© DRLecteurs, rendez-vous sur internet ce mercredi pour connaître l'actualité. Car les quotidiens nationaux n'ont pas pu paraître en raison d'une grève dans le circuit d'impression et de distribution à l'appel du Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT (SGLCE-CGT).
"Aucun quotidien du matin n'a été imprimé, ni distribué", ont indiqué les NMPP. Parmi la presse nationale, seuls les quotidiens hippiques et Le Monde daté de mercredi sont présents dans les kiosques mercredi matin, ont-elles précisé. Le conflit entre le SGLCE-CGT et le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN, patronat) porte sur l'organisation de la négociation salariale annuelle dans la branche.
Les discussions entre les deux parties deaient reprendre ce mercredi à 15 heures 30, mais déjà à 13h, le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE), une branche du Syndicat du Livre CGT, a menacé de reconduire l'appel à la grève. Le SGLCE "appelle les salariés à rester mobilisés en allant, si cela était nécessaire, jusqu'à l'arrêt de travail ce soir (mercredi)". Il accuse le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN, patronal) d'avoir bloqué mardi les négociations sur l'organisation de la négociation salariale, "réduisant à néant les avancées réalisées par les uns et les autres".
Les raisons de la grève
"Les discussions sont bloquées, on nous fait des propositions qui ne nous conviennent pas", a précisé un représentant de la SGLCE-CGT. Le syndicat a appelé ses adhérents à la grève en raison de la volonté du SPQN "d'instaurer le principe d'une négociation salariale spécifique pour les sièges éditoriaux et pour les imprimeries". Le syndicat de salariés souligne que cela conduirait à "l'abandon programmé d'une politique salariale régionale pour l'ensemble des entreprises de presse concernées par (les) conventions collectives actuelles" et entraînerait à très court terme des "disparités entre les différentes catégories de salariés".
Ils tentent de diviser sectoriellement les négociations salariales, c'est à dire en séparant le secteur impression et le secteur éditorial", a relevé la SGLCE-CGT. Selon lui, les salariés de certaines entreprises, comme ceux de l'AFP, du Journal Officiel et des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) ne seraient plus couvertes par ces accords collectifs, mais uniquement par des accords d'entreprises.
La SPQN a affirmé pour sa part que le SGLCE avait pris "prétexte d'une simple modification d'organisation" de la négociation annuelle sur la politique salariale entre les partenaires sociaux et a "brutalement décidé d'empêcher la parution des quotidiens nationaux", en raison d'un "désaccord interne au syndicat du Livre". La négociation était "sur le point de déboucher sur un accord prévoyant une augmentation des salaires au 1er juin" et "ne remettait évidemment en cause aucun acquis ni aucune convention collective", affirme le SPQN.
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