
La réforme de l'audiovisuel, avec ses mesures phare comme la hausse de la redevance ou la suppression de la publicité sur France Télévisions, doit être adoptée définitivement ce mercredi par le Parlement après un ultime vote du Sénat, où le scrutin s'annonce serré. Dans la Haute Assemblée le gouvernement ne dispose en effet que d'une majorité étroite. En janvier, lors d'un vote en première lecture, le texte n'avait été voté que par 164 sénateurs contre 153. L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, de même qu'une dizaine d'UMP, s'étaient même abstenus, boudant une réforme annoncée à la surprise générale par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux à la presse en janvier 2008.
"Ça devrait passer ric-rac. Il n'est de l'intérêt de personne de ne pas voter les conclusions de la commission mixte paritaire car sinon le texte retournerait à l'Assemblée qui pourra l'amender et aura le dernier mot. Elle supprimera alors la hausse de la redevance", a-t-on indiqué au groupe UMP.
Le PS va saisir le Conseil constitutionnel
Comme à l'Assemblée, l'opposition de gauche va voter contre un texte qui prévoit aussi la nomination des présidents de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France...) par le chef de l'Etat, avec avis du Parlement et du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Le gouvernement devrait en revanche pouvoir compter sur l'Union centriste : "Notre vote devrait être identique à celui de la première lecture, 22 pour et 5 contre", indique-t-on chez les centristes. Deux membres du groupe s'étaient abstenus. Seuls 2 ou 3 membres du RDSE (radicaux) sur 17 devraient voter pour.
A l'Assemblée mardi, les députés ont largement voté le texte : 175 voix pour, 66 contre. "Le fait d'avoir garanti le financement de l'audiovisuel public par des ressources publiques est un atout remarquable au moment où la crise se déploie sur le marché publicitaire", s'est félicitée la ministre de la Culture, Christine Albanel. L'UMP a reçu le renfort du Nouveau centre qui s'est félicité de la hausse de la redevance. La gauche, sans surprise, a voté contre. Le PS ne compte d'ailleurs pas en rester là et va saisir le Conseil constitutionnel sur la question de la nomination du président de France Télévision par le chef de l'Etat.
Pour que la réforme soit complète, l'Assemblée devra encore adopter jeudi matin un projet de loi organique relatif à la nomination des présidents.
D'après agence
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