Laurent Joffrin © TF1/LCIEdouard de Rothschild, l'actionnaire principal de Libération, s'en est "félicité" parlant d'un "choix de la raison". Les salariés de Libération, appelés à se prononcer vendredi lors d'un vote indicatif, ont approuvé à 56% le "schéma de relance" de M. de Rothschild. Sur 320 inscrits (y compris les pigistes du journal), il y a eu 292 votants, selon le porte-parole de la SCPL (actionnaire à 18,4%). 137 salariés ont voté en faveur du plan et 104 contre. Il y a eu 50 votes blancs et un vote nul.
La Société des personnels de Libération (SCPL), qui s'était majoritairement prononcée contre le plan lors d'un vote interne, a "pris acte" de la décision des salariés, sans vouloir faire de plus amples commentaires dans l'immédiat. Avant le vote, elle avait indiqué que ses trois représentants au conseil d'administration (CA) se "rangeraient au choix des salariés" et voteraient conformément à leur décision lors du CA "décisionnel" qui doit se tenir lundi.
A Edouard de Rothschild de tenir ses promesses
Les salariés de Libération étaient appelés à dire s'ils acceptaient ou non le "schéma de relance" proposé par Edouard de Rothschild. Ce "schéma" prévoit la venue de Laurent Joffrin à la tête du quotidien, l'abandon par la SCPL de son droit de veto sur les grandes décisions touchant le journal, un plan social qui reste à négocier et une recapitalisation de Libération à hauteur de 15 millions d'euros. Laurent Joffrin a remercié vendredi soir l'équipe de Libération de lui avoir accordé sa "confiance", estimant que le "processus de reconquête" qu'il lui a proposé était "enclenché" après le vote.
Dans un communiqué, le SNJ a estimé que l'équipe de Libération avait "pris ses responsabilités en votant à 56% des suffrages exprimés pour le schéma de relance". "C'est maintenant à l'actionnaire de référence, Edouard de Rothschild, de tenir l'engagement qu'il a pris de mener à bien la recapitalisation de l'entreprise", a-t-il indiqué, avertissant que la négociation sur le volet social du plan serait "difficile". "S'il doit y avoir réduction d'effectifs, le SNJ se battra pour qu'elle se fasse par départs volontaires. En tout état de cause, aucun plan de relance ne peut réussir avec une équipe qui se réduirait à moins de 200 salariés", a-t-il ajouté.
D'après agence
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