© AFP - FRANCOIS GUILLOT Jacques Chirac, qui nomme Michel Boyon, son ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, président du CSA en remplacement de Dominique Baudis. Christian Poncelet, qui nomme Alain Méar, son ancien directeur de cabinet, comme conseiller. Il n'en fallait plus pour que le PS monte au créneau. "Il s'agit de nominations politiques et gravissimes", s'indigne Anne Hidalgo, secrétaire nationale du PS chargée de la culture. Elle dénonce "la prise en main totale, un contrôle absolu du fonctionnement des médias par la droite au pouvoir".
Pour elle, la troisième nomination, celle du journaliste de Rachid Arhab, par Jean-Louis Debré, président de l' Assemblée nationale, ne sert qu'à "donner des gages à la gauche" -l'ancien présentateur du journal télévisé est en effet estampillé à gauche. "Il faut alerter nos concitoyens pour qu'ils sachent comment le pouvoir en place entend conduire cette présidentielle, sans laisser de place à une expression pluraliste", conclut Anne Hidalgo.
Anne Hidalgo rappelle que le PS propose une réforme du mode de nomination et du mode de fonctionnement du CSA. Pour l'instant, les neuf "sages" ont un mandat non renouvelable de six ans. Hasard du calendrier, pour la première fois depuis la création de l'instance en 1989, tous les membres ont été nommés par la droite.
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