à la banque Lazard de poursuivre la recherche d'investisseurs afin de financer le projet examiné lors du dernier Conseil d'administration" de jeudi dernier. Le projet en question est, indique-t-on de sources syndicales, celui qui avait été présenté par l'ancien directeur du Monde Edwy Plenel, avec le soutien des personnels de Libération, mais auquel l'actionnaire principal Edouard de Rothschild s'était depuis opposé.
"Nos représentants ont trouvé un accord pour rechercher des investisseurs, et le fait qu'ils se donnent deux semaines pour les chercher montre qu'il y a une solution sans aller jusqu'au redressement judiciaire. Cela se fera peut-être avec Edouard de Rothschild, et peut-être sans lui", a commenté pour sa part François Wenz-Dumas, du syndicat SNJ, à l'issue du CA.
Vive tension
Edouard de Rothschild, qui a affirmé encore mercredi que le projet Plenel "n'était pas réaliste", s'est pour sa part refusé à tout commentaire à la sortie du CA. L'homme d'affaires, qui détient 38,8% du capital de Libération, a pris position dans un courriel envoyé aux autres actionnaires. L'annonce du rejet par Edouard de Rothschild de ce plan, soutenu notamment par la Société civile des personnels du quotidien, deuxième actionnaire avec 18,4% des parts, a suscité une vive tension à l'ouverture, jeudi peu après 15h, du Conseil d'administration.
Dans son courriel, Edouard de Rothschild se dit "plus que sceptique sur l'approche" choisie par l'ancien directeur du Monde Edwy Plenel pour le défendre, évoquant "une mise en scène (...) développée sur un mode conflictuel vis-à-vis des actionnaires et d'une partie de l'équipe".
D'après agence
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