Jean-François Copé © LCILe chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, a démenti mercredi toute "perspective de plan social" à France Télévisions au terme de la réforme de l'audiovisuel public, après les propos d'un des porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre, sur de possibles départs de salariés. "J'ai présidé la commission (sur l'audiovisuel public, ndlr), je crois connaître pas trop mal le sujet. Je ne crois pas qu'on se place du tout dans une perspective de plan social", a déclaré Jean-François Copé à i-Télé, expliquant n'avoir "pas tout à fait toujours le même point de vue" que Frédéric Lefebvre. "Pour une raison très simple, a-t-il expliqué : c'est que vous avez une pyramide des âges (...) dans l'entreprise qui fait qu'a priori il suffit simplement de ne pas remplacer un certain nombre de départs en retraite".
Rémy Pflimlin nommé à la tête de France Télévisions
L'actuel patron de l'opérateur de presse Presstalis a dépassé sur le fil Alexandre Bompard, qui a longtemps obtenu les faveurs du président de la République. Il sera auditionné par le CSA le 8 juillet.
Publié le 05/07/2010
Cette "pyramide des âges" et la possibilité de ne pas remplacer tous les départs avait déjà été évoquée par Frédéric Lefebvre. Mais pas seulement cela. "Il y a un certain nombre de gens à France Télévisions qui demandent à partir, il faut regarder avec eux dans quelles conditions", avait ainsi expliqué le porte-parole de l'UMP, alors qu'on l'interrogeait, également sur i-Télé, sur un éventuel plan social dans la télévision publique. Quand "on vient vous interviewer pour le 13 heures puis pour le 20 heures, que France 3 vient vous interviewer pour le 19 heures et que vous dites trois fois la même chose avec trois équipes différentes de quatre personnes, il y a un problème", avait-il pointé.
Hollande "inquiet", Bayrou dénonce une "régression"
Ces propos sur un éventuel "plan social" ont été échangés alors que le projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel, entérinant notamment la suppression de la publicité à France Télévisions, a été adopté mercredi en Conseil des ministres (Lire notre article sur la réforme). Peu auparavant, une délégation de l'intersyndicale de l'audiovisuel était venue remettre à l'Elysée une pétition comprenant plus de 2800 signatures pour demander le maintien des conventions collectives, pendant que la gauche et le Modem s'inquiétaient ouvertement de la réforme.
Le premier secrétaire du PS François Hollande s'est ainsi dit "très inquiet" de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques, jugeant que cela signifie "le début de la fin de l'audiovisuel public". "Nous avons la crise là, il n'y a plus d'argent dans les caisses, il va y avoir un déficit considérable, et l'audiovisuel public n'aura plus les ressources de la publicité. Est-ce qu'(il) pourra compter sur l'Etat dans cette situation-là ? Sûrement pas, donc je le dis avec gravité, c'est le début de la fin de l'audiovisuel public", a déclaré François Hollande sur France 2. "En privant les chaînes publiques de publicité, donc de ressources extérieures, on met ces chaînes publiques dans la main de l'Etat, ce qui n'est pas bon sur le plan politique et n'est pas tout à fait rassurant sur le plan financier".
Toujours dans les rangs de l'opposition, François Bayrou a dénoncé une "régression sans précédent" et un "cadeau aux chaînes privées" avec l'interdiction de la publicité sur les chaînes publiques. "La séparation des pouvoirs est durement atteinte par la réforme de l'audiovisuel" car "il n'est pas acceptable que le pouvoir considère qu'il a le droit de nommer le président de l'audiovisuel", a ajouté le président du MoDem.
D'après agence
Retour MYTF1
Rémy Pflimlin nommé à la tête de France Télévisions
Chargement en cours...





