
L'une des pistes de la commission Copé sur le financement de l'audiovisuel public ne semble pas recueillir beaucoup de voix au sein du gouvernement. Jeudi, Eric Woerth avait affirmé qu'il n'y aurait "pas d'augmentation de la redevance". Trois jours plus tard, sa collège de la Culture, Christine Albanel, se positionne elle aussi contre une augmentation de la redevance. "Le scénario qui me paraît le plus intéressant est une taxe sur les chaînes privées et une sur les télécoms. Je pense que ce scénario est le bon, il avait été envisagé dès début janvier", a déclaré la ministre sur Europe 1.
Christine Albanel a "rappelé que le chiffre d'affaires de l'opérateur Orange est énorme, autour de 50 milliards d'euros, que les marges sont considérables. Les télécoms sont en train d'engranger massivement et ce sera une très faible taxation", a-t-elle assuré. "Il me parait extrêmement difficile d'augmenter la redevance. Les professionnels le souhaitent, je le sais, mais les Français ne le souhaitent pas et on ne peut pas, aujourd'hui, avec la pression du pouvoir d'achat, attaquer massivement le porte-monnaie: c'est absolument impossible", a-t-elle insisté.
La commission Copé a proposé mercredi, sans choisir, trois scénarios de financement de la télévision publique après la suppression de la publicité. Un seul préconise une telle hausse, alors que les autres favorisent des taxes sur les opérateurs de téléphonie ou l'électronique grand public. La suppression s'effectuerait en deux étapes: le 1er septembre 2009 pour une suppression de la publicité seulement après 20 heures, puis le 1er janvier 2012 pour une suppression totale. Le manque à gagner annuel est à terme estimé à 800 millions d'euros pour France Télévisions. Les trois scénarios envisagés ne sont "ni exclusifs, ni définitifs", a souligné Jean-François Copé.
D'après agences
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