Six mois de sursis pour Libération

le 04 octobre 2006 à 19h06 , mis à jour le 05 octobre 2006 à 11h27

Le quotidien a été placé en sauvegarde mercredi par le tribunal de commerce de Paris. Pour les salariés, c'est un "ballon d'oxygène".

Libération journaux kiosques presse média © DR

Libé respire. Le quotidien a été placé en sauvegarde mercredi par le tribunal de commerce de Paris pour une période de six mois, a indiqué Catherine Maussion, gérante de la Société civile des personnels de Libération (SCPL), soulignant que cette démarche "avait été approuvée par le conseil d'administration" du journal. "Cela permet à l'entreprise de poursuivre son activité et lui donne le temps de bâtir un plan de relance permettant la recapitalisation du journal", a-t-elle estimé. "On a un ballon d'oxygène" pour les mois à venir, a réagi François Wenz-Dumas, délégué SNJ.

La procédure de sauvegarde est destinée à éviter aux entreprises la cessation de paiement et le dépôt de bilan, et permet le gel des créances et du paiement des intérêts de la dette. Elle permet la poursuite de l'activité, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif, en procédant à une réorganisation de l'entreprise. Une période d'observation court pendant six mois pour procéder au diagnostic économique et social.

13 millions d'euros de perte

Libération, qui se vend à 134.593 exemplaires, traverse une crise depuis plusieurs années. Le quotidien a accusé une perte d'exploitation de 5,6 millions d'euros au premier semestre 2006, qui devrait atteindre 13 millions d'euros sur l'ensemble de l'année. L'actionnaire de référence, Edouard de Rothschild (38,8% du capital), qui a injecté 20 millions d'euros lors de son entrée dans le capital en avril 2005, souhaite une "refondation" en profondeur du journal.

Alors que les salariés redoutaient un plan social, les actionnaires sont parvenus à un consensus lors d'un conseil d'administration la semaine dernière pour accorder au journal trois semaines afin d'élaborer des projets éditoriaux en vue d'un retour à équilibre en décembre 2007. Un nouveau conseil d'administration est prévu le 18 octobre. Un premier plan d'économies a été mis en place en septembre 2005, se soldant par un plan social qui a abouti à 56 départs volontaires.

D'après agence

le 04 octobre 2006 à 19:06
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4 Commentaires

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  • Vastre, le 05/10/2006 à 18h07

    Espérons pour Libé et ses salariés qu'il s'agit bien de six mois de sursis et pas de 6 mois d'agonie. Seule la solidarité permettra la survie.

  • Dureau, le 05/10/2006 à 13h25

    Quand cessera-t on de sauver Libé ! Si le journal coule, c'est qu'il n'a plus sa place. Y en a marre de payer pour sauver la presse.

  • Pierre, le 05/10/2006 à 12h37

    S'ils en sont là c'est effectivement de la faute à serge guly qui est devenu tellement arrogant et ingras lors de debats tv!

  • Remi, le 04/10/2006 à 19h54

    D'un journalisme de parti-pris ciblé Boboland à une faillite prévisible...il n'y a qu'un pas Camarade !

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