© AFP/E. Feferberg"Coup de tonnerre", "Colombani n'est plus le roi du Monde" : c'est avec ces mots que la presse décrit mercredi le vote sanction des rédacteurs du Monde qui ont rejeté mardi la candidature de Jean-Marie Colombani à la présidence du directoire.
"Viré par la base" déclarent Olivier Costemalle et Catherine Mallaval dans les pages de Libération. "JMC, comme on le surnomme, n'a réuni sur son nom que 48,5% des suffrages. La claque est sévère. Très nette". Alors que dans son éditorial dans le même journal, Laurent Joffrin tente de comprendre : "On dira qu'il a trop composé, qu'il a prêté le flanc à la critique des déontologues, qu'il a perdu - par la force des choses - le contact intime avec sa rédaction, qui le lui fait aujourd'hui payer. Peut-être. Mais il a aussi relevé dans un premier temps une maison vénérable qui croulait, lui rendant projet et équilibre".
"Des contacts ont déjà été pris"
"Battu et sans appel", constate pour sa part Nathalie Silbert dans Les Echos. "Forte des résultats d'hier, la Société des rédacteurs du Monde devrait, lors du prochain conseil de surveillance, exercer son droit de veto sur la nomination de son patron depuis treize ans... après une bataille de plus d'un an", pronostique-t-elle.
A moins d'un rebondissement, le conseil de surveillance devrait désormais rechercher un nouveau candidat, annonce Jean-Baptiste Jacquin dans La Tribune. "Des contacts ont déjà été pris ces derniers jours avec Pierre Jeantet, le directeur général du groupe, arrivé de Sud-Ouest l'année dernière et Philippe Thureau-Dangin, PDG de Courrier international". Le Figaro complète la liste des prétendants avec le nom de Denis Olivennes, le PDG de la Fnac.
D'après agence
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