Pas de quotidiens nationaux dans les kiosques

Par D.H. (avec agence), le 12 juin 2007 à 21h25 , mis à jour le 13 juin 2007 à 13h18

En raison d'une grève, les journaux quotidiens n'ont pas pu paraître ce mercredi. Et le Syndicat général du livre menace de reconduire l'appel à la grève.

Libération journaux kiosques presse média © DR

Lecteurs, rendez-vous sur internet ce mercredi pour connaître l'actualité. Car les quotidiens nationaux n'ont pas pu paraître en raison d'une grève dans le circuit d'impression et de distribution à l'appel du Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT (SGLCE-CGT).

"Aucun quotidien du matin n'a été imprimé, ni distribué", ont indiqué les NMPP. Parmi la presse nationale, seuls les quotidiens hippiques et Le Monde daté de mercredi sont présents dans les kiosques mercredi matin, ont-elles précisé. Le conflit entre le SGLCE-CGT et le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN, patronat) porte sur l'organisation de la négociation salariale annuelle dans la branche.

Les discussions entre les deux parties deaient reprendre ce mercredi à 15 heures 30, mais déjà à 13h, le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE), une branche du Syndicat du Livre CGT, a menacé de reconduire l'appel à la grève. Le SGLCE "appelle les salariés à rester mobilisés en allant, si cela était nécessaire, jusqu'à l'arrêt de travail ce soir (mercredi)". Il accuse le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN, patronal) d'avoir bloqué mardi les négociations sur l'organisation de la négociation salariale, "réduisant à néant les avancées réalisées par les uns et les autres".

Les raisons de la grève

"Les discussions sont bloquées, on nous fait des propositions qui ne nous conviennent pas", a précisé un représentant de la SGLCE-CGT. Le syndicat a appelé ses adhérents à la grève en raison de la volonté du SPQN "d'instaurer le principe d'une négociation salariale spécifique pour les sièges éditoriaux et pour les imprimeries". Le syndicat de salariés souligne que cela conduirait à "l'abandon programmé d'une politique salariale régionale pour l'ensemble des entreprises de presse concernées par (les) conventions collectives actuelles" et entraînerait à très court terme des "disparités entre les différentes catégories de salariés".

Ils tentent de diviser sectoriellement les négociations salariales, c'est à dire en séparant le secteur impression et le secteur éditorial", a relevé la SGLCE-CGT. Selon lui, les salariés de certaines entreprises, comme ceux de l'AFP, du Journal Officiel et des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) ne seraient plus couvertes par ces accords collectifs, mais uniquement par des accords d'entreprises.

La SPQN a affirmé pour sa part que le SGLCE avait pris "prétexte d'une simple modification d'organisation" de la négociation annuelle sur la politique salariale entre les partenaires sociaux et a "brutalement décidé d'empêcher la parution des quotidiens nationaux", en raison d'un "désaccord interne au syndicat du Livre". La négociation était "sur le point de déboucher sur un accord prévoyant une augmentation des salaires au 1er juin" et "ne remettait évidemment en cause aucun acquis ni aucune convention collective", affirme le SPQN.

Par D.H. (avec agence) le 12 juin 2007 à 21:25
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8 Commentaires

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  • Charles, le 13/06/2007 à 09h17

    Scandaleux !! non pas pour la non parution d'un journal mais pour les personnes qui se lèvent à 1 heure du matin pour aller distribuer les journeaux dans les boites aux lettres des abonnés.

  • Helene, le 13/06/2007 à 07h39

    Les syndicats du livre ont decide une greve.MESSIEURS vous trouvaient que la presse se porte si bien,si oui ,enlevez vos oeilleres que vous vous etes fait greffer il y a des decennies...EVOLUEZ.

  • Vastre, le 13/06/2007 à 07h03

    Ce n'est pas une grève qui va sauver la presse écrite : la presse sera dorénavant électronique. Les mineurs ont sans doute fait grève avant de prendre leur retraite et de déguster leur silicose. Et les mines ont toutes été fermées ! Les journalistes de la presse écrite n'éviteront que la silicose.

  • Vastre, le 13/06/2007 à 03h23

    On s'en fiche. La presse écrite quotidienne n'existera plus dans 5 à 7 ans; tant vaut-il que son agonie ne dure pas trop longtemps. Il faudrait dès à présent songer à recaser les quelques journalistes qui ont du talent.

  • Vastre, le 13/06/2007 à 02h13

    On s'en fiche car les quotidiens belges et suisses fonctionnent très bien. Leurs journalistes maîtrisent parfaitement notre langue et ne font même pas de faute d'orthographe.

  • Jean-Paul, le 12/06/2007 à 23h52

    J'aimerai connaître quel est le pourcentage "représentatif" du Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT (SGLCE-CGT)

  • Christophe, le 12/06/2007 à 23h21

    C'est touours les même qui font des greves.vous etes jamais content messieur .Nous dans le privé en ce plein jamais on boss, on boss et boss

  • Landais, le 12/06/2007 à 22h33

    ça commence les grèves sous l'ère sarkozy

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