Jean-François Copé © TF1/LCI/Christophe ChevalinAprès le coup de sang de Patrick de Carolis, le patron de France télévisions, sur le financement de l'audiovisuel public sur RTL ce matin, Jean-François Copé appelle à "l'apaisement des esprits". "Je suis à la disposition des salariés de France Télévision et de son président pour apaiser les esprits et montrer que les projets de financement seront respectés", a déclaré le président de la commission sur l'avenir de l'audiovisuel public en marge d'une réunion sur la présidence européenne. "Je serai le garant des engagements de la commission sur la télé publique", a-t-il martelé. "Il est normal qu'il y ait des inquiétudes mais on ne peut pas dire que le compte n'y est pas. Quand on regarde le rapport précisément, il y a tous les éléments pour financer le développement de France Télévisons".
"C'est un sujet qui déchaîne les passions car depuis 20 ans rien n'a été fait", a-t-il confié à LCI.fr, rappelant que les processus de décision n'est pas terminé. "Il y a eu la saison 1 : le travail de la Commission. La saison 2 : les orientations annoncées par le chef de l'Etat. Et la saison 3, le débat au parlement dans lequel je serai rapporteur, ce qui est une première", a poursuivi Jean-François Copé qui se retrouve avec cette polémique dans une position d'arbitre, voire de casque bleu entre l'Elysée et le groupe France Télévisions. Comment explique-t-il la sortie du patron de France Télévisons sur RTL ? "Sarkozy et Carolis se son pris de bec lundi après l'interview de France 3", explique l'entourage du patron du groupe UMP, confirmant d'autres sources. "Je comprends qu'il en ait marre, il en a pris plein la gueule ce pauvre Carolis", confie un député de la majorité.
"Les mots ont dépassé sa pensée"
De son côté, la ministre de la Culture Christine Albanel a estimé qu'il fallait sortir des "états d'âme" et des "psychodrames". "Les financements y sont, on va suivre quasiment toutes les préconisations de la commission Copé, qui avait justement évalué les financements nécessaires, avec générosité", a-t-elle répondu.
"Je crois qu'il y a un budget actuellement de 2,8 milliards pour la télévision publique. On peut évidemment mieux gérer, il va y avoir une réforme des structures, c'était celle que Patrick de Carolis avait demandé, l'été dernier, c'est dire qu'on est vraiment dans un projet commun", a insisté Christine Albanel.
"Je dirai stop"
La ministre de la Culture a également regretté les propos du PDG de France Télévisions, qui a jugé "faux, stupide et profondément injuste" les propos de Nicolas Sarkozy déplorant l'absence de différence entre le service public et les télévisions privées. "Je crois que ce n'est pas normal, il y a certains mots... je pense qu'ils ont dépassé sa pensée", a déploré Catherine Albanel. "Je considère que le président de la République reconnaît tout à fait le virage éditorial depuis deux, trois ans. Simplement il veut aller plus loin alors mettons nous au travail, sortons-en", a-t-elle poursuivi.
Interrogée sur l'avenir de Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions, Christine Albanel a répondu qu'il avait "un mandat jusqu'en 2010". Mais le patron de France Télévisions a menacé à mots couverts de démissionner. "A la fin de l'été, courant septembre, nous verrons si le compte y est, a prévenu Patrick de Carolis. Si le compte y est, je m'en féliciterai et je le dirai. S'il n'y est pas, je prendrai mes responsabilités. A l'impossible nul n'est tenu". "Si à un moment donné, je vois que je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, d'avoir les moyens de nos ambitions, je le dirai et je dirai 'stop'", a-t-il expliqué.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





