Réactions après la mort de Jean-Jacques Servan-Schreiber

le 07 novembre 2006 à 12h44 , mis à jour le 07 novembre 2006 à 14h29

Jacques Chirac, Bertrand Delanoë ou François Bayrou ont exprimé leur tristesse après l'annonce du décès du fondateur de L'Express.

Jean-Jacques Servan-Schreiber est mort à l'âge de 82 ansJean-Jacques Servan-Schreiber est mort à l'âge de 82 ans © TF1/LCI

Jean-Louis Borloo rend hommage au "visionnaire"

Jean-Louis Borloo, co-président du Parti radical, associé à l'UMP, a rendu hommage mardi à Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui fut un "visionnaire qui su mener de grands combats avant-gardistes pour réformer et moderniser notre pays". Pour Jean-Louis Borloo, "son plus grand défi aura été celui de penser, il y a trente ans, le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Sa pensée était juste et ses méthodes modernes. Il représente une conscience politique et un exemple à suivre pour imaginer la France de demain".

Jacques Chirac : "JJSS" était "un passionné des idées nouvelles et de l'action"

Jacques Chirac a exprimé sa tristesse et a salué "un passionné des idées nouvelles et de l'action", en rappelant qu'il avait été notamment "grand patron de presse, avec l'aventure exceptionnelle de l'Express, homme politique au style novateur, brillant essayiste" auteur du Défi américain. "Dans sa soif de tout entreprendre, de tout oser, de prendre tous les risques, une conviction profonde guidait cet esprit libre: la certitude que la France avait tous les atouts pour relever les défis de l'avenir en se portant à l'avant-garde de la science et de la technologie. Elle demeure aujourd'hui encore d'une profonde actualité", a souligné le chef de l'Etat.

Un "Journaliste souvent visionnaire", pour Delanoë

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a exprimé mardi son "émotion" à l'annonce de la disparition de Jean-Jacques Servan-Schreiber, "éditorialiste avisé, journaliste souvent visionnaire" qui a "influé avec talent notre vie intellectuelle et notre débat démocratique".

"Son nom restera à jamais associé à la formidable aventure de L'Express, si révélatrice de cette personnalité toujours éprise de novation, d'audace et de pluralisme", écrit le maire PS de Paris dans un communiqué.

François Bayrou  : "Un être rare" et "une source d'inspiration"

Le président de l'UDF a salué mardi en Jean-Jacques Servan-Schreiber "un être rare, une source d'inspiration" et a rendu hommage à son "intuition incroyable" en matière de technologies de l'information. Pour François Bayrou, il était "un être de liberté, de courage, avec une volonté farouche de changer les choses quand elles devaient l'être". Selon le leader centriste, "le plus frappant chez lui était sa vision". "On pourrait employer à son propos le mot de voyant", car "très longtemps avant les autres, il a senti les révolutions en gestation".

"Il les a senties lorsqu'il a créé l'Express, avec cette idée d'imposer en France un grand hebdomadaire d'information libre et qui secouerait les choses. Il les a senties au début de septennat de Valéry Giscard d'Estaing, en étant l'un des inspirateurs de cette période profondément réformatrice", a-t-il dit.

Valérie Giscard d'Estaing : "Il voulait que la France soit moderne"

"JJSS" était "un personnage  très brillant, probablement le plus brillant de notre génération", a déclaré l'ancien président.  "Il avait une case de plus que les autres parce qu'il était toujours en  avance d'une idée ou d'un projet. C'était un homme d'élan qui voulait faire  bouger les choses", a-t-il ajouté. "JJSS" "a inventé le mot réforme", a-t-il dit à propos de son éphémère  ministre. Les deux hommes, deux élèves de Polytechnique, avaient  noué "une vraie amitié d'adolescence".

"Il voulait que la France soit moderne. Comme c'était également mon idée,  nous nous rejoignions absolument sur le fond C'est la raison pour laquelle  il m'a soutenu très activement dans la campagne présidentielle de 1974", a  relevé Valérie Giscard d'Estaing. 

(D'après agence)

le 07 novembre 2006 à 12:44
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2 Commentaires

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  • Vastre, le 09/11/2006 à 11h10

    Georges Brassens chantait : "... une fois qu'ils ont cassé leur pipe, on pardonne à tous ceux qui nous ont offensé, les morts sont tous des braves types." On n'entendra donc que des compliments au sujet de JJSS, même de la part de ses pires ennemis.

  • Danielle, le 07/11/2006 à 14h02

    Si tous les " turlupins " qui nous gouvernent avaient comme JJSS le charisme, l'audace, et la conscience aigüe des richesses incommensurables de notre pays...les citoyens pourraient dormir tranquilles ! Adieu Monsieur ,votre départ laisse un grand vide, Danielle Chatou

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