Copé veut éviter l'été meurtrier

Par Sur place, Renaud PILA, le 02 juillet 2008 à 12h37 , mis à jour le 02 juillet 2008 à 19h56

En réponse aux inquiétudes de Patrick de Carolis sur le financement de France Télévisions, Jean-François Copé assure qu'il sera le "garant des engagements pris par sa commission". Le président de France Télévisions a menacé de démissionner si "le compte n'y était pas" à la rentrée.

TF1/LCI/Christophe Chevalin - Jean-François CopéJean-François Copé © TF1/LCI/Christophe Chevalin

Après le coup de sang de Patrick de Carolis, le patron de France télévisions, sur le financement de l'audiovisuel public sur RTL ce matin, Jean-François Copé appelle à "l'apaisement des esprits". "Je suis à la disposition des salariés de France Télévision et de son président pour apaiser les esprits et montrer que les projets de financement seront respectés", a déclaré le président de la commission sur l'avenir de l'audiovisuel public en marge d'une réunion sur la présidence européenne. "Je serai le garant des engagements de la commission sur la télé publique", a-t-il martelé. "Il est normal qu'il y ait des inquiétudes mais on ne peut pas dire que le compte n'y est pas. Quand on regarde le rapport précisément, il y a tous les éléments pour financer le développement de France Télévisons".

"C'est un sujet qui déchaîne les passions car depuis 20 ans rien n'a été fait", a-t-il confié à LCI.fr, rappelant que les processus de décision n'est pas terminé. "Il y a eu la saison 1 : le travail de la Commission. La saison 2 : les orientations annoncées par le chef de l'Etat. Et la saison 3, le débat au parlement dans lequel je serai rapporteur, ce qui est une première", a poursuivi Jean-François Copé qui se retrouve avec cette polémique dans une position d'arbitre, voire de casque bleu entre l'Elysée et le groupe France Télévisions.  Comment explique-t-il la sortie du patron de France Télévisons sur RTL ?  "Sarkozy et Carolis se son pris de bec lundi après l'interview de France 3", explique l'entourage du patron du groupe UMP, confirmant d'autres sources. "Je comprends qu'il en ait marre, il en a pris plein la gueule ce pauvre Carolis", confie un député de la majorité.

"Les mots ont dépassé sa pensée"

De son côté, la ministre de la Culture Christine Albanel a estimé qu'il fallait sortir des "états d'âme" et des "psychodrames". "Les financements y sont, on va suivre quasiment toutes les préconisations  de la commission Copé, qui avait justement évalué les financements nécessaires,  avec générosité", a-t-elle répondu.

"Je crois qu'il y a un budget actuellement de 2,8 milliards pour la  télévision publique. On peut évidemment mieux gérer, il va y avoir une réforme  des structures, c'était celle que Patrick de Carolis avait demandé, l'été  dernier, c'est dire qu'on est vraiment dans un projet commun", a insisté  Christine Albanel.

"Je dirai stop"

La ministre de la Culture a également regretté les propos du PDG de France  Télévisions, qui a jugé "faux, stupide et profondément injuste" les propos de  Nicolas Sarkozy déplorant l'absence de différence entre le service public et les télévisions privées. "Je crois que ce n'est pas normal, il y a certains mots... je pense qu'ils ont dépassé sa pensée", a déploré Catherine Albanel. "Je considère que le président de la République reconnaît tout à fait le virage  éditorial depuis deux, trois ans. Simplement il veut aller plus loin alors  mettons nous au travail, sortons-en", a-t-elle poursuivi.

Interrogée sur l'avenir de Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions, Christine Albanel a répondu qu'il avait "un mandat jusqu'en 2010".  Mais le patron de France Télévisions a menacé à mots couverts de démissionner. "A la fin de l'été, courant septembre, nous verrons si le compte y est, a prévenu Patrick de Carolis. Si le compte y est, je m'en féliciterai et je le dirai. S'il n'y est pas, je prendrai mes responsabilités. A l'impossible nul n'est tenu". "Si à un moment donné, je vois que je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, d'avoir les moyens de nos ambitions, je le dirai et je dirai 'stop'", a-t-il expliqué.

Par Sur place, Renaud PILA le 02 juillet 2008 à 12:37
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11 Commentaires

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  • Jacques LAUGIER, le 02/07/2008 à 13h55

    Copé est bien gentil mais a-t-il oublié que Sarko lui a fait perdre la face en donnant illico ses solutions sans avoir même pris le temps de seulement faire croire qu'il avait lu le rapport. Alors Copé peut garantir tout ce qu'il veut...si Sarko décide de blouser les personnels du service public il seront blousés...

  • Val85, le 02/07/2008 à 13h37

    Après les semences, les récoltes commencent. La grogne monte chez les hauts fonctionnaires.

  • Mimi, le 02/07/2008 à 13h35

    De carolis ne peut pas être d'accord avec sarkozy vu qu'il a lui même était nommé par chirac . s'il n'est pas content il s'en va personne n'est irremplaçàble

  • Christianjean, le 02/07/2008 à 13h32

    Comme dit le proverbe qui seme le vent recolte la tempete

  • MARIE, le 02/07/2008 à 13h30

    Pourquoi vouloir changer ce qui fonctionnait et dont on s'était habitué : voir la publicité sur les chaines publiques.Pourquoi vouloir encore créer des polémiques. Pourquoi vouloir favoriser les chaînes privées qui elles vont s'en foutre plein les poches puisque ce qui n'ira plus sur les chaînes publiques vont se retrouver sur les chaîne privées. J'oubliais une chose importante, les copains de notre Président dont certains détiennent ces chaînes privées et les pauvres ils ne gagnent pas assez, il faut leur en redonner. Tout est fait pour les copains et le clan SAKOZY!!!!!!!! quelle honte

  • Emmanuel, le 02/07/2008 à 13h14

    Je ne trouve rien de choquant dans la video off de Nicolas Sarkozy quand on dit bonjour à quelqu'un il est tout à fait normal de lui répondre on apprend cela à la maternelle et encore plus quand il s'agit du président de la république même si on ne partage pas les mêmes idées...

  • Eric, le 02/07/2008 à 13h11

    Internet nous permet d'entrevoir la réalité que l'on veut à tout prix nous cacher, la mise en place d'un état autoritaire...

  • El, le 02/07/2008 à 13h11

    Mr Sarkosy a raison : il y a un minimum de politesse à avoir, et que de gens ont besoin de la réapprendre ! Pauvre France, que des ronchons ... qui ne savent que critiquer et chercher à ce que l'on parle d'eux par tous les moyens. Le Porte-Parole du Gouvernement ne s'y est pas trompé, par exemple ... au moins, ses propos sont clairs et tellement vrais.

  • GARANT, le 02/07/2008 à 13h01

    Garant ? c'est quoi la garantie ? un mot ! parole de politique qui n'engage que le lecteur ou l'écouteur !!!

  • GARANT, le 02/07/2008 à 13h01

    Garant ? c'est quoi la garantie ? un mot ! parole de politique qui n'engage que le lecteur ou l'écouteur !!!

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