Déçus, les syndicats maintiennent leur appel à la grève

le 12 février 2008 à 16h47 , mis à jour le 12 février 2008 à 17h25

Ils étaient reçus mardi à l'Elysée pour trouver des solutions à la disparition de la publicité sur le service public, annoncée par Nicolas Sarkozy.

mire télévision © DR

L'Elysée a tenté mardi de rassurer les syndicats de l'audiovisuel public sur les conséquences de la fin de la publicité. Mais rien n'y fait : ils ont décidé de maintenir leur appel à la grève pour mercredi. A l'issue d'une rencontre au palais présidentiel, Jean-François Téaldi, porte-parole de l'intersyndicale, a certes annoncé que la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, va ouvrir dans les prochains jours une concertation avec les syndicats pour les associer à la réflexion, et notamment à la renégociation des cahiers des charges des chaînes de France Télévisions.

L'Elysée a "réaffirmé que le périmètre de France Télévisions serait maintenu, qu'il n'y aurait pas de privatisation, et que le manque à gagner [du fait de la disparition de la publicité sur l'audiovisuel public], évalué à 1,2 milliard d'euros serait compensé euro par euro", a ajouté le porte-parole. "Ils se sont prononcés pour un panachage des ressources, mais aucune décision n'est prise pour combler le déficit publicitaire subi par France Télévisions. Ils s'interrogent sur tout... cela nous inquiète", a-t-il commenté.

Pas de plan de financement

Selon l'intersyndicale, qui rapporte des propos tenus à l'Elysée, le président Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer "dans les jours qui viennent" sur les mécanismes de financement de son projet, le calendrier et la méthode. "Sarkozy a fait une annonce qui bouleverse le paysage audiovisuel français sans avoir auparavant de plan de financement. D'où la nécessité d'une grosse mobilisation mercredi", a ajouté Jean-François Téaldi.

Car les syndicats proposent une augmentation de la redevance pour compenser la disparition des recettes publicitaires. Une solution d'ores et déjà écartée par l'Elysée. Le gouvernement lui préfère d'autres pistes : taxation des opérateurs de téléphonie mobile et d'internet, et taxation des recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, qui devraient bénéficier d'un report de "60 à 90%" des recettes du groupe public, a précisé Jean-François Téaldi. "Mais ils sont conscients que ces alternatives de financement ne répondront pas à la totalité du problème", a commenté le syndicaliste.

(D'après agence)

le 12 février 2008 à 16:47
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5 Commentaires

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  • Michel, le 12/02/2008 à 21h08

    L'audiovisuel public, franchement on s'en passe très bien . C'est mauvais.

  • Michel, le 12/02/2008 à 21h05

    Bonne nouvelle, l'audiovisuel public est obsolète.

  • Nouchka, le 12/02/2008 à 19h39

    Je suis pour la maintient de la pub mais si ils font grêve c'est sans importance leurs programmes sont tellement nuls.

  • Carisa, le 12/02/2008 à 19h35

    Qu'ils fassent greve;peut etre aurons nous un programme plus interesant ;et puis il n'y a pas que la tele dans la vie ;pour les aines ou les malades une autre chaine ou une bonne cassette fera l'affaire

  • Didier, le 12/02/2008 à 17h49

    Le service public a il besoin de tant de chaîne TV ? FT2,3,4,5,O ? Vu La qualité une ou deux chaines serait suffisante... donc économies !! Non ?

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