© Auto plus autoplus magazine automobile presseUn ancien stagiaire de Renault Guyancourt dans les Yvelines, soupçonné d'avoir revendu des photos au journaliste d'Auto Plus a été mis en examen vendredi soir, pour, entre autres, "corruption passive." Le jeune homme, âgé de 27 ans, a été par la suite remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Il avait été interpellé puis placé en garde à vue le jeudi 17 juillet avant d'être conduit chez le juge Eric Figliola qui l'a placé ensuite en examen. L'ex-stagiaire aurait eu en sa possession plusieurs photos qu'il aurait monnayées au journaliste d'Auto Plus alors que certaines d'entre elles avait un caractère confidentiel.
" Nous sommes dans une affaire de corruption entre de gens qui achètent et d'autres qui revendent des informations pour certaines confidentielles", précisait lundi une source judiciaire. La semaine dernière une autre source judiciaire avait indiqué que chaque planche-photo avait été revendue au journaliste d'Auto Plus entre 1.200 et 1.500 euros. Le jour où il a été arrêté, et après 48 heures de garde à vue, le journaliste du magazine, Bruno Thomas, 45 ans, était mis en examen par le juge d'instruction pour cinq chefs d'accusation dont celui d'"acquiescement aux sollicitations de corruption et complicité de ce chef".
"Intimidation"
L'affaire a commencé par une plainte contre X de Renault en juillet 2007 à la suite de la publication dans le magazine Auto Plus du 3 et du 10 juillet des photos et dessins des futures Renault Mégane 3 et Twingo CC. Le parquet de Versailles ouvrait alors, le 24 août 2007, une information judiciaire pour "espionnage industriel". Le 11 juillet 2008, un salarié de Renault Guyancourt était mis en examen puis quatre jours plus tard, le mardi 15 juillet, les policiers de la PJ de Versailles perquisitionnaient la rédaction du magazine Auto Plus, et plaçaient en garde à vue, pendant 48 heures, Bruno Thomas. L'hebdomadaire Auto Plus dans son numéro à paraître mardi a indiqué que la perquisition de sa rédaction et la mise en examen d'un de ses journalistes dans l'une affaire d'espionnage industriel relevait de "l'intimidation" de la part de Renault, affirmant qu'il ne "se laissera pas intimider".
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