© DRL'Elysée a tenté mardi de rassurer les syndicats de l'audiovisuel public sur les conséquences de la fin de la publicité. Mais rien n'y fait : ils ont décidé de maintenir leur appel à la grève pour mercredi. A l'issue d'une rencontre au palais présidentiel, Jean-François Téaldi, porte-parole de l'intersyndicale, a certes annoncé que la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, va ouvrir dans les prochains jours une concertation avec les syndicats pour les associer à la réflexion, et notamment à la renégociation des cahiers des charges des chaînes de France Télévisions.
L'Elysée a "réaffirmé que le périmètre de France Télévisions serait maintenu, qu'il n'y aurait pas de privatisation, et que le manque à gagner [du fait de la disparition de la publicité sur l'audiovisuel public], évalué à 1,2 milliard d'euros serait compensé euro par euro", a ajouté le porte-parole. "Ils se sont prononcés pour un panachage des ressources, mais aucune décision n'est prise pour combler le déficit publicitaire subi par France Télévisions. Ils s'interrogent sur tout... cela nous inquiète", a-t-il commenté.
Pas de plan de financement
Selon l'intersyndicale, qui rapporte des propos tenus à l'Elysée, le président Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer "dans les jours qui viennent" sur les mécanismes de financement de son projet, le calendrier et la méthode. "Sarkozy a fait une annonce qui bouleverse le paysage audiovisuel français sans avoir auparavant de plan de financement. D'où la nécessité d'une grosse mobilisation mercredi", a ajouté Jean-François Téaldi.
Car les syndicats proposent une augmentation de la redevance pour compenser la disparition des recettes publicitaires. Une solution d'ores et déjà écartée par l'Elysée. Le gouvernement lui préfère d'autres pistes : taxation des opérateurs de téléphonie mobile et d'internet, et taxation des recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, qui devraient bénéficier d'un report de "60 à 90%" des recettes du groupe public, a précisé Jean-François Téaldi. "Mais ils sont conscients que ces alternatives de financement ne répondront pas à la totalité du problème", a commenté le syndicaliste.
(D'après agence)
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