Patrick de Carolis, président de France télévisions, quitte l'Elysée le 25 juin 2008 © REUTERS/Charles Platiau"Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différences entre la télévision de service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela profondément injuste". "Faux, stupide, injuste" : Nicolas Sarkozy appréciera les propos de Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions sur RTL. Le président de la République avait justifié lundi son projet de suppression de la publicité à la télévision publique par la nécessité de la libérer de la "tyrannie de la publicité" afin d'améliorer la qualité de ses programmes.
France Télévisions : la surprise Pflimlin... ou pas
Pour remplacer Patrick de Carolis, l'actuel patron de la télévision publique en août, Nicolas Sarkozy aurait choisi Rémy Pflimlin, selon une source à l'UMP. Rien n'est décidé, assure toutefois l'Elysée.
Publié le 29/06/2010
France Télévisions: Bompard succèderait à de Carolis
Selon Libération, le patron d'Europe 1 remplacera l'actuel patron de la télévision publique le 23 août prochain, après des auditions devant le Conseil supérieur de l'audiovisuel.
Publié le 28/06/2010
Des propos qui n'ont visiblement pas plu au président de la France Télévisions. "Je ne suis pas d'accord avec [Nicolas Sarkozy]. Je le lui ai dit d'ailleurs, on s'est expliqué très franchement", a ajouté Patrick de Carolis qui estime, par ailleurs, que, sur le plan financier, "d'après les déclarations des uns et des autres, le compte n'y est pas". Selon le projet présidentiel, la suppression de la publicité serait compensée par une taxe imposée aux opérateurs de télécommunications et aux fournisseurs d'accès.
"Je prendrai mes responsabilités"
"J'estime aujourd'hui que nous n'avons pas les moyens de nos ambitions futures", a-t-il déclaré, toujours sur RTL. "A la fin de l'été, courant septembre, nous verrons si le compte y est. Si le compte y est, je m'en féliciterai et je le dirai. S'il n'y est pas, je prendrai mes responsabilités. A l'impossible nul n'est tenu", a-t-il prévenu. "Si à un moment donné, je vois que je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, d'avoir les moyens de nos ambitions, je le dirai et je dirai 'stop'", a-t-il expliqué.
Lundi, la rédaction de France 2, réunie en assemblée générale à l'appel de la Société des Journalistes de la chaîne, a rejeté également la réforme de l'audiovisuel public présentée par Nicolas Sarkozy.
Outre le rejet du mode de financement, la rédaction "refuse le mode de désignation du président de France Télévisions qui remet en cause notre indépendance et donc la crédibilité de notre profession", souligne-t-elle. Nicolas Sarkozy a souhaité que le président de France Télévisions soit à l'avenir "nommé par l'exécutif après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel, et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle".
| Enquête sur la vidéo volée à Soir 3 |
La direction générale de France 3 a lancé une enquête interne mardi et a "condamné avec la plus grande fermeté le piratage des images tournées pendant la mise en place de l'édition spéciale du 19/20 qui recevait hier le Président de la République". Une vidéo visionnée plus de 700.000 fois sur Internet montre Nicolas Sarkozy piqué au vif, hors antenne, quand un technicien de France 3 (non visible à l'écran) semble ne pas lui rendre son salut. Le syndicat SNJ-CGT y voit une illustration parmi d'autres d'une "dérive autoritaire de ce pouvoir". L'UMP a pour sa part estimé que "Internet ne doit pas être le réceptacle de telles dérives déontologiques".
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