Ecran de télévision et mire © TF1/LCIAlors que la commission Copé mettait mercredi matin la dernière touche à ses conclusions sur l'audiovisuel public, une grève de 24 heures perturbait les émissions des chaînes de France Télévisions et des radios de Radio France. L'appel à la mobilisation avait été lancé quatre mois après un mouvement identique : celui du 13 février, qui avait alors atteint une ampleur sans précédent dans le secteur depuis l'éclatement de l'ORTF en 1974. Outre cette grève, environ 1500 salariés de France Télévisions, Radio France, RFI, ceux de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) et de TV5Monde sont descendus dans la rue mercredi après-midi à Paris, entre les places de la Bastille et de la République.
Ce mouvement visait à exprimer les inquiétudes de l'audiovisuel public devant les évolutions proposées par la commission dirigée par Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée. Nicolas Sarkozy avait annoncé le 8 janvier, à la surprise générale, la prochaine suppression de la publicité sur les antennes du service public. La commission Copé a réfléchi depuis à plusieurs scénarios pour compenser le manque à gagner. Elle a aussi évoqué l'idée d'une suppression partielle de la publicité sur les chaînes publiques à partir de septembre 2009, et totale à partir de 2012.
Symptome de la méfiance au sein de France Télévisions et de Radio France vis-à-vis des travaux de la commission, cette dernière avait, avant son ultime réunion plénière ce mercredi matin, et avant la remise de ses conclusions dans une semaine au président de la République, auditionné lundi les dirigeants de France Télévisions, et les représentants de l'intersyndicale. Ils avaient rapidement claqué la porte.
D'après agence
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