Trois nouveaux visages, dont Christine Kelly

le 24 janvier 2009 à 19h19 , mis à jour le 24 janvier 2009 à 19h22

Emmanuel Gabla, ingénieur des télécoms, Françoise Laborde, journaliste sur France 2, et Christine Kelly, journaliste sur LCI, ont été nommés membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Christine Kelly LCIChristine Kelly LCI

Trois nouveaux sages, deux femmes de télévision et un ingénieur des télécoms, vont rejoindre le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), en pleine adoption de la réforme de l'audiovisuel qui retire à la haute autorité son pouvoir de nomination des patrons des télés et radios publiques. Françoise Laborde, journaliste sur France 2, et Christine Kelly, journaliste sur la chaîne d'information LCI (groupe TF1), ont été nommées samedi respectivement par le président Nicolas Sarkozy et le président (UMP) du Sénat Gérard Larcher. La veille, Emmanuel Gabla, un ingénieur des télécommunications, avait été désigné par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP). Ces trois nouveaux conseillers remplacent Agnès Vincent-Deray, Elisabeth Flüry-Hérard et Christian Dutoit, dont le mandat de six ans avait expiré. Ils rejoignent six autres sages de la haute autorité audiovisuelle présidée par Michel Boyon et qui fête ses vingt ans.
 
Françoise Laborde est un visage connu du paysage audiovisuel français. Agée de 55 ans, la journaliste et écrivain a travaillé à la télévision privée et publique. Elle assure notamment chaque matin l'interview, le plus souvent politique, "Les 4 vérités" dans l'émission "Télématin" de William Leymergie. Journaliste et écrivain, Christine Kelly, âgée de 39 ans, est l'une des rares présentatrices de couleur du "PAF". Figure emblématique de LCI qu'elle a rejoint en 2000, elle y présente la tranche d'informations matinale du week-end. Emmanuel Gabla, diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris, dirigeait depuis 2005 le service des technologies et de la société de l'information à la direction générale des entreprises. Il fut auparavant conseiller technique de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, puis directeur-adjoint du cabinet de Patrick Devedjian, alors ministre délégué à l'Industrie (2005).
 
Le CSA, qui se renouvelle par tiers tous les deux ans, traverse actuellement une période mouvementée. Le projet de loi de réforme de l'audiovisuel public, dont la version finale passera devant l'Assemblée le 3 février, lui retire l'une de ses prérogatives principales : la nomination des présidents de France Télévisions et de Radio France, qui reviendra directement au chef de l'Etat - après avis conforme du CSA et du Parlement. La gauche, mais aussi certains députés UMP, ont farouchement combattu ce volet du projet de loi, y voyant une "régression démocratique". Autre fait notable : ces nominations semblent ainsi répondre aux remarques du CSA, qui avait récemment dénoncé le manque de diversité dans les médias français, Christine Kelly et Emmanuel Gabla étant noirs.

le 24 janvier 2009 à 19:19
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