Le site du New York times © New York timesFaire payer l'information sur Internet n'a plus de sens. Le New York Times, en tout cas, n'y croit plus. Le journal connu sous le nom "Old Gray Lady", qui jouit d'une large audience outre-Atlantique, était un des derniers à faire payer pour la lecture de ses contenus en ligne. Il renonce, depuis ce mardi, à faire payer l'accès à ses éditoriaux et à ses articles de fond. C'est la publicité en ligne, en pleine explosion, qui compensera - largement aux dires du quotidien - le revenu des abonnements.
Jusqu'à présent, l'ancien programme, appelé "TimesSelect", du New York Times, coûtait 35 euros par an ou 5 euros par mois à chaque abonné et lui donnait accès à des éditoriaux prestigieux de Thomas Friedman, Maureen Dowd ou encore Paul Krugman. Problème : les utilisateurs qui arrivaient toujours plus nombreux sur le site du journal via des requêtes dans des moteurs de recherche, comme Yahoo et Google, ne pouvaient pas avoir accès sans payer aux articles qui les intéressaient.
Archives gratuites
C'était autant d'audience perdue pour le site, une audience convertible via la publicité en dollars. Dorénavant, le quotidien sera donc entièrement accessible gratuitement sur son site en ligne. Les archives du journal, même celles remontant de 1987 jusqu'à présent, pourront être ainsi consultées ainsi que celles allant de 1851 à 1922. Certaines resteront toutefois payantes.
Le TimesSelect program avait plus de 200.000 abonnés payants et générait un revenu annuel d'environ 7 millions d'euros (10 millions de dollars). Le Wall Street Journal est maintenant le seul grand journal américain à avoir encore un site payant pour la plupart de ses articles, qui lui rapporte près de 50 millions d'euros, selon le New York Times. Trop pour passer à son tour au gratuit?
Avec agences
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