Le mythique Reader's Digest n'est plus à la page

le 18 août 2009 à 15h49 , mis à jour le 19 août 2009 à 19h29

La publication, qui a un temps revendiqué le titre de magazine le plus vendu au monde, va déposer le bilan de ses activités américaines.

presse quotidien kiosque journaux journal © sxc.hu / DR

Son principal titre a été le pilier des salles d'attente de dentistes du monde entier depuis des décennies. A son tour, il subit l'impact de la crise. L'éditeur du Reader's Digest a annoncé lundi qu'il avait l'intention de se placer sous la protection de la loi américaine sur les faillites en accord avec ses principaux créanciers. L'éditeur Reader's Digest Association explique que l'accord de restructuration prévoit qu'une "part importante" de sa dette, qui s'élève à 1,6 milliard de dollars, soit convertie en titres. S'il est approuvé par la justice, l'accord conclu par Reader's Digest est censé lui permettre de ramener ses dettes à 550 millions de dollars (390 millions d'euros), contre 2,2 milliards aujourd'hui.
 
Dans le cadre de cet accord, le Reader's Digest a annoncé qu'il se placerait sous la protection de la loi américaine sur les faillites qui permet à une société de se restructurer à l'abri de ses créanciers. Cette démarche ne concerne cependant que les activités du Reader's Digest aux Etats-Unis, et non à l'étranger. "La société a des marques et des produits forts, une position de leader sur de nombreux marchés dans le monde et un plan solide pour l'avenir", a déclaré la PDG du Reader's Digest, Mary Berner. "La restructuration de notre dette nous permettra de disposer de la flexibilité financière afin de poursuivre notre croissance et nos initiatives de changement", ajoute-t-elle.

L'antenne française du Reader's Digest a précisé mercredi que "l'édition française n'a pas de problèmes de liquidités et n'est en rien affectée par les changements opérés" et "c'est un groupe recapitalisé et plus fort qui émerge".
 
Basé à Pleasantville, dans l'Etat de New York (nord-est des Etats-Unis), le Reader's Digest, qui a revendiqué un temps le titre de magazine le plus vendu au monde, avait été acheté par la holding Ripplewood en mars 2007. La société publie 94 magazines en tout, dont 50 éditions de son titre phare, le Reader's Digest. Il est implanté dans 45 pays et ses activités incluents la vente de livres, de musique et de vidéos.

le 18 août 2009 à 15:49
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4 Commentaires

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  • JL59, le 18/08/2009 à 23h00

    Pour moi, le Reader's Digest est associé dans mes souvenir à la lecture ... dans les cabinets (pas ceux des dentistes mais ceux où l'on va seul) : chez mes parents et surtout chez mon grand-père qui les collectionnait. Il y avait aussi tous les ans l'Album des Jeunes.

  • Mamienou, le 18/08/2009 à 19h04

    J'ai eu lu le reader's i y a un bon bout de temps, j'ai abandonné, je le trouvait trop U.S.A . Mais il y a d'autres magazines qui incitent à lire des auteurs contemporains, ou anciens. Je fréquente les biblios, et je vous assure qu'elles ne sont pas désertes. Bien sûr, il y a beaucoup de gens qui n'ouvrent même pas un journal, mais je ne crois pas que ce soit la majorité.

  • Parigo, le 18/08/2009 à 17h35

    Pas triste mais fade monde où les seules lignes sont celles d'écrans aseptisés... De toute façon les gens ne savent plus lire, pas plus qu'écrire par ailleurs... à quoi cela pourrait leur servir de lire ? Pour le moins ceux qui ne disposent pas des bases ne comprendraient rien et pour le pire ils deviendraient intelligents donc dangereux...

  • Belial, le 18/08/2009 à 16h43

    Bah, plus personne ne lit. Triste monde...

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