Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy (archives). © LCI| Sarkozy : La fin de la course à l'audimat |
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| La réaction d'Hervé Chabalier |
Tout en saluant les conclusions du rapport Copé sur l'avenir de l'audiovisuel public, Nicolas Sarkozy a semblé prendre un malin plaisir à aller plus loin que les recommandations de ses membres. Le chef de l'Etat a proposé mercredi de taxer les opérateurs de téléphonie et d'Internet à hauteur de 0,9% de leur chiffre d'affaires pour financer l'audiovisuel public alors que la Commission proposait une taxe de 0,5% ce qui provoquait déjà la colère du secteur (Voir notre interview).
"Les recettes publicitaires de toutes les chaînes feront également l'objet d'un prélèvement nouveau de l'ordre de 3% pour un rendement global de l'ordre de 80 millions d'euros", a-t-il expliqué au sujet d'une mesure cette fois attendue et qui fâche tout autant les grandes chaîne privées. Le président n'a en revanche rien dit d'une éventuelle augmentation de la redevance, en l'indexant sur l'inflation.
Le produit de ces deux taxes sera affecté au compte de concours financier à l'audiovisuel public, a ajouté Nicolas Sarkozy, en précisant qu'il s'agissait d'une "affectation décidée par une décision politique" et non "pas une affectation juridique". "La Commission européenne n'a donc rien à en dire", a glissé le chef de l'Etat alors que l'Union Européenne a déjà accueilli fraîchement les conclusions du rapport.
Moins de pub dès 2009
Le président de la République a aussi proposé de supprimer la publicité à la télévision publique à partir de 20 heures dès janvier prochain. La publicité disparaîtra totalement des écrans de la télévision publique à partir du 1er décembre 2011, a-t-il ajouté. La commission Copé avait préconisé dans son rapport l'arrêt de la publicité après 20 heures à partir du 1er septembre 2009, avant qu'elle ne soit totalement supprimée en 2012. "Je me dis attention, si on attend septembre 2009, c'est encore un an où le téléspectateur aura entendu dire qu'il allait se passer des choses et que ça allait changer et où il se passera rien", a expliqué Nicolas Sarkozy.
Il a souhaité par ailleurs que le président de France Télévisions soit à l'avenir "nommé par l'exécutif après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel, et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle". Le président de la holding publique est actuellement nommé par le CSA, et la commission Copé proposait de transférer cette responsabilité au conseil d'administration de France Télévisions.
"Voilà un système démocratique où on comprend qui fait quoi et comment. Franchement, le système a besoin d'être changé, j'assume pleinement. Je vois déjà les critiques", s'est défendu par avance Nicolas Sarkozy. Il a également décerné plusieurs satisfecit au président actuel de France Télévisions Patrick de Carolis et à son directeur général Patrice Duhamel, qui "sauront conduire cette réforme" de l'audiovisuel public.
Retrouvez ici notre interview sur la réaction des opérateurs téléphoniques.
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